Le Barça à la recherche du nouveau Larsson

Le champion d'Europe pourrait se renforcer lors du mercato hivernal en enrôlant un attaquant supplémentaire. Robin van Persie tiendrait la corde.

"Nous devons être préparés pour n’importe quelle situation." C’est par ces mots que Robert Fernandez, secrétaire technique du Barça, a exprimé au micro de BeIN Sports la volonté de voir le champion d’Europe être actif à l’occasion du prochain mercato hivernal. Une volonté amplifiée par l’incroyable mauvaise série de blessures qui touche l’effectif. Jugez plutôt, la formation de Luis Enrique a subi 16 blessures en seulement trois mois de compétition ! Et pour ne rien arranger, les recrues Arda Turan et Aleix Vidal ne peuvent pas jouer jusqu’en janvier. C’est dans ce contexte-là que densifier son banc devient nécessaire pour le Barça d’autant plus que l’équipe a été impliquée dans quatre compétitions en plus de la Coupe du monde des clubs en décembre, sans compter la tournée estivale américaine.  

Pour autant, seul un renfort est susceptible d’arriver en Catalogne, un attaquant pour suppléer tant quantitativement que qualitativement la MSN. La presse locale a même baptisé le nom de cette recherche : le nouveau Larsson. Une référence à l’ancien international suédois arrivé au Camp Nou à l’été 2004 en tant que joker et décisif lors de la finale de la Ligue des champions 2006 face à Arsenal avec deux passes décisives qui avaient permis à sa formation de renverser le score dans le dernier quart d’heure. Dix ans plus tard, le Barça signerait pour le même scénario le 28 mai 2016 prochain à San Siro. 

Une recrue offensive à coût peu onéreux, leitmotiv du Barça ?

Dans sa quête de l’attaquant, le quintuple champion d’Europe a paradoxalement moins de marge de manœuvre qu’on ne pourrait le penser. Interdit d’enregistrer des nouveaux joueurs lors de deux mercatos successifs, il devrait donc avoir toute la latitude pour dégainer le chéquier. Il n’en est rien. Aussi paradoxal soit-il, le FC Barcelone qui a annoncé le 25 octobre dernier un budget record de 633 millions d’euros, soit le deuxième de la planète foot, doit se serrer la ceinture pour voir débarquer une recrue.

En effet, sa masse salariale représente 70% de ses recettes, le seuil maximum autorisé par une LFP espagnole intransigeante. La saison précédente, elle avait refusé à Getafe l’inscription du joueur Pedro Leon pour ce motif. Recruter à un prix conséquent un attaquant comme Nolito, buteur du Celta Vigo courtisé par Luis Enrique, pourrait donc entraîner des départs.

Et lorsqu’on sait que le mercato hivernal est propice à des légers réajustements et que les salaires des éventuels partants (Adriano, Mathieu, Douglas) peuvent poser problèmes à d'éventuels clubs intéressés, le Barça pourrait être entraîné dans un cercle vicieux qui ne renforcerait pas le banc. Raison pour laquelle un prêt à court terme d’un attaquant expérimenté est plus probable.

Van Persie, le favori ?

Il y a une idée en adéquation avec ce que souhaite Luis Enrique qui a érigé le pragmatisme en modèle depuis son arrivée au Camp Nou en juin 2014. Les recrutements de Claudio Bravo, Jérémy Mathieu ou Arda Turan, joueurs ayant un certain vécu et très vite compétitifs, allant dans ce sens. A ce jeu-là, Robin van Persie fait figure de favori selon la presse catalane. En disgrâce dans son nouveau club, Fenerbahçe, où il n’est pas en odeur de sainteté, le vice-champion du monde 2010 répond cependant au portrait-robot de l’attaquant voulu. On parle d’un buteur qui a joué 81 matches sur la scène européenne. Un gage de compétitivité pour un attaquant qui affiche aussi de la régularité en termes de buts.

"S'il devait être transféré à Barcelone, ça serait une bonne chose pour lui. Il faut lui donner sa chance. C’est un joueur qui peut jouer à ce niveau", s’enthousiasmait l’entraîneur de l’Ajax Frank de Boer avant la rencontre de son équipe face à Fenerbahçe en Europa League il y a 15 jours.

Une rencontre qui a été supervisée par Robert Fernandez, le secrétaire technique en personne. Un prêt pourrait satisfaire les trois parties. Fenerbahçe se délesterait d’un attaquant qui affiche ostensiblement son mal-être auprès de son entraîneur Vitor Pereira, et Barcelone aurait derrière sa MSN une alternative à court terme que ne représente pas pour l’instant Munir et Sandro, décevants en l’absence de Messi depuis deux mois.

Enfin pour Van Persie, ce serait une occasion inespérée de se relancer dans un très grand club capable de remporter la Ligue des champions, titre qu’il n’a jamais remporté au cours de sa carrière. A une seule reprise, il a été proche de remporter le trophée continental en 2006. Mais c’est du banc qu’il avait vu Barcelone et Larsson en décider autrement.

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