ENTRETIEN - Libre après une saison à Niort, Zié Diabaté est "prêt à rebondir"

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Libre de tout contrat depuis l'été dernier, le latéral ivoirien Zié Diabaté garde la forme avec la réserve de Niort en attendant un nouveau challenge.

C'est avec la réserve de Niort, où il jouait en Ligue 2 la saison dernière, que Zié Diabaté (29 ans) garde la forme. Passé par Nîmes, le Standard de Liège, ou encore Dijon en Ligue 1, le latéral gauche ivoirien se retrouve sans club depuis l'été dernier. Une période difficile qu'il traverse avec l'envie de rebondir rapidement.

Comment vivez-vous cette période souvent redoutée par les joueurs de foot ?

Zié Diabaté : C'est comme si le rythme s'était cassé, mais je garde l'espoir et la tête haute. Aujourd'hui, je passe un moment sans emploi. C'est comme ça. Je continue à m'entraîner, je me maintiens en forme, avec la volonté intacte de mieux rebondir.

La saison passée, vous avez disputé 14 matches avec Niort. Vous comptez 80 matches de Ligue 2 et 14 matches de Ligue 1. Pourquoi êtes-vous toujours sans club aujourd'hui ?

C'est difficile de s'exprimer là-dessus parce que chacun fait son bilan, et chacun fait ses choix. Si je suis sans club aujourd'hui, c'est que ça devait sûrement arriver un jour. Niort n'a pas souhaité me garder. Moi, je souhaitais prolonger ou trouver un autre challenge. En plus de ça, je n'étais pas très bien pendant un moment. Mon fils a eu un gros problème de santé. Mais maintenant, ça va mieux et je repars sur de bonnes bases.

Quel a été votre état d'esprit tout au long du mercato estival ?

J'ai rejoint l'UNFP, qui est une très, très belle famille. Là-bas, justement, j'ai forgé mon état d'esprit. En partant, j'étais motivé à tout donner, même s'il fallait attendre cet hiver pour trouver un club. Aujourd'hui, je ne baisse pas les bras. Je travaille dur pour revenir encore plus fort, et je pense que le prochain mercato sera le bon.

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Zie Diabate

La grosse crainte pour vous, c'est sûrement que cette période dure encore.

Oui, c'est sûr. D'autant que moins je joue, plus ça complique les choses, donc le plus important c'est de vite retrouver quelque chose.

Des clubs vous ont-ils approché l'été dernier ?

En France, non. À l'étranger, j'avais des pistes, mais rien de concret aussi.

Comment arrivez-vous à garder la forme ?

Je m'entraîne avec la réserve de Niort. Le président Karim Fradin m'a offert la possibilité de garder le rythme. Je m'entraîne tous les jours. Je fais toutes les séances du lundi au vendredi, et je remercie le club pour cette main tendue, comme je remercie l'agence PlayEleven, qui s'occupe de moi depuis peu. Je veux leur rendre cette confiance.

La situation est cocasse puisque vous n'avez pas été conservé par Niort, mais le club accepte de vous accueillir à l'entraînement.

C'est vrai que ça peut paraître bizarre, mais c'est un choix qui dépasse le cadre du sport. Karim Fradin a un côté humain. Aujourd'hui, même s'il ne m'a pas gardé, il m'aide. C'est quelqu'un de bien, qui fait beaucoup pour moi.

Avec ces entraînements, vous avez donc les jambes pour rebondir.

Bien sûr. Je suis prêt.

Propos recueillis par Benjamin Quarez

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