Équipe de France : après avoir réussi son examen contre le Danemark, que peut espérer Presnel Kimpembe ?

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Agressif et appliqué, Presnel Kimpembe a été l'une des rares satisfactions des Bleus dans un match verrouillé, face au Danemark (0-0).

Il a fallu chercher, vraiment, pour trouver des enseignements clairs de ce Danemark-France, mais s'il fallait ériger un nom au rayon des satisfactions, Presnel Kimpembe pourrait être celui-là. Le jeune défenseur central du Paris Saint-Germain a connu sa première sélection pour un match de Coupe du monde - fait rare au 21ème siècle. Et il en dit un peu plus sur l'alternative qu'il représente.

Il y a deux éléments à décrypter à partir du baptême en Bleu de Presnel Kimpembe. Le premier, c'est sa copie - satisfaisante, pas plus - car liée aussi à l'opposition. Le Danemark avait assumé sa volonté de conserver le point du nul, donc Kimpembe n'a pas été poussé dans ses retranchements, c'est peu de le dire. Pourtant, même si ce contexte assez incommodant ne s'y prêtait pas, le Francilien de 22 ans a su se montrer un peu plus que les autres. Appliqué, sûr dans ses interventions, il a offert un aperçu de ses qualités. Sa faculté à lire les trajectoires et à faire la loi dans les duels ont rassuré. "C'est à Varane de prendre les choses en main", nous avait confié l'ancien international tricolore Manuel Amoros . Et c'est ce qu'il s'est passé, le Madrilène étant aussi à créditer d'un match très solide.

Avant d'affronter les Bleus, Messi ne l'a certainement pas oublié

Le second élément renvoie à sa concurrence à distance avec Samuel Umtiti. Les deux hommes ont des profils bien distincts, on le sait. "Umtiti est plus dans l'agressivité dans la mesure où il va plus chercher les ballons dans les pieds. Je trouve Kimpembe davantage dans le calme, l'anticipation et la relance" , avait relevé Manuel Amoros. Dans la construction du jeu, aussi, la qualité de passe du Barcelonais laisse place aux percées balle au pied du jeune Parisien, symboles de son culot, et très appréciées des suiveurs du club de la capitale. Sans en abuser, il n'a pas dérogé à cette habitude contre le Danemark.

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Et puis le profil technique est une chose, mais l'appréciation des états de forme en est une autre. Sur ses deux apparitions - surtout la première contre l'Australie - Samuel Umtiti a montré des signes de fébrilité, physique ou nerveuse. Sa préparation avant le coup d'envoi du tournoi avait déjà été sujette à débat, comme ses deux matches au rassemblement du printemps, contre la Colombie (défaite 3-2) et la Russie (victoire 3-1). Pour la suite, Didier Deschamps se retrouve donc confronté à un choix qui ne laissait aucune place au débat il y a encore quelques mois. Et la suite, c'est l'Argentine, samedi. Et c'est Lionel Messi, surtout.

Presnel Kimpembe

En voyant le verre à moitié plein, il faut considérer que Samuel Umtiti connait bien Messi, son coéquipier au Barça qu'il défie au quotidien aux entraînements. Mais Messi le connait aussi, justement. Presnel Kimpembe, lui, n'a croisé la route du phénomène argentin qu'à une seule reprise dans sa jeune carrière. C'était il y a un an et demi, lors d'une soirée de rêve où le titi parisien avait ébloui son monde en neutralisant les membres de la MSN, sans aucun complexe, pour une victoire éclatante du PSG contre Barcelone (4-0). Bien sûr, débuter un match à élimination directe serait une autre affaire car les huitièmes de finale d'une Coupe du monde ouvrent une nouvelle compétition, en termes de pression. Hasard ou pas, le dernier tricolore à avoir vécu pareille situation n'est autre que... Samuel Umtiti. "Kimpembe est censé être mieux qu'un remplaçant" , avait insisté Manuel Amoros. Un constat réel, aujourd'hui, après un premier examen réussi.

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