Betis Séville - FC Séville (1-1) : Un derby sans vainqueur, Fekir loupe un penalty

BETIS SEVILLA 02012021
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Même à huis clos et sans spectateur, le derby sévillan a tenu ses promesses même s’il n’a pas accouché d’un vainqueur.

En Espagne, le derby entre le Betis et le FC Séville est souvent considéré comme l’un des plus chauds de la Liga. Non pas pour le climat en Andalousie mais bien pour l’ambiance qui règne à Sanchez Pizjuan ou à Benito-Villamarin. Malheureusement, ce samedi, l’enceinte verte et blanche sonnait creuse à cause du Covid-19 et des restrictions sanitaires du gouvernement espagnol. Mais un derby reste un derby, avec ou sans spectateurs et les deux équipes l’ont bien montré. Il n’y a pas eu de vainqueur mais le spectacle et l’intensité pour la suprématie locale a été au rendez-vous.

Englué dans le ventre mou du championnat, le Betis de Nabil Fekir avait à cœur de s’imposer face au rival de toujours pour parfaitement lancer cette nouvelle année 2021. Face à Jules Koundé et ses partenaires, les Verdiblancos ont fait le jeu. Pourtant, ce derby a pendant été longtemps assez soporifique comme si les vingt-deux acteurs ne s’étaient pas remis du réveillon du jour de l’an. Le Betis a eu la maitrise mais c’est dos à dos que les deux formations sévillanes sont rentrées aux vestiaires (0-0).

La mi-temps a eu le mérite de réveiller tout ce beau monde et d’offrir un tout autre spectacle pendant les quarante-cinq autres minutes. Conscient du manque de maitrise de son équipe, Lopetegui a fait rentrer Rakitic et El-Nesery dès la pause et le FC Séville a montré un nouveau visage, plus conquérant. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’ouverture du score dans les minutes suivantes est venue d’un pressing haut du cinquième de Liga.

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Sous la pression d’Ocampos, Mandi a raté sa relance qui a profité à En-Nesery. L’attaquant marocain a parfaitement joué le coup en temporisant dans la surface pour trouver Suso en retrait. L’ailier espagnol a ensuite fait parler sa finesse technique pour tromper Claudio Bravo d’un plat du pied. Sur sa première occasion cadrée, le FC Séville a donc fait la différence mais la joie a été de courte durée.

Plutôt que d’accuser le coup moralement après ce but contre le cours du jeu, le Betis a repris sa marche en avant et est rapidement revenu dans le match. Sur un centre en retrait, Loren est venu devancer Diego Carlos et ainsi se faire faucher. Le penalty sans discussion possible a été parfaitement transformé par Canales (53eme). Le match complètement relancé, le Betis a bien failli se faire avoir une deuxième fois à cause d’une erreur défensive. Heureusement, Claudio Bravo veillait au grain pour devancer En-Nesery et empêché la catastrophe.

De catastrophe, il en a été question pour Fekir, qui sera très certainement désigné comme le héros malheureux de ce derby. Peu en vue, l’ancien Lyonnais avait pourtant réussi à obtenir un deuxième penalty pour son équipe. Mais, comme le dit l’adage, il ne faut jamais tirer un penalty obtenu soi-même. Plutôt que de laisser Canales s’offrir un possible doublé, l’international français a voulu se faire justice. Seulement, Bounou est parti du bon côté cette fois et a maintenu le FC Séville en vie (75eme). S'en sont suivies quinze minutes hachée où personne n'aura réussi à faire la différence. Un point pour tout le monde, ni content, ni déçu.

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