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Coupe de la Ligue

Coupe de la Ligue, PSG-Monaco - Penalty accordé, but refusé et ambiance feutrée : la VAR garde ses polémiques

08:22 UTC+2 01/04/2018
Turpin CDL VAR
À deux reprises, Clément Turpin a fait appel à l'assistance vidéo. À des fins utiles pour le PSG et non sans être une nouvelle fois contestée.

Elle avait déjà fait son apparition en janvier lors du quart de finale du PSG face à Amiens puis en demi-finale face à Rennes pour deux décisions favorables aux Parisiens. Samedi, au Matmut Atlantique de Bordeaux, théâtre de la finale de la Coupe de la Ligue entre le club de la capitale et l'AS Monaco, l'assistance vidéo n'a pas mis bien longtemps à refaire parler d'elle. Au bout de quelques minutes de jeu, Clément Turpin y faisait appel afin de constater que le rush de Kylian Mbappé dans la surface monégasque s'était bel et bien terminé par une faute de Kamil Glik. Penalty. Dans ce cas précis, le flottement de quelques minutes accompagné de copieux sifflets s'était rapidement estompé grâce à l'évidence d'une faute et donc d'une juste décision. Sa deuxième entrée en jeu, plus tard en première période, alimentait davantage les polémiques qu'elle suscite.

Falcao : "Ce genre de chose peut tuer le football, non ?"

Il y a les pour, les contre et puis les effets ressentis des deux côtés. Dans une enceinte déjà très peu chauffée par l'ambiance que le spectacle de lumières n'avait pas suffi à rendre électrique avant le coup d'envoi, la VAR a fait l'effet d'un glaçon. Alors que le Paris Saint-Germain menait 2-0 au bout de vingt minutes et semblait marcher sans résistance vers sa cinquième Coupe de la Ligue consécutive, le but de Radamel Falcao avant la mi-temps avait fait la promesse d'un scénario en réécriture. Il aura fallu attendre que le Colombien fête sa réalisation entouré de tous ses coéquipiers, de les voir revenir vers leur camp sous les cris de joie de leurs supporters pour que l'euphorie retombe comme un soufflé. En un coup de sifflet. Clément Turpin, qui discutait à distance avec l'assistant vidéo, refusait le but pour un hors-jeu peu évident, même étudié sous toutes les coutures. "La situation n'est pas claire. Nous avons vu les images dans le vestiaire et personne ne peut dire si il y a hors-jeu ou pas. Je crois que ce genre de chose peut tuer le foot, non ?", s'interrogeait le buteur monégasque en zone mixte. 

Car la nature de la décision finale de l'arbitre prise avec l'aide de la vidéo n'est pas tout le fond du problème. Sans explication claire au moment des faits, une moitié du stade se demandait bien pour quelle raison le but de Falcao avait été refusé pendant que l'autre s'impatientait de voir le jeu reprendre. "Ça coupe un peu le jeu, ça casse le rythme, expliquait Adrien Rabiot après la rencontre. C'est assez complexe même si ça a permis de ne pas valider le but marqué par Monaco et je pense que c'était la bonne décision. On a aussi attendu pas mal de temps même pour notre but et c'est compliqué". Surtout si rien n'est fait pour combler les temps d'attente ou du moins pour les compenser. "On a perdu 4 minutes pour le penalty, 4 minutes pour mon but et après l'arbitre ne donne que 2 minutes d'arrêts de jeu en première mi-temps. C'est incroyable", reprenait Radamel Falcao. "Je peux comprendre les émotions. Je reste convaincu que dans le temps ce sera une très bonne chose même si on a tous vu qu'il fallait des réglages", tempérait pour sa part Vadim Vasilyev. Seront-ils capables d'éteindre les polémiques pour faire l'unanimité ? Chacun gardera le droit d'y croire ou d'en douter. 

Julien Quelen, au Matmut Atlantique de Bordeaux.