DÉBAT l La Liga a-t-elle surpassé la Premier League ?

La Liga ou la PL ? La PL ou la Liga ? Lequel de ces deux championnats est le meilleur ? Deux de nos journalistes lancent le débat.

GOAL Par Naïm Beneddra et Laetitia Jacquesson

Il est impossible d'affirmer avec certitude quel championnat est le meilleur. La Liga et la Premier League cumulent les différences, notamment au niveau du jeu proposé, alors la réponse dépend avant tout de la sensibilité de chacun.

Si auparavant il y avait un fossé de creusé, force est de constater que le championnat espagnol, depuis quelques années, écrase toute concurrence. Alors la Liga est-elle devenue supérieure à la Premier League ? Deux journalistes de la rédaction de Goal en débattent.

OUI, LA LIGA EST MEILLEURE QUE LA PREMIER LEAGUE
Naïm Beneddra :"Les plus grandes stars évoluent en Espagne"

A quoi juge-t-on qu’un championnat est meilleur qu'un autre ? Il existe de nombreux critères qui peuvent être pris en compte, mais celui qui semble être le plus important concerne le pedigree des joueurs qui y évoluent. Et, à ce titre, il est quand même difficile de faire mieux que l’Espagne, où l’on retrouve les deux individualités qui se sont partagées tous les Ballons d’Or depuis 2008 en l’occurrence Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. C’est une réalité et nul ne peut la contester.

En plus de CR7 et du génie argentin, la Liga porte en son sein le dernier buteur de la Coupe du Monde au Brésil, à savoir James Rodriguez, mais aussi les stars sud-américaines que sont Luis Suarez et Neymar. Tout ce beau monde a choisi l’Espagne pour y exercer son talent, alors qu’il avait possibilité de s’installer de l’autre côté de la Manche. Certains, à l’instar de Ronaldo, de Bale et de Suarez, ont même opté pour la Primera Division pour y poursuivre leur progression après avoir atteint le sommet en Angleterre. Si ce n’est pas la preuve d’une compétitive et d’une attractivité hors norme alors qu’est ce qui peut l’être ? 

Des observateurs ne manqueront probablement pas de souligner que la Liga est une compétition bipolaire et que, de fait, elle est ennuyeuse à suivre par rapport au championnat de son voisin du nord. Certes, le Real Madrid et le Barça sont au-dessus du lot et se partagent tous les trophées, mais ça serait oublier que Valence, l’Atletico et le FC Séville font plus que de la figuration et leur bon rendement sur la scène continentale est là pour le prouver.

D’accord, il est plus tentant de regarder un Norwich-Crystal Palace qu’un Grenade-Almeria car le spectacle risque d’être meilleur pour la première affiche. Mais dire que le spectacle est meilleur ne veut pas forcément dire que le niveau est plus élevé. Si la moyenne des buts est plus importante et que les attaquants ont plus de possibilités d’expression, c’est aussi dû à la fébrilité et au manque de rigueur des défenses. Autrement, les plus grands techniciens et les principaux manieurs du ballon auraient tous comme premier souhait d’aller jouer en Premiership. Or, globalement c’est du côté de l’Espagne qu’ils rêvent tous d’évoluer. 

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NON, LA PREMIER LEAGUE RESTE AU DESSUS
Laetitia Jacquesson :"la Premier League donne des frissons de la première à la dernière seconde"

Il serait mensonger de dire que la Liga se résume au Barça et au Real. Ces deux géants dominent bien évidemment le football espagnol mais Séville, l'Atletico ou encore Valence sortent également leur épingle du jeu dernièrement. Sauf que la Liga n'est pas, pour autant, supérieure à la Premier League.

En Angleterre, il y a beaucoup plus d’homogénéité. Il n'est pas rare de voir un "petit" club, même au bord de la relégation, vaincre un cador. En cela réside toute la beauté de ce championnat. Sa combativité, le suspense qui s'en dégage, le style de jeu excitant. La PL donne des frissons de la première à la dernière seconde et monte très souvent en intensité. Il y a d'ailleurs énormément de buts marqués dans les 15 dernières minutes (21% la saison passée contre 13% lors des 15 première).

Les meilleurs joueurs du monde évoluent en Liga mais portent soit le maillot catalan, soit le maillot madrilène. En Premier League, plusieurs équipes (Man United, Man City, Arsenal, Chelsea, Liverpool et même Tottenham) se partagent les gros joueurs. Même ceux qui n'ont plus été champions depuis de nombreuses années comme les Gunners ou les Reds. Ces clubs ont une histoire, un passé, une aura, qui leur permettent d'attirer du beau monde. Xherdan Shaqiri qui signe dans un club comme Stoke City par exemple, ça n'arrive qu'en Premier League.

