ENTRETIEN - Vincent Felder (Andrézieux) : "Je pense que ce sera encore plus compliqué que face à l'OM"

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Le milieu défensif de l'ASF Andrézieux-Bouthéon Vincent Felder se confie avant le 16e de finale de Coupe de France contre Lyon-Duchère (18h30).

Jour de derby pour l'ASF Andrézieux-Bouthéon (N2) et Lyon-Duchère (N). Les deux clubs s'affrontent ce mardi en 16e de finale de Coupe de France. Un rendez-vous commenté pour Goal par le milieu de terrain ou défenseur Vincent Felder (22 ans). Arrivé à Andrézieux l'été dernier, l'ancien joueur de Clermont s'attend à un match compliqué face à l'actuel sixième du championnat National, qui a sorti Nîmes avec la manière au tour précédent (3-0). De son côté, l'ASF avait frappé un grand coup en éliminant l'OM (2-0).

Dans quel état d'esprit abordez-vous ce match et comment l'avez-vous préparé du côté d'Andrézieux ?

Vincent Felder : On a enchaîné les matches de championnat. On a joué samedi, et dimanche on a bien récupéré avec les kinés parce qu'en ce moment on joue tous les trois jours. C'est un match de Coupe. Tout va se jouer dans l'état d'esprit, il va falloir faire les choses ensemble. Ce weekend, on a bien vu qu'en ne jouant pas ensemble, on perd les matches. Pour moi, il faut gagner, et si on peut continuer à faire un beau parcours, je suis preneur.

Comment avez-vous vécu cette hausse de l'influence médiatique depuis la qualification contre l'Olympique de Marseille ?

Je n'ai pas été trop touché par ça, ni trop sollicité. Moi, je ne l'ai pas mal vécu. Ça fait quand même plaisir d'être mis en valeur, mais il faut savoir garder la tête froide, ne pas s'enflammer. Car quand on s'enflamme, ce n'est jamais bon. Il faut rester humble, sinon on ira tout droit vers une grosse désillusion.

Quand on a éliminé Marseille, on doit sûrement se dire qu'on ne peut pas sortir maintenant.

Ah ça c'est sûr. Mais je pense que le match sera plus compliqué cette fois-ci. C'est une équipe qui a l'habitude d'aller au duel, d'être agressive parce qu'en National c'est un championnat très physique. D'un point de vue technique, ils ne sont pas là pour rien non plus. S'ils jouent la montée, c'est qu'ils ont de la qualité. On en a aussi, et ce sera à nous de répondre présent sur le terrain pour tenter de les mettre en difficulté.

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Andrezieux Coupe de France

Que connaissez-vous de cet adversaire qui reste aussi sur un très bel exploit au tour précédent ?

Pas grand chose. L'année dernière, je jouais à Bourgoin et j'avais des potes qui connaissaient un de leurs joueurs : Sofiane Atik. Je regarde parfois des matches de National, c'est un championnat que je suis un petit peu, dans lequel ce n'est pas forcément l'équipe qui a la possession qui gagne. C'est un championnat où les équipes sont souvent très compactes, elles sont bien organisées, et jouent les coups à fond.

Contre l'OM, vous aviez joué à Geoffroy-Guichard. Là, vous allez retrouver votre stade. Qu'est-ce que ça va changer dans l'approche de ce derby très attendu ?

Je ne sais pas si ça va avoir une grande influence. Ça peut être positif, mais il va falloir avoir la même motivation que contre Marseille. C'est ce qui va être le plus compliqué, même si l'équipe nous est hiérarchiquement supérieure. C'est sûr que ça ne va pas être le même match, il n'y aura pas le même nombre de supporters. Certains n'auront peut-être pas la même envie, mais il faudra être autant motivé que contre Marseille, sinon ça va être compliqué de passer. En revanche, si on joue avec la même motivation et la même intensité, je pense que ça devrait le faire. Il n'y a pas de raison.

Après ASSE-OL, c'est l'autre derby de la semaine pour la région. Y'a-t-il vraiment une grosse rivalité entre les deux clubs ?

Dans mon équipe, il y a pas mal de joueurs qui supportent l'AS Saint-Etienne, donc il y a une vraie rivalité entre Saint-Etienne et Lyon. Là, c'est un derby qui sera moins gros que Saint-Etienne-Lyon, mais mes coéquipiers le vivent comme un derby. Et moi aussi. J'ai grandi pas très loin de la banlieue lyonnaise. Même si là je serai du côté de Saint-Etienne, pour moi c'est un derby. Et un derby, à la fin, ce qui compte c'est la victoire, pas forcément la manière.

Des parcours en Coupe de France comme ceux réalisés par Les Herbiers et Chambly la saison dernière vous inspirent-ils ?

Un parcours comme celui de Chambly, oui. Même s'ils ne sont pas allés en finale, ils ont fait un bon parcours et ont réussi à se maintenir. Par contre, si on doit suivre l'exemple des Herbiers en allant en finale pour descendre au bout du compte, je préfère passer mon tour. Je le vivrais très mal si on était amenés à descendre... La priorité, même si j'aimerais continuer en Coupe de France, c'est le championnat et il ne faut pas oublier nos objectifs.

Propos recueillis par Benjamin Quarez

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