CdC - Pas un drame pour l'Espagne

L'Espagne s'est inclinée lors la finale de la Coupe des Confédérations face à une équipe brésilienne bien plus entreprenante.

Inexistante face au Brésil, l'Espagne rentre chez elle la tête basse. Bien basse. En plus de ne pas avoir rajouté la Coupe des Confédérations à son palmarès, la Roja n'a jamais vu le jour face au Brésil dimanche soir. But encaissé dès la deuxième minute, incapacité à créer le danger, penalty manqué (merci Ramos !), carton rouge pour Pique... La soirée a tourné au cauchemar. En bref, l'Espagne n'a pas existé face à une redoutable Seleçao. Résultat ? Un 3-0 qui pourrait bien faire redescendre les hommes de Vicente Del Bosque sur terre. A un an de la Coupe du monde, ils ont pu se rendre compte que conserver leur titre ne sera pas chose aisée. Le Brésil de Neymar, l'Argentine de Messi ou encore l'Italie de Buffon seront des adversaires redoutables.

"Nous viendrons défendre notre bien"

Pourtant, au lendemain de cette défaite au Maracana, les Espagnols ne semblaient pas plus inquiets que ça. Bien au contraire. Pas question de parler de passation de pouvoir. L’heure n’est pas à la remise en cause et ils n'ont pas fini de régner si l'on en croit Fernando Torres. " Tout le monde pense que l'Espagne doit toujours gagner, atteindre toutes les finales, mais ça ne se passe pas comme ça. Ce que nous faisons, c'est très difficile. C'est impossible de gagner tout le temps", explique le buteur de Chelsea sur Fifa.com. "L'année prochaine, nous serons de retour ici en tant que champions du monde et nous viendrons défendre notre bien. Nous sommes champions du monde, doubles champions d'Europe. Personne n'a réussi à remporter les trois compétitions de rang avant nous. L'année prochaine, nous viendrons pour décrocher un quatrième titre".

Si le Brésil a donné une véritable claque à la Roja, mettant fin à sa série impressionnante de 29 matchs compétitifs sans le moindre revers, du côté de la presse ibérique, pas de quoi s'affoler non plus. Du moins, si on s'arrête aux gros titres. Une Espagne humiliée, peut-être, mais loin d'être à terre. Bien que les médias saluent la supériorité de la Seleçao et de Neymar, l'état d'esprit est surtout à la revanche. Marca et AS se tournent même déjà vers le futur, titrant "nous reviendrons" sur leur UNE respective. Enterrer la bande à Vicente Del Bosque trop vite serait une grave erreur. En feuilletant les pages des quotidiens, certains journalistes se montrent tout de même un peu plus critiques, parlant de "cauchermar", "de "véritable enfer" ou encore d'une "Roja méconnaissable". 2013 n'aura pas été une année prolifique pour le football espagnol. Après les échecs du Barça et du Real en demi-finales de la Ligue des Champions face aux Allemands du Bayern et de Dortmund, la suprématie espagnole est plus que jamais remise en question. Une chose est sûre, au Brésil en 2014, les Champions du monde en titre feront tout pour prouver qu'ils ne sont pas - encore - morts.