Grâce à la répartition des droits TV, les petits peuvent également se permettent des folies, toutes proportions gardées, sur le marché des transferts et le championnat n'en est que plus intéressant. Le fossé va encore se creuser dans les années à venir avec  la renégociation des droits TV en Angleterre pour 2016- 2019. Le dernier du championnat devrait toucher pas moins de 136 millions d'euros, soit presque autant que les deux géants espagnols et le premier (le champion d'Angleterre) récoltera 210 millions d'euros.

En PL, il y a également de nombreux gros matches et derbies palpitants. Chelsea, City, Arsenal, United, Liverpool, Tottenham, Everton... Chaque fois que ces équipes se rencontrent, c'est considéré comme un choc. En Espagne, pour ceux qui ne suivent pas particulièrement le championnat, le seul vrai choc de la saison se nomme Clasico.

Le Real Madrid et le Barça possèdent les meilleurs individualités, sans nul doute, mais le football est un sport d'équipe et l'ensemble des clubs de PL est largement au dessus de ceux de la Liga. Alors du point de vue du championnat, suivre la Premier League est largement plus enrichissant et passionnant.

La Premier League, aussi imprévisible qu'intense, offre toujours des saisons palpitantes et disputées. Elle fait battre nos coeurs plus vite, plus fort et donne le frisson à ses supporters qui vivent, mangent (boivent !) et respirent football.

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LE VERDICT EN STATISTIQUES

Pour y voir plus clair, Goal vous propose de vous pencher sur quelques statistiques récentes des deux championnats...


GOAL L'AFFLUENCE DANS LES STADES / SAISON 2014-2015                 


L'avis de Laetitia Jacquesson : L'Angleterre, c'est le pays du football. Il n'y a pas besoin de s'appeler Liverpool ou Manchester pour sentir de la ferveur. Les supporters des plus petits clubs (même dans les divisions inférieures) se déplacent en masse pour venir soutenir leur équipe. La saison passée, seuls quatre clubs de PL ont eu une affluence moyenne inférieure à 30 000 (et ils ne sont d'ailleurs pas très loin derrière). En Liga, il y en a eu 15. Sans parler qu'il est impossible de retrouver l'ambiance qui se dégage de stades comme Selhurst Park (Crystal Palace), Britannia Stadium (Stoke City) ou pour les plus connus Anfield (Liverpool) en Espagne. C'est aussi ça la beauté de ce sport.

L'avis de Naïm Beneddra : En terme d’affluence et de personnes présentes dans le stade, la Premier League est au-dessus. Mais qu’est-ce que ces chiffres signifient au juste ? Qu’il y a plus de passion en Angleterre qu’en Espagne ? Ce n’est pas du tout sûr quand on compare les situations sociales des deux populations. Les Anglais ont assurément plus de moyens pour suivre régulièrement leurs équipes préférées et se rendre aux stades. Les Espagnols se remettent à peine d’une crise économique qui les a beaucoup touchés. Le fait que les enceintes de foot sont moins remplies ne veut, à mon avis, pas dire que leur engouement est moindre. Si ça avait été le cas, il n’y aurait pas eu de rivalités aussi importantes entre certains clubs. Des rivalités qui prennent parfois des dimensions politiques et identitaires, chose que l’on ne retrouve pas en Angleterre. Et cela permet de situer le degré de passion qui caractérise les ibériques.

VERDICT    LIGA : 0     ll    PREMIER LEAGUE : 1

GOAL LA LIGA ET LA PREMIER LEAGUE EN COUPES D'EUROPE DEPUIS 2010


L'avis de Laetitia Jacquesson : À ce niveau, il n'y a pas photo. La Liga écrase la Premier League. Depuis 2010, les Espagnols sont bien plus représentés en Europe que les Anglais qui échouent souvent en huitièmes ou quarts de finale et peinent à avancer plus loin dans la la compétition.

Alors les équipes espagnoles sont-elles plus fortes que les anglaises ? Pas nécessairement. Seuls le Barça et le Real ont d'ailleurs remporté la Ligue des champions alors que cinq clubs anglais ont déjà soulevé la Coupe aux grandes oreilles (Chelsea, Man Utd, Liverpool, Aston Villa et N. Forest quand elle s'appelait encore Coupe des clubs champions européens).

De nombreux facteurs entrent en compte quand il s'agit de coupes européennes. La chance, les blessures et autres. Les clubs anglais n'ont pas été chanceux ces dernières années lors des tirages au sort. Lors de la saison 2009-10, MU héritait du Bayern et Arsenal du Barça en quarts. En 2012-13, dès les huitièmes, les Mancuniens se prenaient le Real et les Gunners le Bayern. Sans parler que les Anglais sont parfois tombés ensemble, comme Manchester United-Chelsea en 2011 en quarts de finale.

