France-Suisse : pour les coiffeurs, vraiment ?

Après deux victoires, Didier Deschamps va devoir mixer son équipe pour une bonne gestion de son groupe, sans oublier l'enjeu d'un match pour une importante première place.

C'est presque une tradition. Après deux victoires en autant de rencontres, les sélectionneurs font généralement tourner lors du troisième match d'une phase de groupe d'un grand tournoi international. Mais cette nouvelle configuration d'un Euro à 24 équipes oblige Didier Deschamps à se frotter la tête un peu plus longtemps au moment de coucher les onze noms qui affronteront la Suisse dimanche à Lille. Car si les Bleus sont assurés de jouer les 8es de finale, ils tenteront de garder la première place du groupe A face à leurs voisins helvètes. 

Cette première place peut avoir une incidence directe sur le futur des Bleus. En cas de match nul ou de victoire dimanche, les Tricolores feront face au meilleur troisième à choisir entre le groupe C, D ou E. A l'heure actuelle, ce serait donc l'Irlande du Nord, qui dispute son premier Euro. On peut même regarder un peu plus loin pour les Français. En cas de qualification en quart de finale, ce serait alors un deuxième de groupe qui s'offrirait à eux. Il n'y aurait donc aucun premier de groupe à jouer avant une speculative demi-finale. A l'inverse, en cas de deuxième place, l'équipe de France affrontera un deuxième de groupe en 8e de finale et un premier en quart. 

Une grosse différence que Didier Deschamps a bien en tête mais qui se heurte à sa volonté de gérer un groupe de 23 joueurs. Certains n'ont pas encore joué une seule seconde dans la compétition. Si N'Golo Kanté et Olivier Giroud vont être préservés en raison d'une menace de suspension (Yohan Cabaye et André-Pierre Gignac vont donc débuter), la tentation de faire tourner dans de plus grandes largeurs existe. Doit-on faire souffler Dimitri Payet, homme providentiel de l'équipe de France lors de deux premières rencontres ? Comment changer un système défensif déjà fébrile qui a encore besoin de trouver des automatismes ? C'est bien là la grande question pour le sélectionneur. Offensivement, tous ont eu leur petit moment face à la Roumanie et après avoir mis Paul Pogba et Antoine Griezmann sur le banc, Didier Deschamps va pouvoir les réintégrer dès le coup d'envoi de France-Suisse. 

En revanche défensivement, Lucas Digne, Christophe Jallet, Eliaquim Mangala ou Samuel Umtiti ne sont pas entrés en jeu. Si les quatre ne pourront pas prétendre disputer la rencontre face à la Suisse, Didier Deschamps doit en garder sous pression car une blessure d'un titulaire peut arriver avant un match à élimination directe. Et sans aucune minute dans les jambes, son remplaçant ne serait pas placé dans des conditions optimales.

Les déclarations à retenir :

 Vladimir Petković, sélectionneur de la Suisse : "Il n'y a qu'aujourd'hui et demain qui est important pour moi. On va essayer de tirer le maximum de ce match sans penser à ce qui a pu se passer au Brésil. Je ne pense pas que cela puisse nous influencer. On va jouer avec des nouveaux joueurs, un nouveau style et on verra où cela va nous mener."

La stat' à avoir en tête :

L’équipe de France est la seule, parmi les 24 participants à l’EURO 2016, à avoir gagné tous ses matches en 2016 (6/6). Un 7e succès marquerait sa meilleure série depuis ses 14 victoires de suite de mars 2003 à février 2004.

La composition probable de l'équipe de France : 

Loïc Tanzi, à Lille 

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