Coupe de la Ligue - Éliminés par Strasbourg, les Girondins sont K.O. debout

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Battus 3-2 par un Racing plus fort, les Bordelais sont passés à côté de leur rendez-vous. Un revers qui n'a pas plu du tout à la nouvelle direction.

Les mines étaient défaites en quittant la Meinau. Seuls Benoît Costil et Éric Bedouet ont pris la parole tandis que les Strasbourgeois fêtaient leur victoire (3-2) amplement méritée sur le terrain malgré une première période remportée par les Girondins (0-1). Le constat est amer puisque cette élimination en demi-finale de la Coupe de la Ligue va désormais obliger les Bordelais à tout miser sur le championnat pour accrocher l'Europe, alors qu'ils font preuve d'irrégularité jusque-là en Ligue 1 (12e avec un match de retard à Marseille). Difficile d'envisager Bordeaux capable de rattraper le bon wagon. Les défaillances sont nombreuses et la réalité rattrape le duo Bedouet-Ricardo : face à un collectif équilibré et plus inspiré, la bataille a été perdue de manière logique.

"On n’a pas su gérer le 1-0, indiquait Bedouet en après-match. Ils jouent avec leurs qualités, il faut s’adapter. Il y a plein de petites choses qui font que quand ça ne va pas, ça ne va pas. C’était l’opportunité de faire quelque chose de bien cette année, il n’y avait pas Paris dans ce dernier carré, je ne sais pas si on en était conscients." Dans l'état d'esprit, Bordeaux n'a pas su se mettre à la hauteur de l'événement comme le Racing a pu le faire, surtout au retour des vestiaires.

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Le Racing a su tout balayer en l'espace de 11 minutes avec trois buts dont le doublé de Lebo Mothiba. Rare satisfaction de la saison, la défense centrale Pablo-Koundé a pris l'eau tandis que Maxime Poundjé a encore été mis au supplice par un Kenny Lala des grands soirs. Un constat accablant pour une équipe qui veut jouer les premiers rôles à moyen terme, via les ambitions de ses nouveaux dirigeants.

DaGrosa : "La défense en particulier était horrible"

Justement, Joseph DaGrosa, directeur de GACP (General American Capital Partners) et nouveau propriétaire du club a poussé son premier coup de gueule depuis sa prise de fonction début novembre. Mercredi soir, deux heures après le cinglant revers, l'homme d'affaires américain a pris la parole sur Twitter pour remobiliser son vestiaire. "Défaite extrêmement décevante contre Strasbourg. La défense en particulier était horrible et inacceptable !!! Il est temps pour tout le monde de se mobiliser et de commencer à respecter la tradition du FCGB de se battre et de gagner sur le terrain !"

Le ton est sec et sévère mais a le mérite de pointer de doigt une forme de quiétude qui habite le Haillan depuis plusieurs mois, voire des années. Comme souvent, Bordeaux va se réfugier dans le travail pour tenter de trouver des solutions. "Ça va être difficile ce soir, demain et après, témoignait le capitaine Benoît Costil en zone mixte. Il faudra se relever comme après chaque échec, faire preuve de caractère, plus de caractère que ce soir, puis rebondir. Ça fait partie du sport, du foot et de la vie d’un sportif de prendre des gifles et de se relever." Avec du sang-neuf attendu (Maja, Adli et sans doute une recrue de dernière minute), Bordeaux peut espérer trouver quelques leviers pour offrir un autre visage. En attendant, les supporters sont excédés. La direction aussi.

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