News Résultats en direct
Coupe du monde

Entretien – Youssouf Sabaly (Sénégal) : "Un groupe équitable, même si ça ne sera pas facile"

10:04 UTC+2 19/06/2018
Youssouf Sabaly
Après avoir fait ses débuts avec les Lions de la Teranga en novembre dernier, le latéral des Girondins a hâte de débuter sa première Coupe du Monde.

Sélectionné chez les jeunes en Équipe de France pendant de nombreuses années, Youssouf Sabaly a fini par rejoindre le Sénégal il y a quelques mois en participant au passage à la qualification des Lions de la Teranga en Afrique du Sud. Pressenti titulaire face à la Pologne ce mardi (17 heures), pour son entrée dans le Groupe H, le latéral droit des Girondins de Bordeaux veut permettre à sa sélection de franchir le second tour, une nouvelle fois, 16 ans après. 

Goal : Youssouf, comment vous sentez-vous à l’heure de débuter ce Mondial face à la Pologne ?

Youssouf Sabaly : Toute la saison, j’ai essayé de ne pas trop y penser quand j’étais avec Bordeaux. Il fallait bien finir, c’était un objectif bien sûr d’y être.

En novembre dernier, le match en Afrique du Sud (victoire 2-0) synonyme de qualification a été vécu comme un déclic pour vous et l’équipe ?

C’était ma première sélection, ça s’est bien passé. Le groupe m’a vraiment bien intégré et le coach m’a fait confiance d’entrée. On savait à quel point ce match était important pour nous, pour le peuple, pour le pays. On a tout donné et c’est passé.


Quand il y a eu le retour au Sénégal, on a senti cette immense ferveur. Franchement, à l’aéroport, il devait y avoir tout le pays.


Qu’avez-vous ressenti au coup de sifflet final, lorsque vous avez compris que vous validiez votre billet pour Moscou ?

Forcément beaucoup d’émotions. J’étais très content, sachant que la dernière qualification remontait à 16 ans. Quand il y a eu le retour au Sénégal, on a senti cette immense ferveur. Franchement, à l’aéroport, il devait y avoir tout le pays (rires). Tout le monde n’attendait que ça. On joue notre dernier match à domicile, contre cette même Afrique du Sud, pour une très belle fête. C’était bien de finir ainsi.

Vous héritez d’un groupe à la fois dense tout en étant accessible, comment vous vous projetez dans cette poule H ?

C’est un tirage au sort intéressant, je le trouve équitable, même si on a conscience que ça ne sera pas facile. Il va falloir essayer d’aborder au mieux le premier match face à la Pologne pour prendre de la confiance.

Qui craignez-vous le plus : Robert Lewandowski ou Radamel Falcao ?

Les deux !

Comment décririez-vous la relation que vous avez avec le sélectionneur Aliou Cissé ?

Ça faisait un moment qu’il me contactait, depuis ma saison à Nantes (2015-2016, ndlr). Cependant je n’étais pas encore installé dans un club. C’était important cette stabilité pour me projeter vers un avenir en sélection. Je savais en venant à Bordeaux que j’avais fait mon choix. J’attendais le bon moment, que le coach m’appelle. Au moment de l’échéance, à la veille du match, il m’a convoqué dans sa chambre pour me demander si j’étais apte. Il voulait me tester d’entrée en Afrique du Sud. Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de soucis et c’était parti.

Qu’est-ce qu’il attend de vous justement en sélection ?

Il m’a dit qu’il comptait sur mon expérience en Ligue 1, de jouer comme je le fais à Bordeaux, et surtout qu’il voulait un état d’esprit de guerrier, c’est ce qu’il veut pour tout le groupe.


Je me suis rendu compte que Sadio Mané était vraiment une bonne personne. C’est un très grand joueur, qui nous apportera beaucoup.


Un joueur sera très attendu en Russie, il s’agit de Sadio Mané, peut-il être votre facteur décisif dans ce Mondial ?

Lors de ma première sélection je me suis rendu compte que c’était vraiment une bonne personne. C’est un très grand joueur, qui nous apportera beaucoup. Sur le peu que j’ai vu de lui, il m’a bluffé par sa simplicité.

Propos recueillis par Adrien Mathieu, à Bordeaux.