Danemark - Christian Eriksen, l'émancipation taille patron

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Le milieu de 25 ans est devenu un leader naturel sur le terrain, en plus de l'être techniquement. Il est attendu contre l'Irlande en barrage ce samedi

Doucement mais sûrement, Christian Eriksen est en train de quitter la catégorie des joueurs sous-côtés pour rentrer dans celle des confirmés, voire mieux, selon certains points de vue. À son poste, celui de numéro 10 organisateur, le joueur de 25 ans est devenu indéniablement une référence. S'il est bien moins impressionnant en Angleterre que Kevin de Bruyne, dans sa régularité et son influence, il n'a plus rien à envier à un Mesut Özil, Cesc Fabregas ou Philippe Coutinho.

Xavi vers la retraite

Que ce soit en championnat ou en Ligue des Champions, il reste dans la lignée de ses quatre précédentes saisons. Si les observateurs aiment mettre en avant l'importance de Kane ou Alli dans le secteur offensif des Spurs, ce qui est légitime, Eriksen est le maître de chantier du jeu de Tottenham dont l'architecte n'est autre que Mauricio Pochettino, son entraîneur. D'ailleurs, à son égard, le technicien argentin est véritablement sous le charme. "Christian est un joueur qui n'a pas besoin du soutien des supporters, des médias et des gens à l'extérieur. J'aime beaucoup cela. Il n'a pas besoin d'être reconnu. Il n'a besoin que de ressentir notre amour à l'intérieur du club, et il le fait."

Déjà 73 sélections à 25 ans

Intouchable en club, Eriksen l'est tout autant avec son pays. Le Danemark joue d'ailleurs sa place au Mondial 2018 avec un barrage et une double-confrontation contre l'Irlande, dont le premier round se joue ce samedi soir, à Copenhague. Ses chiffres en sélection sont vertigineux : 73 apparitions alors qu'il n'a que 25 ans et il reste sur une série impressionnante : sur ses six derniers matches, il a marqué à ... six reprises. L'ancien joueur de l'Ajax a ainsi été un élément clé dans la belle campagne de qualification. Il serait évidemment frustrant de s'arrêter lors de la dernière marche.

Si à ses débuts en sélection il a été régulièrement aligné sur le côté gauche, désormais il est bien installé à son poste préférentiel, celui de créateur, juste derrière l'attaquant. En son absence, le pays scandinave n'aurait sans doute pas eu l'opportunité de disputer l'échéance russe. Derrière la Pologne de Lewandowski, le groupe danois a été construit autour de lui, afin de retrouver une compétition d'une grande envergure pour la première fois depuis l'Euro 2012.

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Eriksen Pochettino

Dans la lignée des Laudrup, Tomasson et Schmeichel ?

Au pays des frères Laudrup, de Jon Dahl Tomasson ou de Peter Schmeichel, les supporters se cherchent un joueur emblématique, capable de les tirer vers le haut et de sortir d'une décennie allongée assez médiocre. Eriksen a l'étoffe pour endosser ce rôle de nouveau leader de la Olsen Banden. Si les noms actuels ne font pas forcément rêver : Cornelius, Delaney, Kjaer ou encore Sissto, ils ont bien compris la philosophie du sélectionneur, Age Hareide : un collectif huilé où Eriksen doit être mis dans les meilleures dispositions. Par son calme et sa sérénité, il n'a besoin de hausser la voix plus qu'un autre pour se faire entendre sur le terrain.

Plus que jamais, celui qui connaît le mieux le natif de Middelfart est son entraîneur en club, Mauricio Pochettino. "Il est si spécial et nous l'appelons toujours Golazo, parce qu'il est capable de marquer des buts incroyables. Notre reconnaissance envers son travail est énorme. C'est vrai qu'il est si calme sur et en dehors du terrain. C'est une personne très détendue mais il aime le football." Un romantique comme lui ne peut pas se passer d'un tel rendez-vous, ce serait un péché.

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