En dernier, et pas des moindres, il y a également la question de l'argent. Grâce aux droits TV, la PL récolte des sommes faramineuses. Plus un club est placé haut dans le classement, plus il gagne. Il n'est pas illogique de penser que les clubs anglais privilégient donc le championnat aux Coupes européennes, surtout quant on sait qu'en 2016-2017, le dernier de la Premier League touchera 2,2 fois plus que vainqueur de la C1 2014 (imaginez alors l'Europa League !).

L'avis de Naïm Beneddra : Pour évaluer la compétitivité d’un championnat, il est compliqué de faire abstraction des résultats qu’obtiennent ses représentants en Coupes d’Europe. Or, de ce point de vue-là, la Premier League ne peut se targuer d’être le premier de la classe. Elle en est même assez loin, contrairement à la Liga, dont les équipes déçoivent rarement sur la scène continentale. En Ligue des Champions, comme en Ligue Europa, les formations ibériques n’ont d’ailleurs laissé échapper aucun trophée ces deux dernières années. Face à une telle hégémonie, les Anglais ne peuvent que s’incliner. En dépit de tout leur pouvoir financier, ces derniers accusent un retard colossal, symbolisé par un chiffre : une seule place conquise (sur les 24) en quarts de la Ligue des Champions depuis trois ans.

VERDICT         LIGA : 1     ll    PREMIER LEAGUE : 0

GOAL LES BUTS / SAISON 2014-2015                       


  LIGA PREMIER LEAGUE
  Buts 1009 975
  Moyenne de buts/match 2,66 2,57
  Hat-trick 21 10
  Meilleur buteur Cristiano Ronaldo (48) Sergio Agüero (26)
  Plus gros score Deportivo 2–8 Real Madrid
Real Madrid 9–1 Granada
Real Madrid 7–3 Getafe
Everton 3–6 Chelsea
  Plus large victoire Real Madrid 9–1 Granada Southampton 8–0 Sunderland

L'avis de Laetitia Jacquesson : Il y a eu un peu plus de buts en Liga la saison passée. C'est un fait. Les scores fleuves ne sont pas rares alors qu'en Premier League, voir un 8-0 n'est pas si courant. Une dizaine d'équipes espagnoles n'ont pas d'armes pour lutter et se prennent souvent des valises. Surtout quand il y a Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo en face. 5 hat-tricks pour le premier, 8 pour le second. Rien que ça. C'est moins le cas en Premier League en raison d'un championnat qui se veut plus homogène et où il y a moins d'écarts de niveau avec les grandes équipes. Ce qui rend le championnat, à mon sens, plus intéressant.

L'avis de Naïm Beneddra : On dit de l’Angleterre que c’est un championnat très ouvert où les spectateurs en ont toujours pour leur argent. Pourtant, et contrairement aux idées reçues, c’est en Espagne qu’on marque plus de buts et les chiffres sont là pour le prouver. Ce n’était pas le cas il y a quelques années, mais à présent toutes les équipes préfèrent produire un football ambitieux, quitte à se prendre de grosses déroutes. De plus, en Liga, on cherche constamment à construire les actions au sol, alors qu’en Premiership, bien que l’époque du kick & rush soit désormais révolue, le taux de buts sur coups de pied arrêtés reste important et cela trahit un rythme de jeu moins soutenu. 

VERDICT        LIGA : 1     ll    PREMIER LEAGUE : 0

GOAL LES DÉPENSES AU MERCATO DEPUIS 2010            


L'avis de Laetitia Jacquesson : A chaque mercato, c'est la même histoire. Les clubs anglais sortent le chéquier et dépensent des sommes folles pour s'offrir les joueurs souhaités. 1,05 milliard d'euros ont été dépensés l'été dernier contre 530 millions d'euros pour la Liga selon le cabinet Deloitte.

Les droits TV sont tellement importants en Angleterre qu'ils permettent de dépenser sans compter (et ils vont encore augmenter !). Lors de la saison 2014-15, Chelsea s'est vu reverser 138,6 millions d'euros alors que les "moins bien payés", les Queens Park Rangers, ont perçu une somme à hauteur de 90,8 millions d'euros. Il faut bien comprendre que seulement 13,8 millions d'euros ont été reversés à l'équipe tout en bas de la liste en Liga.

L'écart entre le premier et le dernier n'est pas si important et c'est l'une des raisons qui rend le championnat anglais si homogène. En Espagne, c'est tout le contraire. Le Barça (160M€) et le Real Madrid (156,8M€) touchent des sommes colossales et le reste se partage des miettes. Il y a tout de même 146,2 millions d'euros d'écart entre le premier et le dernier en Liga la saison passée. Difficile, dans ces cas-là, d'avoir un championnat intéressant et compétitif.

