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Coupe du monde féminine

Coupe du monde féminine - À la rencontre de "Mamiescotte", fervente supportrice des Bleues

16:07 UTC+2 25/06/2019
Mamiescotte
Professeure des écoles, Christiane est devenue un soutien inconditionnel de l’Équipe de France féminine depuis quatre ans. Interview.

Au Havre, elle a fait sensation dans la fanzone, au milieu des bénévoles et des supporters. Il faut dire qu’avec son accoutrement, "Mamiescotte" ne passe pas inaperçue. Couverte de bleu, blanc, rouge et de nombreux accessoires, celle qui fait partie du groupe de supporters "France Ang’Elle" est interpellée très régulièrement pour des photos. Christiane, professeure des écoles dans le Nord, s’est arrêtée quelques instants en notre compagnie pour raconter son parcours et son soutien sans faille à l’équipe de Corinne Diacre.

Goal : D’où vient votre passion pour les Bleues ?

Mamiescotte : "Ça fait quatre que je les suis. À l’époque, je travaillais avec une collègue qui était amie avec la famille de Claire Lavogez, elle revenait du Canada et j’ai commencé à m’intéresser à son parcours, à suivre ses matches à Lyon puis en Équipe de France. J’y ai pris goût."

Désormais, vous suivez tous les matches de l’Équipe de France ?

"J’ai rencontré des supporters et on forme un groupe d’amis désormais. On découvre, la France, l’Europe et même plus loin parfois, quand on a la possibilité. Je suis allée aux Brésil pour les Jeux Olympiques, j’ai aussi suivi l’équipe à l’Euro aux Pays-Bas en 2017 et l’an dernier, j’ai fait la Bretagne pour la Coupe du monde U20. On fait les matches amicaux, quand le boulot le permet."


"Parfois on se retrouve dans des stades à seulement 200 supporters."


Quelle a été votre plus belle émotion vécue en tant que supportrice ?

"Le match d’ouverte a été quelque chose de fort (4-0 face à la Corée du Sud) : voir le Parc des Princes avec un tel engouement, ça a dépassé toutes nos espérances. On les suit toute l’année, parfois on se retrouve dans des stades à seulement 200 supporters… On les voit quand il fait froid, quand il n'y a personne aussi."

Vous imaginiez une telle ferveur pour leurs matches dans ce Mondial ?

"C’est incroyable, on n’imaginait pas que ça serait à ce point comme ça. C’était assez confidentiel jusqu’au début de l’année, après on a senti un frémissement mais là on n’arrive plus à suivre. On a des demandes d’interview de partout. Les spectateurs sont contents, les stades sont pleins, l’ambiance est dingue, les audiences sont épatantes… Je pense que les gens ont besoin de revivre ce qu’ils ont vécu l’an dernier avec les garçons. Il y a un effet boule de neige."

Avez-vous une joueuse préférée dans les 23 de Corinne Diacre ?

"Je n’ai pas de chouchoute dans cette équipe, je les apprécie toutes. C’est l’équipe avant tout mais j’aimerais bien que ce soit une jeune qui se révèle, qui éclate au grand jour."

Quelle est votre opinion d’ailleurs sur la sélectionneuse, décrite parfois comme froide ?

"Elle a un rôle difficile. En faisant des choix, elle a dû éliminer des joueuses et ce n’est jamais évident. On peut tous envisager son groupe de 23 mais on ne peut pas intervertir le rôle de supportrice avec celui de sélectionneuse. On a notre équipe et on va les soutenir sans limites. Personnellement, je ne la connais pas donc je ne me permettrai pas de la juger."

Qu’espérez-vous comme suite pour le football féminin après cette Coupe du monde ?

"J’espère qu’au niveau des clubs ça va suivre, je pense qu’il va y avoir un raz-de marée au niveau des licences. Les garçons vont devoir partager car on ne pourra pas construire plusieurs nouveaux stades."