Entretien - Lucas Ocampos : "La finale de l'Europa League reste un sujet tabou entre nous"

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L'ailier argentin de l'Olympique de Marseille est revenu pour Goal sur son évolution personnelle, ses ambitions et la finale perdue contre l'Atlético.

Un an après son retour à Marseille suite à des prêts infructueux en Italie, à Milan et au Genoa, Lucas Ocampos a pris une autre dimension dans la cité phocéenne. Devenu titulaire sous les ordres de Rudi Garcia, l'ancien joueur de Monaco a été déterminant dans la belle saison des Olympiens, qui ont fini quatrièmes en Ligue 1 et finalistes en Europa League.

Rencontré lors de la soirée de lancement des nouveaux maillots de la saison 2018-2019 près du Vieux Port, l'ailier argentin s'est confié une semaine avant sa blessure en match de préparation avec l'OM, face à Saint-Étienne. Victime d'une entorse à la cheville, il sera absent entre quatre et six semaines d'après le staff médical. Il a néanmoins fait le tour de plusieurs sujets, à propos de son cas personnel mais aussi la perte de la C3 contre l'Atlético Madrid.

Goal : Contrairement à l'an dernier, vous commencerez votre saison comme la plupart des clubs le 10 août en Ligue 1. Est-ce un avantage ?

Lucas Ocampos : C'est vrai que c'est mieux. Sinon d'année en année, les compétitions s'allongent et on part de vraiment très loin. L'an passé on avait joué quatre matches avant de disputer la phase de groupes. On préfère commencer par la Ligue 1, c'est sûr.

Il y a un an, on ne savait pas trop quelle était votre situation à l'OM. Aujourd'hui, vous êtes considéré comme un cadre, comment vivez-vous ce changement ?

Oui, je pense que c'était la meilleure saison de ma carrière. Après, j'ai beaucoup travaillé pour revenir ici, avec une grosse préparation. Maintenant, je me sens comme un joueur important de cette équipe, qui peut apporter des choses. Mais ce n'est pas fini, il faut travailler plus fort pour arriver encore mieux que l'année dernière.

PS Rudi Garcia

Rudi Garcia n'a pas hésité à vous faire confiance dès votre retour d'Italie, quelle est votre relation avec lui au quotidien ?

Ça se passe très bien, on a vraiment une très bonne relation tous les deux. On n'hésite pas à se dire les choses clairement. Il y a de la confiance. À chaque match, je laisse tout, je me donne à fond sur le terrain pour montrer qu'il ne s'est pas trompé.

Où avez-vous envie de progresser, de faire plus pour cette nouvelle saison ?

Touts compétitions confondues, j'ai marqué 16 buts l'an passé. Évidemment, l'objectif c'est de faire mieux mais aussi de me donner plus pour l'équipe, d'apporter ma pierre à l'édifice.

Par rapport à la finale de l'Europa League (perdue 3-0 contre l'Atlético), la déception est-elle évacuée à ce jour ?

Personnellement, j'ai tourné la page car c'était une belle saison, un super parcours, il ne faut pas retenir que ça. La finale reste à part, on a perdu mais on a laissé une bonne image à tout le monde, l'OM est de retour. Il ne reste qu'à travailler pour revenir en finale et gagner quelque chose ensemble.

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Et au sein du vestiaire, vous avez évacué cette frustration ?

Comme vous dites, c'est resté un sujet tabou entre nous. C'est passé très vite, nous sommes restés quatre jours ensemble avant de partir en vacances. Je pense que chacun a l'Atlético dans un coin de sa tête. On a un groupe très fort, qui a envie de gagner.

Un mot sur l'Argentine, éliminée dès les huitièmes de finale en Russie par la France...

Pour moi, supporter argentin, c'est dur car on vit les matches et la compétition à fond mais les résultats ne sont pas bons. En 2014 c'était un très bon Mondial mais là, il y a de la tristesse.

En sélection, ce n'est pas la fin de Lionel Messi ?

Non, on espère que non. C'est le meilleur joueur du monde et l'Argentine a besoin de lui.

Propos recueillis par Adrien Mathieu, à Marseille.

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