Anthony Lopes : ange gardien de l’OL et démon du Vel’

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Auteur de plusieurs arrêts mémorables et impliqué dans beaucoup de duels houleux, le gardien lyonnais a été l’acteur principal de l’Olympico.

L’Olympico, nourri d’une rivalité qui atteint peut-être aujourd’hui son paroxysme entre l’OM et l’OL, n’avait pas besoin que l’ambiance s’électrise davantage. Pourtant, les tribunes marseillaises avaient quelques messages à passer à l’attention de la direction du club phocéen et c’est avec force que les revendications sont tombées à travers des détournements parodiques du "Champions Project" étalés dans tout le virage sud. C’est dans ce contexte brûlant que les Lyonnais, venus pour consolider la troisième place, ont pu compter sur un grand Anthony Lopes. Auteur d’arrêts spectaculaires, le portier rhodanien a fait le show à sa manière.

Il a écoeuré et agacé les Marseillais

Parce qu’il est certainement l’un de ceux qui incarnent le plus l’identité lyonnaise, Anthony Lopes avait été copieusement sifflé à son entrée sur le terrain et pendant toute la durée de son échauffement. Sa réputation sulfureuse, cultivée sur les terrains de Ligue 1 depuis de nombreuses saisons, avait aussi surement incité les supporters marseillais à se faire entendre. Mais comme tous les observateurs, ils savaient aussi que Lopes - en course pour le titre de meilleur gardien de Ligue 1 - serait très certainement l’homme à battre pour espérer quelque chose de ce choc de fin de saison. Dans les deux cas, le gardien de 28 ans leur a donné raison.

Marseille-Lyon (0-3) - Comme d’habitude, l’OL dompte (trop) facilement l’OM

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Il n’aura pas fallu longtemps à Anthony Lopes pour se signaler. Au bout de 5 minutes de jeu, sa sortie pour devancer Mario Balotelli était annonciatrice d’une opposition musclée à venir avec l’Italien. Dans son style spectaculaire et à risques, l’international portugais s’est jeté dans une première rixe au milieu de la première période lorsqu’il s’est aventuré hors de sa surface pour dégager en chandelle et s’écrouler au sol suite à une touchette du buteur marseillais. Mais alors qu’il enchaînait les parades (17e, 31e, 44e), Anthony Lopes a aussi cristallisé les tensions par des interventions ponctuées de shows souvent amplifiées au vu des images.

Un triple arrêt qui a fait basculer le match

Menés par un seul but d’écart pendant de longues minutes, les Marseillais ont longtemps cru à un retour qui n’aurait pas été immérité en seconde période. Globalement dominateurs à l’heure de jeu, les coéquipiers de Florian Thauvin, entré à la pause, se sont heurtés au sauveur lyonnais qui comme souvent cette saison a fait tourner le match en faveur de son équipe. Alors qu’Ocampos se trouvait en situation d’égaliser à l’entrée de la surface, il s’est envolé pour une première parade avant de répéter le même geste à nouveau devant l’argentin puis de sortir une dernière fois pour repousser un ballon de Sakai (62e).

Un triple arrêt de grande classe qui a permis à son équipe de garder le cap et d’enfoncer le clou, comme cela arrive d’ordinaire aux équipes qui ne parviennent pas à concrétiser leur domination. Sur deux situations de contre, Dembélé (84e) puis Cornet (86e), déjà auteur du premier but des Gones, ont puni l’OM et récompensé l’immense travail de leur gardien. Car s’il est possible de quantifier l’apport des buteurs sur l’ensemble de la saison, on ne saura jamais vraiment combien de points a engrangé l’OL cette saison grâce à Anthony Lopes. Certainement une multitude. 

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