Bayern Munich, comment Ancelotti a perdu la confiance de ses joueurs

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Carlo Ancelotti, notoirement connu pour ses qualités de fin psychologue, a progressivement perdu la confiance de ses joueurs au Bayern Munich.

Carlo Ancelotti est arrivé à Munich avec une réputation. Celle d'un tacticien expérimenté, mais aussi et surtout, celle d'un meneur d'homme et d'un fin psychologue de vestiaire et grand gestionnaire d'égos. Une qualité qui a fait pencher la balance pour lui au moment de la séléction des candidats pour le legs de Pep Guardiola.

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En septembre 2016, Franck Ribéry confiait à Goal qu'Ancelotti savait "créer une atmosphère harmonieuse" et que c'est grâce à cet aspect de son coaching qu'il avait autant de succès. Ancelotti aussi s'était confessé dans nos colonnes, évoquant une routine "rudimentaire" qui est celle de construire une bonne ambiance avec ses joueurs. "C'est le côté le plus important de mon travail", avait-il admis.

Bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes, surtout au terme du premier match d'Ancelotti à la tête du Bayern, un retentissant 6-0 face au Werder, qui avait fait dire à Mehmet Scholl que les joueurs étaient enfin "libérés des chaînes de Guardiola". Les joueurs se sentaient plus libres, certes, mais l'absence du côté physique des sessions de Guardiola allait bientôt se faire sentir. La confiance des joueurs s'effritait après chaque contre-performance, mais cette dégringolade progressive était masquée et même atténuée par certains résultats positifs.

Néanmoins, la défaite en Coupe d'Allemagne face à Dortmund (2-3) avait marqué un tournant. Le doute s'installait durablement. Les méthodes d'Ancelotti ne marchaient plus. Et l'on commençait à apercevoir des signes visibles de la fêlure. Les critiques de Müller après le match contre Brême, le jet de maillot  de Ribéry après un remplacement contre Anderlecht  en C1, Lewandowski, qui avait lui critiqué la politique sportive du Bayern et surtout, le fait qu'Ancelotti n'avait pas adressé ces critiques devant la presse, préférant déléguer cette tâche à Hassan Salihamidzic. Un signe de faiblesse.

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Le halo de respectabilité entourant le "Mister" avait subi un ultime accroc avec la composition du Bayern face à Paris en C1, un onze amputé de plusieurs cadres :  Hummels, Boateng, Robben, Ribéry... Et surtout, le fait qu'Ancelotti avait annoncé cette composition à ses hommes au dernier moment.

L'ère Ancelotti au Bayern a été marquée par beaucoup de problèmes larvés. Les bonnes performances de son Bayern en début de règne manquaient de fond collectif et mettaient surtout en exergue les individualités. Ancelotti n'a jamais poussé l'analyse plus loin après des résultats ludiquement, ou comptablement décevants : "On parle de tactique, de stratégie, de placement.... Le football est plus simple", avait-il coutume de dire. Simple comme bonjour ou en l'occurence, au revoir.

 

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