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L'avis de Naïm Beneddra : Lorsqu’il s’agit de mettre la main à la poche et renforcer leur effectif, les dirigeants des clubs anglais font montre d’une grande générosité. Mais, il n'est pas nécessaire d’être un spécialiste en économie pour comprendre pourquoi. Leur marge de manœuvre est beaucoup plus importante dans ce domaine en raison de l’aisance dont ils jouissent sur le plan financier. Et cette situation risque de s’amplifier avec le temps. Néanmoins, recruter beaucoup n’implique pas nécessairement recruter bien. Et il y a de très nombreux exemples d'investissements faramineux qui se sont soldés par de cuisants échec (Carroll, Torres, Mangala et Di Maria). Alors qu’en Espagne, à l’exception du cas Illarramendi, il n’y a pas eu de flops immenses lors des cinq dernières années. De plus, si les Ibériques achètent pour moins cher, c’est peut-être aussi parce qu’ils sont de meilleurs négociateurs.

VERDICT        LIGA : 0     ll    PREMIER LEAGUE : 1

GOAL L'ÉCART DE POINTS DEPUIS 2010                  


Saison 2014-2015 Saison 2013-2014
 1 Barcelona 94
 2 Real Madrid 92
 3 Atlético 78
1 Chelsea  87
2 Man City     79
3 Arsenal 75
 1 Atlético 90
 2 Barcelone 87
 3 Real Madrid 87
1 Man City 86
2 Liverpool 84
3 Chelsea 82
Saison 2012-2013 Saison 2011-2012
 1 Barcelone 100
 2 Real 85
 3 Atlético  76
1 Man United 89
2 Man City 78
3 Chelsea 75
 1 Real 100
 2 Barcelone 91
 3 Valence 61
1 Man City 89
2 Man United 89
3 Arsenal 70
Saison 2010-2011 Saison 2009-2010
 1  Barcelone 96
 2 Real 92
 3 Valence 71
1 Man United 80
2 Chelsea 71
3 Man City 71
 1 Barcelone 99
 2 Real  96
 3 Valence 71
1 Chelsea 86
2 Man United 85
3 Arsenal 75

L'avis de Laetitia Jacquesson : En Premier League, tout le monde peut battre tout le monde. Le championnat est beaucoup plus compétitif et dense. En Liga, c'est très rare que le Barça et le Real perdent des points. Cela se voit à la fin de la saison. Alors que les premiers du championnat anglais n'atteignent pas les 90 points, ceux d'Espagne ne sont jamais en dessous. En 2012 et 2013, le Real et le Barça ont même fait une saison à 100 points. L'écart avec le 3e est également bien plus important, presque 40 points entre le Real et Valence en 2012 ! Seul la saison 2013-2014 déroge à la règle, celles ou l'Atletico a été sacré champion. Le Barça et le Real se sont d'ailleurs partagés les deux premières places du championnat 10 fois en 11 ans. Au niveau du suspense, il y a mieux.

L'avis de Naïm Beneddra : En Espagne, il y a le Barça, le Real et les autres. C’est une évidence qu’il est difficile de contester même s’il y a eu le sacre de l’Atletico en 2014. En Angleterre, la bataille pour le titre concerne plus d’équipes. Mais, la question que l’on pourrait se poser c’est est-ce que les Chelsea, Man United, Arsenal ou City feraient mieux que les Atletico, Séville et Valence en Espagne. Pas sûr. De plus, le fait que depuis 2009 et le 18e titre de MU, il n’y a pas eu un champion qui a réussi à préserver son titre, ou alors une équipe qui a terminé pendant toute cette période sur le podium, c’est la preuve qu’il y a un manque au niveau de la régularité. Et lorsque la constance n’est pas au rendez-vous, il est inopportun de parler d’une progression générale, indépendamment du niveau de la concurrence.

VERDICT         LIGA : 0     ll    PREMIER LEAGUE : 1

Il est difficile de départager ces deux championnats. Ce qui est déjà certain c’est que ce sont bien les deux meilleurs d’Europe. Quant à trancher lequel est meilleur, c’est un exercice compliqué et auquel il est impossible de s’adonner sans une analyse totalement objective de la question. Pourquoi ? Parce que des deux côtés on possède suffisamment d’atouts pour séduire et les quelques défauts passent presque inaperçus devant les innombrables avantages qu’il y a de l’autre côté de la balance.

Malgré tout, on prend le risque de se mouiller en faisant un choix. Au vu de tous les points traités et les arguments avancés plus haut, c’est la Premier League qui sort victorieuse de ce duel. Mais aux points uniquement tant l’opposition était indécise. Ce qui a fait la différence dans notre jugement ? Peut-être le charme so british, mais aussi et surtout la richesse de l’ensemble de ses 20 clubs et on n’évoque pas là uniquement le côté financier, mais aussi celui de l’histoire et de ferveur.