Belgique, l’art du coaching payant signé Wilmots

La Belgique n’évolue pas à son véritable niveau, mais il faut reconnaitre que Marc Wilmots a du flair et maitrise l’art du coaching payant. Explications.
Depuis le début de la compétition, la Belgique essuie de nombreuses critiques. Après une campagne de qualification plus que séduisante (8 victoires, 2 nuls pour aucune défaite), les Diables Rouges ont été placés dans la catégorie “outsider” de cette vingtième Coupe du monde. Le problème, c’est que les hommes de Marc Wilmots peinent à assumer leur statut.

D’ailleurs l’un des joueurs les plus expérimentés de cette sélection, Daniel Van Buyten, explique que la jeunesse est peut-être l’une des raisons du jeu laborieux proposé par l'équipe. "Nous sommes la plus jeune équipe. J'essaye de parler beaucoup avec les jeunes afin qu'ils soient libérés. Ce n'est pas toujours facile de rester cool et calme, car il y a l'enjeu. C'est la Coupe du Monde, ce n'est pas évident. Mais j'espère que le prochain match va bien se passer et que les jeunes seront à l'aise pour donner le meilleur d'eux-mêmes". Même si les 3 victoires acquises en phase de poules l’ont été à l’arrachée, il subsiste néanmoins des éléments positifs à retenir.

Un banc décisif

Le jeu proposé par la Belgique est poussif mais Marc Wilmots possède des individualités capables de faire basculer le score d’un match. Si les Diables Rouges ne possèdent pas la meilleure attaque, détenue par les voisins néerlandais, ils disposent d’un banc extrêmement décisif. Lors de la première rencontre, les Belges, menés par l’Algérie, ont dû attendre les entrées de Dries Mertens et de Marouane Fellaini pour prendre l’avantage et remporter cette première manche. Le même phénomène s'est produit cinq jours plus tard au Maracana face à la Russie. Le sélectionneur des Rouge et Noir fit entrer le jeune Divock Origi, qui ne mit qu’une demi-heure pour se mettre en évidence et marquer le but de la victoire.

Le huitième de finale face aux États-Unis n’a pas échappé à la règle, malgré un excellent Tim Howard dans les buts des Yanks. Romelu Lukaku, discret depuis le début du Mondial, est entré en jeu pour “frapper à deux reprises”. Une première fois, il est passeur sur l’ouverture du score de Kevin De Bruyne. Il s’offre ensuite son premier but en Coupe du monde. “Le coach m’a fait signe que j’allais entrer pendant la prolongation. Dès que je suis entré sur le terrain, j’ai su qu’aujourd’hui ça allait rentrer. Ça fait plusieurs matches que le banc fait la différence, ça veut dire que tout le monde apporte sa part.

Sur les quatre matches disputés par les partenaires d’Eden Hazard, 4 buts (sur les 6 marqués) ont été inscrits par des joueurs remplaçants au coup d’envoi. Désormais, il n’est pas impossible que des joueurs demandent à Wilmots de débuter le quart de finale face à l’Argentine sur le banc...il faut croire que cela porte chance.