Coupe de la Ligue - Contre le PSG, Strasbourg connaît la formule

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Premier adversaire à faire chuter le Paris Saint-Germain cette saison, Strasbourg entend réitérer son exploit en Coupe de la Ligue.

"On s'est arraché, on s'est battu, on a bien défendu et Paris a manqué de solutions." Ces mots de Thierry Laurey à l’issue de la victoire de Strasbourg face au Paris Saint-Germain (2-1) en Ligue 1 il y a dix jours résonnent certainement encore dans la tête d’Unai Emery. Pour la première fois de la saison, les Parisiens s’étaient inclinés, face à une équipe accrocheuse qui n’a jamais semblé surjouer. L’acte II aura lieu ce mercredi en huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Le PSG doit impérativement l’emporter. Mais en face, le Racing sait comment faire chuter le quadruple tenant du titre et ne se fera pas prier pour enfiler de nouveau son costume de bourreau.

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Sur la pelouse de la Meinau, c’est tout le collectif qui a brillé. Dans un système ambitieux en 4-3-3, le technicien alsacien avait largement mis l’accent sur les contre-attaques. Et dans ce secteur de jeu, les Strasbourgeois se sont montrés redoutables. Ils ont couru après le ballon la majeure partie de la rencontre, en témoigne leur très faible possession de balle (27%). Mais lorsqu’ils l’ont eu, ils l’ont parfaitement utilisée. Efficacité maximum pour les Alsaciens qui ont marqué deux fois en autant de tirs cadrés. Nuno Da Costa a été le symbole de cette réussite : un but sur son seul tir cadré et une passe décisive. Suffisant pour faire vaciller l’ogre parisien.

Un collectif de qualité et aussi un brin de chance

Le milieu de terrain francilien, si souvent considéré comme l’un des plus efficaces d’Europe, a été dominé en Alsace. Dimitri Lienard a grandement participé au verrouillage dans l’entrejeu. A lui seul, il a intercepté 6 ballons et en a récupéré 12, soit les meilleurs totaux du match. Un cran derrière, Kader Mangane a su résister aux nombreuses attaques parisiennes. Le Capitaine strasbourgeois a, ce soir-là, dominé les airs et soulagé à maintes reprises les siens. En plus de ses 3 tirs bloqués, il a réalisé 11 dégagements lorsque la situation se compliquait. C’est finalement grâce au collectif, sans doute surmotivé, que le Racing est sorti victorieux de ce match.

Les qualités des joueurs alignés ont fait l’essentiel du travail. Mais Strasbourg a aussi bénéficié de ce brin de chance qui peut faire basculer une rencontre. Seulement 5 tirs tentés, 2 cadrés pour autant de buts, quand en face, la maladresse des hommes d’Unai Emery a été criante : 29 tirs tentés, seulement 5 cadrés pour 1 seul but marqué. L’aspect psychologique devrait aussi jouer son rôle. Le PSG arrivera certainement méfiant sur les terres de Strasbourgeois coriaces et conscients de leur capacité à le faire déjouer. La chance aura donc, elle aussi, son mot à dire si les Rouge et Bleu pêchent encore dans la finition. Auquel cas, ce sera au Racing de la provoquer de nouveau.

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