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Landry N'Guémo

ENTRETIEN - Landry Nguemo (Kayserispor) : "Je suis en forme, je ne demande qu'à jouer"

10:22 UTC+2 29/09/2017
Landry Nguemo
Dans une situation délicate à Kayserispor, Landry Nguemo (31 ans) poursuit ses entraînements en marge du groupe en espérant que sa situation évolue.

Les jours se suivent et Landry Nguemo (31 ans) ne voit toujours pas le bout du tunnel. Ecarté par le club turc de Kayserispor avec lequel il est actuellement sous contrat jusqu'en 2019, l'ancien milieu de terrain des Girondins de Bordeaux est toujours contraint de s'entraîner en marge du groupe. Une situation délicate qu'il affronte avec l'envie de rebondir, en Turquie ou ailleurs.

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Vous avez été mis à l'écart du groupe deux semaines seulement après avoir repris l'entraînement à Kayserispor. Où en êtes-vous aujourd'hui ?

Landry Nguemo : La situation n'a pas évolué. J'ai été mis à l'écart du groupe avec deux coéquipiers (Ali Ahamada et Miladin Stevanovic, ndlr). Je m'entraîne hors du centre d'entraînement. Ça fait deux mois que ça dure et on fait tout pour se maintenir en forme.

Cette décision a-t-elle été prise par la direction ou l'entraîneur ?

Par la direction. Quand j'ai repris avec le groupe, tout se passait vraiment bien. Du coup, quand j'ai été mis à l'écart, je suis allé voir le coach pour savoir ce qui s'était passé. Pour lui, il n'y avait pas de souci, il était satisfait de mes entraînements, mais il m'a dit qu'il ne pouvait pas faire grand chose pour que la situation évolue.

Aujourd'hui, avez-vous eu plus d'explications ?

Non, je n'ai eu aucune explication. On m'a juste signifié que je devais trouver un nouveau club, sans qu'on puisse en discuter.

Les jours passent et vous n'avez donc pas de réponses à vos questions...

Je sais juste qu'il fallait que je trouve un club. Là, le mercato est terminé, donc on continue comme ça. Pour l'instant, il n'y a pas de solutions. Du coup, je me suis mis en tête que je n'allais pas jouer. Je dois surtout garder le moral pour m'entraîner dur afin de préparer au mieux mon mercato d'hiver.

Il n'y a donc aucune chance de vous voir réintégrer le groupe professionnel dans les prochains jours ou prochaines semaines...

Je ne dirais pas ça parce qu'Ali Ahamada, qui était dans la même situation que moi, a réintégré le groupe cette semaine. Il ne va sûrement pas jouer, mais il a réintégré le groupe. Ça veut dire que les choses peuvent changer. Mais tout se fait indépendamment de notre volonté.


"Pour l'instant, on n'a pas discuté d'une résiliation"


Actuellement, vous pratiquez votre métier différemment. À quoi ressemble une journée type ?

On a de longues journées, nous (les joueurs écartés, ndlr), parce qu'on commence l'entraînement à 7h30 avec un coach du club. En général, on enchaîne avec un entraînement en salle, seul ou à plusieurs. Là, on fait appel à un entraîneur privé. Et on s'entraîne à nouveau à 18h00.

Est-ce compliqué de rester motivé ?

C'est une situation compliquée, c'est vrai, mais on n'a pas le choix. On doit faire avec.

On imagine que vous souhaitez que ça bouge rapidement. Avez-vous fixé une deadline ?

Dans tous les cas, il va falloir que ça bouge parce que je dois rejouer. Aujourd'hui, si les dirigeants ne font pas tout pour respecter le contrat, l'aventure pourrait bien se terminer plus tôt que prévu ici.

Sur SFR Sport la semaine dernière, vous disiez n'avoir entamé aucune discussion pour résilier votre contrat. Cela a-t-il bougé depuis ?

Non, ça n'a pas bougé. Pour l'instant, on n'a pas discuté d'une résiliation, mais comme ils ne respectent pas le contrat cela pourrait vite arriver.

Vu de France, on a l'impression que ça ne peut que se terminer de cette manière...

C'est une déduction logique, mais ici en Turquie on n'a pas la même logique. Comme je le disais plus tôt, Ali Ahamada était dans la même situation que moi et il a fini par réintégrer le groupe. Ça peut changer d'un moment à l'autre sans qu'on ne sache pourquoi.


"Revenir en France ? Pourquoi pas, ça serait bien"


On a vu quelques supporters vous apporter leur soutien, est-ce quelque chose auquel vous prêtez attention ?

Bien sûr, j'ai reçu des messages sur les réseaux sociaux. Ce sont des choses qui me font plaisir, c'est clair. Ça me motive encore plus pour continuer à travailler.

Si vous étiez amené à réintégrer le groupe, le feriez-vous à contrecœur suite aux événements qui ont pu se produire ?

Moi comme les autres joueurs qui ont été mis à l'écart, on n'a pas de raison d'avoir d'états d'âme. Ali (Ahamada) a réintégré le groupe, c'est ce qu'il voulait et j'espère qu'il va pouvoir rejouer. Moi si ça m'arrive, on verra, mais il ne faut pas se prendre la tête.

Vous avez ouvert la porte à un retour en France, des clubs vous ont-ils sollicité cet été ?

Pas particulièrement. En même temps, je n'ai pas forcément cherché, en France. Tout s'est fait un petit peu tard et j'ai encore deux ans de contrat ici, en Turquie. C'est quelque chose qui a peut-être freiné quelques clubs. Mais revenir en France, pourquoi pas, ça serait bien.

Le fait que cela ait été trop juste cet été pour trouver un nouveau club ne vous laisse-t-il pas une pointe d'amertume ?

C'était trop juste, c'est sûr, mais je ne peux rien y faire. Ça s'est passé comme ça, c'est dommage... Moi, je ne demande qu'à jouer, mais je ne vais pas pleurer sur mon sort non plus. Je ne peux que m'entraîner afin d'être en forme pour mon prochain club.

Il apparaît difficile de prévoir la suite de votre carrière même si on comprend bien que vous êtes sur le départ. Où vous imaginez-vous ?

Je ne sais pas. Je ne ferme aucune porte. Pour l'instant, je suis là. Je m'efforce de me maintenir en forme et on verra bien.

Propos recueillis par Benjamin Quarez