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Coupe du monde féminine

Bleues - Corinne Diacre : "Intransigeante, rigoureuse... mère fouettarde aussi"

12:36 UTC+2 11/06/2019
Diacre
En conférence de presse, la coach des Bleues a ironisé sur son caractère décrit parfois comme rude dans les médias, avant le match face à la Norvège.

Craignez-vous un peu de relâchement après cette très belle entrée en matière ?

"Les filles sont concentrées sur l’objectif. Elles n’ont pas besoin d’êtres rappelées à l’ordre, dès le match terminé on a pu basculer sur l’autre. Sans se parler, on arrive à se comprendre, j’ai un bon groupe."

Dans l’autre sens, ressentez-vous de l’euphorie avant d’aborder ce second match ?

"Me concernant non, pas pour l’équipe aussi. On reste humbles, dans le travail et sereines. L’idée c’est de battre la Norvège pour avoir un pied en huitièmes de finale, et de se laisser une chance de finir premières."

Des nouvelles des joueuses blessées, à savoir Eugénie Le Sommer et Wendie Renard ?

"Ces deux joueuses ont été ménagées, à part Eugénie (Le Sommer) qui a eu un petit pépin physique, elle seront là toutes les deux cet après-midi."


"Avec le même XI que face à la Corée du Sud."


Allez-vous effectuer quelques changements dans le onze de départ pour défier la Norvège ?

"On devrait logiquement repartir avec le même onze, la même équipe que vous avez vu face à la Corée du Sud."

Avez-vous la même approche que Didier Deschamps pour la gestion de votre groupe ? Notamment par rapport à la rigueur ?

"Intransigeante, rigoureuse… ce sont des mots qui me définissent bien. Mère fouettarde par moment. On ne rigole jamais chez nous, il n’y a aucun passe-droit les filles vivent très mal ça se voit (ironiquement). Didier n’est pas mon modèle mais on échange beaucoup, j’espère pour lui que je ne suis pas le sien."

Appréciez-vous le climat niçois depuis votre arrivée ?

"Pour moi c’est transat et piscine et pour les joueuses c’est à l’ombre, enfermées dans leurs chambres à leur tour. Je travaille très peu concernant le match je laisse tout à mon staff… (rires)"


"La France va jouer contre la Norvège, pas contre Ada Hegerberg."


Du côté de la Norvège, l’absence d’Ada Hegerberg pourrait jouer en votre faveur sur le terrain…

"La France va jouer contre la Norvège, pas contre Ada. Cette équipe s’est qualifiée sans elle. Elle a fait son choix, elle a ses raisons qui lui appartiennent."

La Norvège a annoncé avoir un plan pour stopper votre armada offensive. Cela vous préoccupe ?

"J’ai trois plans possibles de mon côté. On va s’adapter. L’idée c’est d’alterner, le jeu coréen nous a laissé plus de possibilités de passer par les côtés, il faut prendre les meilleures options possibles."

Les dernières places sont parties rapidement à Nice après votre premier succès. Est-ce un motif de satisfaction ?

"Certaines personnes hésitantes étaient dans l’attente de voir ce que l’Équipe de France pouvait faire, on était attendues, on n’a pas raté cette première marche, il nous en reste six autres, maintenant je trouve que c’est bien même si certains se réveillent tardivement."

La Norvège, c’était en tant que joueuse votre premier adversaire en Coupe du monde en 2003. Quels souvenirs en gardez-vous ?

"16 années sont passées déjà, c’est énorme. Cette coupe du monde devait se dérouler en Chine puis finalement a eu lieue aux États-Unis, qui ont dû organiser la compétition en à peine deux mois. Cette compétition a eu une saveur particulière mais pas dans le bon sens, on avait l’impression d’être dans l’anonymat le plus complet, ça m’a laissé un sentiment très bizarre."

On découvre aujourd’hui que vous avez beaucoup d’humour…

"C’est de votre faute, je réponds à vos questions, l’humour c’est une autre de mes caractéristiques que vous ne connaissez pas et que vous allez peut-être apprendre à découvrir."

Adrien Mathieu, à Nice.