thumbnail Bonjour,

Battus 2-1 à l’Etihad Stadium, les Citizens restent sur deux mois étincelants avant le retour. Sam Lee, correspondant du club pour Goal, nous éclaire.

Lors de la première journée de la Ligue des champions, l’Olympique lyonnais avait créé la sensation en s’imposant sur la pelouse de Manchester City, considéré comme l’un des favoris de la compétition. Une défaite 2-1 pour l’équipe anglaise, marquée par une bataille tactique perdue dans l’entrejeu et un Pep Guardiola en tribunes, en raison de sa suspension. Deux mois après cette épatante rencontre, le contexte a bien changé. Les Citizens ont enchaîné trois victoires de rang dans leur groupe et ont repris le fauteuil de leader à Liverpool en Premier League. Un retour au premier plan qui démontre la forme de David Silva et de ses partenaires, beaucoup plus inspirés dans le jeu, sur leur rythme de la saison dernière.

La machine infernale s’est remise en marche

L’échec face à l’OL de Bruno Genesio avait démontré des défaillances inhabituelles pour une équipe habituée à dominer ses adversaires par un jeu de possession et des attaquants très vifs quand ils combinent ensemble. Des aspects que Manchester City a retrouvés dans son collectif et ses individualités. Toutes compétitions confondues, les champions d’Angleterre 2017-2018 viennent d’enchaîner huit victoires d’affilée. "La forme actuelle est très bonne, ils sont probablement meilleurs que la saison dernière, affirme Sam Lee, correspondant du club pour Goal. Ils n'étaient pas à 100% contre West Ham samedi mais ils ont tout de même marqué quatre jolis buts et gagné 4-0, comme l’a déclaré Guardiola. Ils étaient un peu en dedans à cause de la pause internationale."

Laporte PS

Parmi les secteurs qui se sont nettement améliorés, l’arrière-garde des Citizens semble avoir retrouvé sa sérénité. Malgré quelques pépins physiques, à l’image de Benjamin Mendy toujours perturbé par son genou, la solidité mancunienne n’est plus à démontrer : seulement trois buts encaissés (en 13 matches) depuis cette fameuse rencontre, le 19 septembre dernier. Une nouvelle certitude qui peut rassurer Pep Guardiola sur la capacité de son équipe à plier sans jamais rompre.

La problématique De Bruyne enfin résolue

Il est le grand absent de Manchester City sur ce début de saison. Touché au genou contre Arsenal en août dernier, l’international belge a rechuté fin octobre après avoir rejoué seulement trois rencontres. Une perte pour Pep Guardiola et son animation offensive, même si le technicien catalan a fini par trouver la solution à ce problème. De fil en aiguille, les Sky Blues ont su faire sans l’ancien joueur de Wolfsburg, avec des éléments encore plus responsabilisés dans le cœur du jeu, à l’image des deux Silva, David et Bernardo.

Pour Sam Lee, l’équation a été délicate mais par la qualité et la quantité des joueurs présents dans l’entrejeu mancunien, Guardiola n’a pas eu trop de nœuds au cerveau. "Le milieu de terrain sans De Bruyne a fini par trouver son rythme, généralement lorsque Bernardo Silva a joué. Nous ne savons pas si Silva pourra jouer mardi, mais il serait un surclassement pour Gundogan. Silva contribue plus et joue avec plus de cohérence. Gundogan est bon mais est parfois calme."

Kevin De Bruyne Manchester City 2018-19

Des leaders qui répondent de nouveau présent

Depuis le match aller et cette défaite surprenante - plus dans le résultat brut que dans le rapport de forces entre les deux équipes - Manchester City a également vu plusieurs de ses cadres avec un niveau de jeu et d’implication bien plus élevé. Stabilisée dans l’axe avec le duo Stones-Laporte au lieu des expérimentés Kompany et Otamendi, l’équipe dirigée par Pep Guardiola a cependant dû composer avec l’écueil autour de Benjamin Mendy, qui a subi une nouvelle opération au genou gauche. Déjà touché en septembre, le récent champion du monde "sera absent 10 à 12 semaines", a annoncé Pep Guardiola en conférence de presse, vendredi. L’impact de l’ancien joueur de l’OM était considérable dans le jeu tant il permettait une fluidité certaine sur le plan tactique. 

Face à West Ham, samedi, Guardiola a organisé sa sortie de balle autour d’une base composée de trois joueurs (Walker-Otamendi et Laporte) en comptant sur des soutiens de Delph et Fernandinho quand Manchester City avait le ballon. Ces deux mois futurs sans Benjamin Mendy devraient donc donner lieu à de nouveaux rôles pour divers éléments dans l’équipe leader de Premier League. Si offensivement, le rendement de Kun Aguero est plus que satisfaisant (meilleur buteur de Premier League avec 8 buts en 13 matches), le milieu de terrain a vu David Silva rendre des copies quasiment parfaites dans son apport et son interprétation des besoins de Manchester City. En plus de garantir une conservation de balle haute sur le terrain, le natif de d‘Arguineguín a également su faire étalage d’une facette bien plus décisive devant le but avec déjà 8 réalisations en 16 matches.

Un excès d'orgueil par rapport à l'aller 

Vis-à-vis de la première manche, Manchester City devrait disposer d’un sentiment de revanche en sachant qu’un nul lui assurerait une place en huitième de finale de la compétition. Sondé après la nouvelle démonstration de ses hommes à West Ham (0-4), Guardiola a mis en garde ses troupes et n’a pas l’ambition de voir son groupe se relâcher devant les nombreux éloges. "Nous avons le devoir d’analyser comment était le match. Combien nous avons fait de choses justes et les choses qu’on doit améliorer. Si vous pensez ‘ok, 4-0, tout est parfait' alors la défaite est proche."

Nul doute que Manchester City, au Groupama Stadium ce mardi soir, aura à cœur de montrer encore une fois qu’elle dispose du caractère suffisant pour réaliser une prestation de haut vol face à l’OL et oublier le scénario délicat du match aller, suite aux prouesses de Nabil Fekir et des siens.

Relatifs