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France

Deschamps : "Avec Zidane, on ne fait pas le même métier"

20:24 UTC+2 24/10/2018
Didier Deschamps Zinedine Zidane
Le sélectionneur français, Didier Deschamps, a jugé que les comparaisons récurrentes avec Zinedine Zidane étaient inutiles, car inappropriées.

Didier Deschamps est l'un des entraineurs tricolores qui comptent le plus de succès, dont le plus prestigieux acquis l'été dernier en Russie. Et, en tant que tel, il est souvent comparé à l'autre coach qui brille et représente dignement la France, en l'occurrence Zinedine Zidane. Les deux hommes étaient d'ailleurs opposés en septembre dernier pour le trophée du meilleur technicien au monde, décerné par la FIFA.

Deschamps est parfaitement au fait de ce qui se dit à son sujet, et de cette manie qu'ont les journalistes a dressé un parallèle entre son parcours et celui de l'ancien entraineur du Real. Mais il n'y prête pas du tout attention, car il juge la comparaison entre lui et son ancien coéquipier en Bleu absolument pas pertinente. "Me comparer à Zizou, c'est gentil, mais Zizou, c'est Zizou, a-t-il lâché lors d'une intervention publique au Sportel à l'occasion du "rendez-vous international de sport et des médias". Déjà, il a été hors normes dans sa première vie, en tant que joueur, il l'est aussi en tant qu'entraîneur avec ses trois victoires consécutives en Ligue des champions. Mais on ne fait pas tous les deux le même métier. Lui, il est entraîneur de club et moi de sélection. On a des idées certainement différentes car on n'a pas la même personnalité ni le même caractère. Mais on est là pour la même chose ? La gagne".

"La plus belle vie, c'est la première que j'ai eue"

Deschamps n'a plus entrainé un club depuis son départ de l'OM en 2012. Un travail qui ne semble pas vraiment lui manquer. "Je suis très heureux et épanoui dans ma fonction de sélectionneur. Entraîneur en club, on est dans un tambour de machine à laver. Tu n'as pas de vie, pas de temps pour récupérer. En sélection, c'est des périodes beaucoup plus intenses, mais entre-temps on a plus d'ouvertures, plus de tranquillité, plus de temps d'analyse, de recul aussi. Je ne me pose pas la question (pour après). Je suis un privilégié (…) J'aurais une autre vie, je ne sais pas laquelle, mais elle sera belle aussi, même si j'espère que ce n'est pas demain ou après-demain... Chaque jour qui passe me rapproche un peu plus de la fin comme sélectionneur. Après ? Est-ce que ce sera dans un club ? Je ne le sais pas".

Enfin, et s'il a assuré se plaire énormément dans son rôle de sélectionner, le natif de Bayonne a reconnu qu'il a plus pris de plaisir en tant que joueur champion du monde, il y a de cela vingt ans. "La plus belle vie, c'est la première que j'ai eue en tant que joueur, a-t-il affirmé. Être pro, international, jouer une Coupe du monde en France et la gagner, il n'y a rien de mieux. Le rôle de sélectionneur, c'est beaucoup plus compliqué. On doit passer beaucoup de temps à gérer le groupe, le staff, être imperméable à l'extérieur (…) Entre les deux fonctions, il n'y a pas photo. Sélectionneur, c'est dur, c'est usant. C'est aussi passionnant et excitant, mais compliqué, même quand on gagne".