News Résultats en direct
France

Bleus, Evra : "Ne plus réagir mais agir"

20:10 UTC+2 26/06/2016
Patrice Evra Shane Long France Ireland UEFA Euro 2016 26062016
L'expérimenté défenseur tricolore, Patrice Evra, conçoit que les Bleus jouent trop à se faire peur depuis le début de l'Euro.

La France fait partie des huit meilleures équipes européennes puisqu'elle est assurée de disputer les quarts de finale de l'Euro. Mais, en terme de jeu, elle n'a pas encore complètement convaincu. Ce dimanche, contre l'Eire, elle a encore attendu la dernière demi-heure du match pour se mettre en situation confortable. Des retards à l'allumage qui commencent à devenir récurrents. Les joueurs ne s'en cachent pas et, à l'image de "tonton" Patrice Evra, ils ont promis de tout faire pour ne plus avoir à jouer avec les nerfs de leurs supporters.

Est-ce que l'Equipe de France va souffrir à chaque fois pour gagner ?

Patrice Evra : Toutes les équipes souffrent. Nous ne sommes pas les seuls. On l'a vu samedi avec le Portugal notamment. On disait qu'ils n'allaient pas passer. Il y avait des magiciens qui disaient que la Croatie avait déjà gagné ce tournoi. Mais, je sais que tout n'a pas été parfait. En première période, ce n'est pas qu'on avait peur, mais on était très frustrés et en colère. On s'est bien parlé et on s'est dit ce qu'on pensait. En deuxième mi-temps, on leur a montré un autre visage.

Qu'est-ce que vous leur avez dit personnellement ?

Je ne le dirais pas en détails, mais on s'est dit qu'on ne pouvait pas sortir comme ça de ce tournoi. Et qu'il fallait mourir sur le terrain. Même s'il y avait la chaleur, on devait faire plaisir à tous nos supporters. Moi, je me fixe comme objectif au moins les quarts de finale. Et même une sortie en quarts, voudra dire que cette équipe n'aura pas évolué. Si on veut passer un palier, il faudra au moins passer les quarts.

Comment expliquez l'entame difficile que vous avez connue ?

Ce qui m'a dérangé, c'est qu'on est rentré dans leur jeu. On a commencé à jouer de longs ballons. Et ce n'est pas le jeu de l'Equipe de France. C'est pour ça qu'à la pause, le coach a changé certains joueurs et aussi de tactique. Après, on a joué notre football, en étant confiants. On a posé le jeu à terre et on les a fait courir. On était plus agressifs et notre tueur devant, "Griezou" (ndlr, Griezmann), a mis les buts qu'il fallait. 

C'était donc une question de tactique ?

C'est un tout. Il y avait aussi l'état d'esprit. C'était mal parti. Après, le message est bien passé. Ce n'était pas seulement une question d'aboyer à la mi-temps. Il fallait le montrer sur le terrain.

Griezmann, on a l'impression que désormais il est au top alors qu'il avait démarré le tournoi difficilement…

Mais, c'est maintenant que débutent les choses sérieuses. Là, ça passe où ça casse. Tu ne peux plus faire les matches à moitié. Tu dois assumer les responsabilités. C'est ce que Griezmann a fait. C'est bien pour lui et pour l'équipe. Il aime plus être dans l'axe. Là, il a ses repères. Mais, c'est les choix du coach. 

Vous constatez des évolutions et des progrès dans cette équipe ?

Bien-sûr. Quand tu regardes cette deuxième mi-temps, il y a en a. Mais, on est toujours dans la réaction. Maintenant, il faut agir. Dès fois ça passe, mais à un moment, ça ne passera plus. Il va falloir être plus dans le match dès le début. 

Est-ce que la pression vous a gêné ?

Je ne sais pas si c'est la pression. On attend beaucoup de cette Equipe de France. Mais ce n'est pas la peur. On veut trop bien faire. On ne se relâche pas. A la mi-temps, c'est ce qu'on s'est dit.

Jouer l'Angleterre peut vous permettre de vous lâcher…

En France, on a beaucoup de magiciens. On sait déjà déjà qu'on va jouer contre l'Angleterre (rires). Il faut faire attention. Ce tournoi n'est pas facile. Si c'est les Anglais, ça sera un grand match. Mais même contre l'Islande, on aura la même concentration.

Loic Tanzi au Parc OL

Les journalistes de Goal sont équipés avec le Samsung Galaxy S7 et Gear 360