Choix du 11, tactique et réaction tardive : Marc Wilmots n'a pas su faire jouer une Belgique désunie

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Éliminée par le Pays de Galles (3-1), la Belgique quitte l'Euro 2016 au stade des quarts de finale. Une désillusion en partie due aux choix surprenants de son sélectionneur.

Après avoir largement dominé la Hongrie en huitièmes de finale de l'Euro, la Belgique se voyait bien reproduire une performance similaire contre le Pays de Galles. Les Diables Rouges se sont finalement pris les pieds dans le tapis face aux coéquipiers de Gareth Bale (3-1). Pourtant la soirée avait parfaitement commencé pour les Belges avec l'ouverture du score de Radja Nainggolan en début de rencontre, avant de finalement sombrer.

Une élimination qui a mis en avant les limites de Marc Wilmots. Le technicien belge va devoir assumer la responsabilité de cette désillusion alors que les Diables Rouges visaient la victoire finale. Des critiques persistantes depuis que Wilmots est en poste à la tête de la Belgique et qui étaient réapparues après la défaite contre l'Italie (2-0) lors du premier match de l'Euro 2016. Depuis le début de la compétition en France, le sélectionneur des Diables Rouges est attaqué sur tous les fronts : sur son milieu de terrain, son animation offensive et le choix de son numéro 9.

Accroché par le Pays de Galles à la mi-temps de ce quart de finale, l'homme de 47 ans a une nouvelle fois surpris en faisant rentrer Marouane Fellaini à la place de Yannick Ferreira Carrasco. Si la Belgique a livré une première période correcte, le milieu de terrain de Manchester United n'a quasiment rien apporté au jeu de sa sélection durant le second acte. Pire ce changement a poussé Nainggolan à jouer meneur de jeu tandis que De Bruyne s'est retrouvé exilé à droite. Pendant ce temps, Wilmots semblait totalement apathique sur le banc, dépassé par la situation. Alors que Romelu Lukaku s'était montré peu inspiré dans ses déplacements et encore plus emprunté avec le ballon, l'entrée tardive de Michy Batshuayi (84e) dans le match laisse également sceptique. Un nouveau coaching perdant à mettre à son actif.

Des choix critiqués de toute part

Après l’élimination de la Belgique, Thibaut Courtois n'a pas mâché ses mots sur Sporza : "le problème était le même que contre l’Italie. On a joué avec la même tactique et on a eu le même problème." Le portier de Chelsea avait tenu des propos similaires après le revers contre l'Italie : "Tactiquement, les Italiens étaient plus forts. On voit qu'ils ont travaillé". Sauf qu'entre ce match contre la Squadra Azzura et celui contre le Pays de Galles, les critiques s'étaient légèrement atténuées. Wilmots n'avait d'ailleurs pas hésité à régler ses comptes avec les journalistes belges après la victoire contre la Hongrie (3-0).

La presse belge reprochait tout d'abord à Wilmots ses changements incessants dans son onze de départ. Parfois Nainggolan, parfois Fellaini, parfois Mertens, le technicien belge semblait toujours en rodage avant cette rencontre contre les Gallois. Si la défense n'a pas été épargnée par les blessures et que ces problèmes défensifs ont forcément participé à l'élimination de la Belgique, Wilmots n'a pas su faire jouer son armada offensive. Sur le côté droit, le technicien belge a souvent hésité entre Carrasco et Mertens. Tout le contraire du poste d'attaquant où il a maintenu sa confiance à Romelu Lukaku malgré ses prestations jugées moyennes sans donner véritablement leur chance à Batshuayi, Origi ou Benteke.

Avec ou sans Wilmots pour le Mondial 2018 ?

Des critiques et des doutes qui ne datent pas d'hier. En poste à la tête de la sélection depuis 2012, Wilmots a réussi à installer la Belgique à la première place du classement FIFA mais pas au sommet de l'Europe. Face à toutes ces critiques et à ses difficultés à trouver des solutions efficaces pour faire jouer ensemble les stars belges, l'ancien joueur du Standard pourrait bien ne plus être sur le banc pour le Mondial 2018 en Russie.

Wilmots n’a pour l’instant pas pris de décision sur son avenir. "Laissez-moi le temps de réfléchir, je ne prends pas de décision à chaud", a-t-il réagi en conférence de presse, après la rencontre. Sous contrat jusqu’en 2018, le sélectionneur belge devrait révéler sa décision dans les prochains jours. Après avoir échoué en quarts de finale du Mondial 2014, la Belgique s'arrête au même stade lors de cet Euro en France, insuffisant pour une équipe aussi ambitieuse et une génération si talentueuse. 

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