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Ligue 2

ENTRETIEN - Olivier Boscagli : "Quand je vois Nice jouer avec deux droitiers sur les côtés..."

08:17 UTC+2 28/10/2017
Olivier Boscagli Nîmes
Peu utilisé par Lucien Favre à Nice, Olivier Boscagli a opté pour un prêt à Nîmes (Ligue 2) où il retrouve le plaisir d'enchaîner les rencontres.

Arrivé à Nîmes en prêt sans option d'achat en toute fin de mercato, Olivier Boscagli (19 ans) enchaîne les bonnes prestations avec l'actuel cinquième de Domino's Ligue 2. Un début de saison réussi qui lui a valu d'être sélectionné en équipe de France Espoirs le mois dernier. Avant le déplacement à Valenciennes ce samedi (15h00), le latéral gauche revient sans filtre sur ses derniers mois à Nice et fait la lumière sur les raisons qui l'ont poussé à aller chercher du temps de jeu ailleurs l'été dernier.

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Comment jugez-vous vos deux premiers mois à Nîmes ?

Olivier Boscagli : Tout a très bien commencé pour moi. Je suis arrivé un jeudi, j'ai joué directement le vendredi. On a enchaîné 4 victoires et on est quand même 4e aujourd'hui (5ème avec la victoire du Havre vendredi, ndlr). Je suis plutôt satisfait du début de saison même si je trouve qu'on manque encore d'automatismes.

À Nice, Lucien Favre ne semblait pas vous accorder une grande confiance, l'avez-vous ressenti comme ça également ?

J'étais un peu déçu qu'il ne me fasse pas plus confiance, mais compte tenu de la saison qu'il a réalisé, c'est compliqué de se plaindre. J'aurais juste aimé avoir plus d'occasions de me montrer parce que mon premier match, c'était contre Paris. Le second face à Schalke. Disons que ce n'était pas l'idéal pour montrer de quoi j'étais capable.

On a tous été un peu surpris de ne pas vous voir dans le groupe le week-end suivant votre bonne entrée à Naples en août dernier...

Moi non plus, je n'ai pas trop compris. Je pensais avoir fait une bonne entrée et je m'imaginais débuter ou être au moins sur le banc contre Guingamp. Mes coéquipiers m'ont demandé s'il y avait une raison, mais je n'avais pas d'explications à leur donner. Ce sont les choix du coach et au final, je n'ai rien à dire. Ça m'a amené à me poser des questions même si au départ j'avais déjà l'intention de partir en prêt. C'est un peu ça qui m'a poussé à dire stop.

Ce n'est donc pas Lucien Favre qui vous a dit de lui-même qu'il fallait partir...

Si ! On a eu une discussion ensemble. Il m'a dit qu'il ne pouvait pas me promettre de jouer. Les dirigeants m'ont dit qu'ils étaient satisfaits de mon travail, mais qu'il fallait aussi que je joue pour continuer à progresser, du coup on s'est mis d'accord pour que je parte en prêt.


"Pour moi c'était clair, j'allais à Brest"


Le fait de vous laisser partir peut sembler surprenant sachant que Nice joue sans latéral gauche de métier en ce moment...

Je sais... Je n'ai pas vraiment compris, et quand je vois Nice jouer avec deux gauchers dans l'axe et deux droitiers sur les côtés, ça m'embête forcément. Mais encore une fois, je n'ai rien à dire. Au final, tout se passe bien pour moi, donc tant mieux.

On pensait vous voir à Brest et finalement vous avez signé à Nîmes, que s'est-il passé ?

Jean-Marc Furlan m'avait déjà appelé l'année dernière et j'avais refusé parce que je pensais avoir du temps de jeu à Nice. Ils m'ont rappelé cette année et pour moi c'était clair, j'allais à Brest. Mais avec Nice on n'était pas d'accord sur quelques détails et au moment où j'ai pu partir, Brest avait déjà fait son recrutement à mon poste.

Vous avez donc failli ne jamais rejoindre Nîmes...

En fin de compte, oui, parce qu'il ne restait que quatre jours de mercato. Mais du début à la fin, j'ai été en contact avec Laurent Boissier, le directeur sportif de Nîmes. Il m'a toujours dit que si j'avais le moindre problème, il serait là. J'ai aimé son discours et c'est pour ça que je suis revenu vers Nîmes. Pour être réglo avec lui, je l'avais appelé pour lui dire que j'allais sûrement signer à Brest et il a parfaitement compris, du coup mon choix s'est fait facilement derrière.


"Revenir à Nice avec une saison pleine dans les jambes"


Quel est votre plan du coup avec Nîmes cette saison ?

Le but, c'est d'enchaîner le maximum de matches. Il en reste 26 et je veux jouer les 26 pour revenir à Nice avec une saison pleine dans les jambes. On verra ce qu'on fait ensuite.

Dans quels domaines pensez-vous pouvoir vous perfectionner pour convaincre Nice de vous faire confiance l'an prochain ?

On m'a souvent dit que j'étais un beau joueur, mais que j'étais trop gentil. C'est un point sur lequel j'ai beaucoup travaillé la saison dernière. Je dois aussi être plus concentré, pendant 90 minutes, pour éviter les oublis en fin de match. Mais le fait d'enchaîner, de savoir que je vais jouer, me permet d'être plus intégré à l'équipe. Non pas que je n'étais pas intégré à Nice, mais à force d'alterner entre l'équipe première et la CFA, je ne savais pas trop à quel groupe j'appartenais.

Vous avez été récompensé de votre bon début de saison par une sélection en Espoirs le mois dernier...

C'est quelque chose qui m'a fait énormément plaisir, surtout que je n'avais pas été appelé à la base sur les deux derniers rassemblements. Si je n'étais pas parti, je n'aurais sûrement jamais été appelé et c'est quelque chose qui compte pour moi.

Comprendriez-vous de ne pas être appelé par Sylvain Ripoll la semaine prochaine...

Bien sûr ! À gauche, il y a une concurrence énorme, et même si je peux jouer dans l'axe, ça reste mon poste de prédilection. Quand je vois Lucas Hernandez jouer des matches de Ligue des champions, et la manière dont il les joue, je ne peux pas dire grand chose. L'équipe de France, j'y pense. Je vais regarder la liste, mais si je n'y suis pas, ce ne sera pas une déception. Il me manque encore un petit truc pour être appelé à chaque fois, et d'ici Noël je pense que c'est un cap que je vais réussir à passer.

Propos recueillis par Benjamin Quarez