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Coupe du monde

ENTRETIEN - Cavani : "Mettre le maillot de l'Uruguay c'est défendre chaque personne de ton pays"

09:17 UTC+2 15/06/2018
Edinson Cavani Uruguay 2018
Edinson Cavani a reçu en exclusivité GOAL lors du shooting du nouveau maillot du PSG afin d'évoquer son parcours, ce qui a forgé sa personnalité.

Pendant que Mbappé, Verratti ou encore Thiago Silva se font prendre en photo avec le nouveau maillot du PSG, Cavani lui a profité d'un petit moment pour se livrer à Goal, en exclusivité. Un moment tout en simplicité, fidèle à lui-même et les valeurs qu'il a pour habitude de véhiculer.

Quels sont vos plus beaux souvenirs de football, étant petit ? 

Lorsque j'avais environ cinq ans, je me souviens de très bons souvenirs : le premier buteur de la partie et le dernier, avant que le match ne se termine, avaient le droit à une glace. Pour moi ce sont les meilleurs souvenirs que j'ai, quand j'étais petit. 

Quel évènement, dans votre jeunesse, vous a conforté dans l'idée que vous étiez fait pour ce métier ? 

Ce n'est pas un souvenir en particulier. Je l'ai découvert avec le temps, je pense que c'est moi-même qui ai compris au fur et à mesure que c'était quelque chose qui faisait partie de moi, que j'avais à l'intérieur. Personne ne m'a dit "Tu es né pour jouer au foot", non. 

Quelle sensation avez-vous ressenti lorsque vous avez soulevé votre premier trophée ? 

J'ai ressenti beaucoup de joie, évidemment. J'ai surtout réalisé que c'était la récompense de tout le travail que j'avais accompli. C'était un moment très spécial pour moi. 

Comment avez-vous géré ce départ de votre Uruguay natal pour rejoindre l'Europe ? 

Venir en Europe a été difficile puisque cela veut dire qu'on laisse tout derrière soi : la famille, les amis, les habitude que tu as eu jusqu'au moment du départ, la culture que tu as. C'est très difficile. Mais c'est la passion qui te motive à faire ce sacrifice, de venir de l'autre côté de la planète. 

Dans votre parcours, avez-vous eu une remarque négative qui vous a motivé à réussir ? 

Je pense que c'est plus la vie elle-même qui m'a montré des choses et m'a fait comprendre que si je voulais arriver à atteindre un certain niveau, arriver à faire quelque chose de ma vie, il fallait que je travaille. Je n'ai pas eu de remarque spécifique, ou alors je ne m'en souviens plus. 

Quand vous êtes confronté à des périodes difficiles en tant qu'attaquant, qu'est ce qui vous aide à les affronter ? 

Le travail ! C'est normal en tant qu'attaquant d'avoir des moments plus difficiles que d'autres. D'ailleurs je ne limite pas cela au football, mais à la vie en général. Pour moi le travail est la clé pour être prêt tout le temps à affronter les difficultés jour après jour. C'est ce qui transforme les moments négatifs en positifs. 

Quand on est numéro 9, quel sentiment prédomine exactement devant les buts ? 

On pense surtout à marquer (rires). L'adrénaline elle, est présente de la première minute de jeu à la dernière. Il y a des moments où on ressent encore plus d'adrénaline, effectivement, comme juste avant de marquer un pénalty, quand tu marques un but aussi. Cette adrénaline te transporte dans un autre monde. 

Qu'avez-vous ressenti la toute première fois que vous avez porté le maillot de la sélection nationale ? 

Beaucoup de fierté. Pour moi c'est la chose la plus importante qu'un joueur peut espérer, jouer pour sa sélection. Parce que ce n'est pas seulement mettre le maillot de ton pays, c'est aussi défendre chaque personne qui habite dans ce pays. Cela représente aussi la défense de ta culture, de ta vie. Donc pour moi c'est très spécial. 

Quelle saveur cela a de marquer pendant une Coupe du Monde ? 

C'est spécial bien sûr. C'est la plus prestigieuse des compétitions de football et marquer c'est spécial. 

Quel modèle aimeriez-vous être pour les générations futures ? Qu'aimeriez-vous qu'on retienne de vous ? 

Un travailleur. Je pense que sans travail, seulement avec le talent, tu peux arriver quelque part mais on ne sait pas où. Mais pour être compétitif, au top niveau, pour moi il y a obligation de travailler dur. Si on parle de moi, j'aimerais qu'on dise que je suis simplement un travailleur, ce serait le plus beau compliment. 

Propos recueillis par Sabrina Belalmi