Entretien - Valentin Vada : "Jocelyn Gourvennec veut que je sois un métronome"

Commentaires()
Valentin Vada Bordeaux Metz Ligue 1 08042017
Gettyimages
EXCLU GOAL - Le jeune milieu de terrain argentin des Girondins s’est confié à Goal. Il a notamment évoqué ce que son entraîneur attend de lui.

Entre les deux rencontres aller et retour d'Europa League face à Videoton, Valentin Vada a pris le temps de répondre à quelques questions. Il est revenu sur sa progression au sein des Marine et Blanc tout en se penchant sur les perspectives à venir. Souvent titulaire l'an passé, il doit pourtant faire face à la concurrence de Lukas Lerager depuis cet été dans l'entrejeu. Le jeune milieu de 21 ans ne semble pas préoccupé et veut poursuivre sa progression aux côtés de Jocelyn Gourvennec et des joueurs expérimentés du vestaire. 

Actu mercato - Toutes les infos et rumeurs de transferts en direct

Ça y est, Bordeaux a retrouvé la compétition en jouant face à Videoton. Comment avez-vous senti l’équipe ?

Valentin Vada : C'est toujours idéal de commencer par une victoire même si on savait que ça allait être difficile. Videoton avait repris la compétition début juillet et avait beaucoup de rencontres dans les jambes. C’était très engagé avec beaucoup de coups, de quoi se remettre directement dans le bain. À part le but on a bien géré. On a bien préparé ce retour car la qualification est vitale.

Seulement un mois pour se préparer, n’était-ce pas trop court à vos yeux ?

C’est vrai que c’était très intense. Dès la première semaine, on a retouché le ballon. Le staff a très bien organisé notre préparation. Nous nous sommes sentis rapidement prêts et ce n’est pas un hasard si nous avons remporté tous nos matches amicaux (quatre succès contre Niort, Pau, la Real Sociedad et Guingamp).

Face à Videoton, vous avez démarré sur le banc et n'êtes pas entré en cours du match. Le statut de remplaçant ne vous fait pas trop peur ?

Quand on est professionnel, on veut toujours être sur le terrain. Dans mon cas, j’ai très bien fini la saison mais la concurrence est présente. J’aurais ma chance, je ne m’inquiète pas.

Qu’est ce qui a changé depuis un an ? Comment évaluez-vous votre progression ?

En tant que personne, je me sens moi-même. Je rigole toujours autant avec mes partenaires. Sur le terrain, j’ai pris en expérience car j’ai eu le chance de beaucoup jouer. Je me sens plus mature par rapport à mes choix. Je regarde et je m’inspire beaucoup des joueurs plus âgés. Avant même qu’ils reçoivent le ballon, ils ont un temps d’avance. Ce sont de super modèles.

Comment est votre relation avec Jocelyn Gourvennec ?

Je m’entends très bien avec le coach. Il a été nommé parmi les quatre meilleurs entraîneurs de ligue 1, ce n’est pas un hasard. Quand il veut te dire quelque chose, il ne va pas chercher à te le cacher. C’est quelqu’un de très franc.

Guingamp Manager Jocelyn Gourvennec

Goal 50 Revealed: The best 50 players in the world

Quelles sont ses attentes à votre sujet ? 

Il veut que je sois un métronome, que je fasse jouer l’équipe mais aussi que je sache temporiser quand il le faut. Évidemment je dois alimenter les attaquants tout en me projetant, à l’image de Younousse (Sankharé). Un vrai rôle de relayeur en résumé. On doit très vite réfléchir notamment en Coupe d’Europe.

Dans quels domaines avez-vous à progresser cette saison ?

Mon jeu de tête surtout (rires) ! Après c’est logique. Il faut que j’ailler plus au duel. Au niveau physique, j’ai gagné en épaisseur ce qui me permet d’être plus endurant. J’ai faim et j’ai clairement envie de m’améliorer. Je serai très à l’écoute.

Ajax, PSG, Bayern et les équipes-type composées de joueurs issus des centres de formation

Justement, auprès de quels joueurs prenez-vous ces conseils ?

Jérémy Toulalan me donne beaucoup de conseils, tout comme Jaroslav Plasil et Younousse Sankharé. Quand ils prennent la parole dans le vestiaire, on se tait et on écoute.

À Bordeaux il y a eu un petit évènement en mars dernier avec le départ de Jean-Louis Triaud, comment est le nouveau président, Stéphane Martin ?

On le connaissait forcément moins bien que le président Triaud qui était quelqu’un de très charismatique. Monsieur Martin parle espagnol du coup c’est plus simple pour discuter avec lui. Il est proche des joueurs et se montre présent pour nous écouter quand il le faut. C’est un bon président.

Malcom Valentin Vada Bordeaux Metz Ligue 1 08042017

Depuis vos débuts en L1, en décembre 2016, quel joueur vous a le plus impressionné ?

Sur un plan général, Monaco c’était trop fort incontestablement. Si je dois citer des joueurs, je dirais Kylian Mbappé et Bernardo Silva. Ils sont très sympas à voir jouer, moins à affronter.

Un mot sur le Proyecto Crecer, le centre de formation argentin partenaire des Girondins ?

Je suis passé par le Proyecto pendant deux années. Ils cherchent les meilleurs jeunes de la région de Cordoba. C’est une très bonne filiale, il y a beaucoup de talents là-bas qui seront prêts dans les mois à venir.

D’ailleurs Daniel Mancini est arrivé il y a six mois du Proyecto Crecer et ressemble beaucoup à votre profil…

Daniel Mancini va vous surprendre. C’est un très bon joueur, on évoluait ensemble quand on était petits. J’ai été heureux de le voir venir en France. C’est un milieu relayeur qui aime se montrer et qui est vraiment à l’aise balle au pied.

Quels sont vos objectifs sur le plan collectif et personnel cette saison ?

Quand on touche à l’Europe League, on veut forcément être toujours sur la scène continentale. On va la jouer à fond en tout cas. De mon côté je n’ai pas d’objectif personnel, l’équipe est prioritaire quoiqu’il arrive. L’an passé, j’ai mis six buts on va essayer de faire aussi bien mais les distinctions personnelles ne comptent pas à mes yeux.

Propos recueillis par Adrien Mathieu

Fermer