Après la défaite en Suède (1-0), l'Italie lente et sans idées de Ventura continue de faire débat

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Dos au mur après son revers à Solna, la Squadra Azzurra devra renverser la vapeur à Milan, lundi, dans un contexte délicat pour son sélectionneur.

L'Italie a peur après sa défaite 1-0 en Suède. Depuis 1958, justement, en Suède, cette sélection n'a pas raté une seule édition de la Coupe du Monde. Au même titre que le Brésil et l'Allemagne, son palmarès et son poids indiquent ce qu'une absence envisagée en Russie représenterait comme séisme au niveau du football mondial. S'il reste trois jours et une réception du côté de Milan pour éviter une telle catastrophe, la remise en question autour de cette équipe, et notamment de son sélectionneur, Giampiero Ventura, a déjà lieu sur la place publique.

L'heure n'est pas encore aux règlements de compte car toute la presse transalpine espère voir son équipe en juin prochain du côté de Moscou mais de plus en plus de doutes ressortent comme un perpétuel débat à propos des choix de l'ancien entraîneur du Torino mais également du fond de jeu de l'équipe. En tout cas les joueurs n'ont pas la même lucidité que les observateurs. En zone mixte, à l'issue de la rencontre, Matteo Darmian estimait qu'il s'agissait surtout d'un manque de réussite. "Nous avons eu beaucoup d’occasions, à part mon poteau. Les Suédois étaient très chanceux. Il reste encore 90 minutes. Nous devons faire un grand match surtout en présence de nos supporters."

Marco Verratti de plus en plus isolé

Symbole de l'échec de ce barrage aller, le Parisien Marco Verratti. Dépassé et peu inspiré, à l'image de sa prestation à Madrid en septembre dernier contre la Roja (défaite 3-0), il a en plus écopé d'un carton jaune, ce qui lui fera manquer le match retour, lundi prochain. Évidemment, il n'est pas question de remettre en cause son talent mais il existe bien un décalage à propos de ses performances en club et en sélection. Un peu à l'image de Samir Nasri lors de la double confrontation contre l'Ukraine en 2013, il pourrait rater le match de la qualification et ainsi compromettre sa place de titulaire.

Le sentiment qui prédomine depuis plusieurs mois avec cette Italie-là, c'est que toute l'alchimie développée par Antonio Conte semble avoir disparu. La hargne et la discipline inculquées ont laissé place aux doutes et au sentiment constant que l'équipe peut être renversée par n'importe qui. Pourtant dans l'entrejeu aligné ce samedi soir, deux hommes-clés de la compétition qui se déroulait en France étaient présents : De Rossi et Parolo. Du sang-neuf (Jorginho ?) aurait sans doute fait du bien à cette sélection qui a joué dans l'angoisse permanente contre la formation scandinave.

Tactiquement, la bonne formule se fait encore attendre

Pour retrouver de l'équilibre et de la sérénité, le sélectionneur Ventura avait choisi de revenir à un schéma en 3-5-2 et la BBC reformée derrière afin d'avoir des certitudes, au moins sur le plan défensif. Néanmoins, une certaine fragilité s'est faite ressentir tout le long de la rencontre, dont le but encaissé en est le symbole : il provient d'une touche jouée dans la surface italienne. Pour expliquer ces défaillances, un journaliste d'Opta Italie s'est penché sur le système choisi. "Sur les 24 joueurs convoqués, 19 évoluent habituellement en 4-3-3 ou en 4-2-3-1. D'accord pour dire que les systèmes ne sont que des chiffres, mais on choisit le 3-5-2 pour la Suède. Inexplicable."

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Un autre secteur qui a failli du côté de Solna, c'est bien évidemment l'attaque. Simone Zaza en plein boom du côté de Valence (9 réalisations) était finalement absent sur blessure. Le duo Belotti-Immobile était ainsi aligné. Avoir deux des meilleures gâchettes de Serie A sur le terrain ne garantit pas pour autant de faire trembler les filets. Muselés par l'arrière-gard scandinave, le Laziale et le Turinois ont été à la peine.

Ainsi San Siro vivra les 90 minutes de lundi soir avec la boule au ventre. La perspective de rater une Coupe du Monde viendrait symboliser un peu plus un football italien à bout de souflle, que l'Euro 2016 a en partie masqué. Lors des deux derniers mondiaux, ceux de 2010 et 2014, la Squadra Azzurra avait été sortie dès la phase de poule. Une élimination représenterait aussi le clap de fin pour Gianluigi Buffon, après cinq mondiaux d'affilée disputés. Tout est réuni pour que l'Italie bascule dans trois jours soit dans le bonheur, soit dans le chagrin. La deuxième option a clairement pris de l'avance après l'aller.

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