Hongrie-Belgique, la Belgique ne veut plus blaguer

Moyennement convaincante à l'occasion de la phase des poules de compétition, la Belgique veut monter en régime avec le début des 8es. Mais, sa tâche contre la Hongrie ne sera pa...

Annoncée avant la compétition comme l'un des principaux outsiders du tournoi, la Belgique n'a, jusqu'ici, pas pu faire honneur à ce rang. Ou alors pendant une mi-temps seulement lors de son deuxième match contre l'Eire (3-0). Les supporters des Diables Rouges restent donc un peu sur leur faim, mais leur déception est altérée par le fait que le tableau final du tournoi fait émerger une véritable voie royale pour la bande à Wilmots. En finissant deuxièmes de leur groupe, Hazard et consorts sont assurés d'éviter les gros bras du continent d'ici les demis. Sauront-ils cette fois faire respecter la logique ?

Les Hongrois n'ont plus rien à perdre

Avec six points pris sur neuf, quatre buts marqués et deux seulement encaissés, la Belgique présente un bilan tout à fait honnête au bout de trois matches. Mais, plus que les résultats, ce sont les contenus de ses matches qui suscitent des interrogations. Alors qu'ils étaient attendus pour marcher sur leurs opposants en faisant valoir leur incroyable potentiel offensif, les deuxièmes au classement FIFA se sont surtout révélés être comme une bonne équipe de contre. Leur efficacité dans ce domaine a même été telle que les suiveurs de l'équipe se sont demandé s'il n'était pas plus judicieux d'abandonner dorénavant le cuir à l'adversaire pour mieux le surprendre.

Naturellement, le sélectionneur a vite écarté cette éventualité. Plutôt que changer son fusil d'épaule, il a appelé ses protégés à donner encore plus, et en particulier sur le plan de l'engagement. C'était d'ailleurs le sens de son discours dans l'optique du rendez-vous contre la Hongrie dimanche. A Toulouse, les Belges auront intérêt à se montrer sous leur meilleur joueur. "Ce n'est pas une petite équipe ! Ce ne sera pas simple contre eux. Pas plus simple que de jouer contre l'Espagne ou l'Angleterre par exemple", a prévenu le technicien. Des paroles de circonstances ? Non, plutôt une mise en garde d'un coach lucide et qui mesure parfaitement le peu d'écart qu'il y a entre les sélections toujours en course dans cet Euro.

Wilmots a mis en garde les siens contre tout complexe de supériorité, mais a-t-il vraiment besoin de le faire ? Les Lukaku, Witsel et cie ont pu, eux même, voir ce que valait cette équipe magyare. Alors qu'on lui prédisait un retour rapide à la maison, celle-ci a surpris tout son monde en terminant première de sa poule et invaincue. Lors de sa dernière sortie, et malgré l'absence de quelques cadres, elle a même mené à trois reprises face au Portugal (3-3). La Hongrie a beau n'avoir plus joué un deuxième tour d'un tournoi majeur depuis 1972 elle incite le respect. Même sans la moindre star dans son effectif, elle a déjà montré bien plus que ce qu'on attendait d'elle. Tout le contraire de la Belgique.

L'homme à suivre : Kevin De Bruyne

De tous les joueurs de renom qui étaient attendus pour briller durant cet Euro, il est peut-être celui qui a le plus déçu. L'ailier de Manchester City n'a, en effet, été que l'ombre de lui-même à l'occasion des trois premiers matches de sélection. Certes, il s'est offert une passe décisive, mais son rendement global a été insuffisant. Est-ce le contrecoup de la blessure qu'il a connue au début de l'année ? Le peuple belge croise les doigts pour que ça ne soit pas le cas. S'il retrouve sur le terrain l'audace et l'insouciance qu'il a affichées devant les micros après le match contre la Suède, ça pourrait être d'un grand profit à la Belgique.

La stat du match : 3

C'est le nombre de buts inscrits par la Hongrie sur des frappes de l'extérieur de la surface depuis le début de la compétition. Aucune autre sélection ne peut se targuer d'une telle efficacité sur des tentatives lointaines. Ce total constitue, en outre, 50% des buts marqués par la bande à Storck (3/6). Seul le Pays de Galles a trouvé le chemin des filets adverses aussi fréquemment.