ANG, Man United - Pourquoi Rooney a changé d’avis

Sans même avoir eu le besoin de jouer, Wayne Rooney a défrayé la chronique cette semaine en Angleterre. L’international anglais a fait la une de tous les journaux, en déclarant qu’il quitterait Man United avant de se raviser et signer un contrat en or avec les Diables Rouges. Une volte-face aussi inédite que surprenante mais qui n’est pas sans explication.
Comment en moins de 24 heures peut-on passer d’une position extrême à une autre ? Telle est la question que sont certainement posés tous les anglais ce vendredi lorsqu’ils ont appris que Wayne Rooney paraphait un nouveau bail avec les Diables Rouges, deux jours seulement après avoir clamé haut et fort qu’il ne voulait plus jouer dans ce club. Un revirement de situation déjà vécu dans le monde du football professionnel, mais pas en un laps de temps aussi court. Il y eut des attestations selon lesquelles tout ça était calculé. Que le Golden Boy a fait du chantage pour obtenir ce qu’il exigeait en terme de modalités de prolongation, en se servant notamment des médias. Mais ce ne sont que des supputations et en exceptant ce genre de considérations, on trouve malgré tout d’autres explications à cette volte-face parti pour rester dans l’histoire.

Son départ semblait inévitable

Pour mieux comprendre le scénario final de cette histoire, il n’est pas inutile de se remémorer ses données initiales. Ainsi, il faut presque remonter au mois d’août dernier pour trouver trace d’un désamour naissant de Rooney envers le club il doit tout. N’étant que peu séduit par ce que David Gill, le directeur exécutif du club, lui proposait, il avait fait le choix de bloquer les pourparlers en vue d’une prolongation. A l’époque, il n’était pas vraiment question pour lui de partir, mais son mauvais début de saison, symbolisé par un seul but marqué en six matches, ont contribué à faire dans son esprit l’idée d’un divorce. Au fil des semaines, il y pensait de plus en plus sérieusement et il attendait seulement le moment idéal pour se rebeller. Ce moment est survenu lorsque Sir Alex Ferguson avait menti sur son état de santé pour prétexter le fait qu’il l’ait laissé à l’écart lors d’un match de championnat.

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Aussi surprenant que cela puisse paraître, et à un peu à l’image de ce qu’a fait l’Equipe de France avec Raymond Domenech en juin dernier, Wayne Rooney a laissé son manager étaler au public sa décision de partir. C’était mardi dernier, à la veille d’un match de Ligue des Champions contre Bursaspor. Dépité, presque désabusé, le technicien écossais a difficilement trouvé les mots pour « officialiser » la fin d’une histoire. Toutefois, il n’a pas été le seul à clamer son « incompréhension ». Ce fut aussi le cas de tous les supporters du club. Ces derniers se sont même montrés beaucoup plus sévères envers l’ancien Toffee. Irrités par son manque de gratitude, ils l’ont traité de tous les noms le lendemain de la nouvelle. Des banderoles particulièrement blessantes ont d’ailleurs été aperçues dans les tribunes d’Old Trafford lors de ce match de Coupe d’Europe. A ce moment là, il y avait très fort à parier que le point de non-retour a été atteint et on n’imaginait pas une seconde Rooney capable de se rétracter.

Joel Glazer, l'homme qui a fait changer d'avis Wayne Rooney

Un appel téléphonique a tout changé

Après en avoir usé pendant de longues années sur le terrain, Rooney a réservé un contre-pied dans les coulisses. Son plus grand. Vendredi, il décidait, à la stupeur générale, de changer d’avis et de clamer fidélité à Man United. Plusieurs événements se sont passés entre-temps, comme la publication par des différents tabloïds de toutes les éventuelles retombées négatives de son possible départ vers un club rival, des protestations de fans auprès de sa demeure familiale ou encore des discussions avec certains de ses proches. Néanmoins, aucun d’entre eux, ne semblait justifier le fait qu’il soit revenu sur sa décision. Il a donc fallu aller fouiller dans l’intimité du club pour pouvoir deviner comment un footballeur a-t-il pu prolonger un contrat avec son équipe à peine 48 heures après avoir juré de ne plus porter ses couleurs, et en déplorant, en outre, que les ambitions de ses responsables n’étaient plus en conformité avec les siens.

Selon des sources bien informées, c’est une simple conversation téléphonique avec Joel Glazer, l’un des co-propriétaires de MU, qui a fait que Rooney a revu radicalement sa position. L’homme d’affaire américain l’aurait appelé jeudi pour lui demander de rester, en lui donnant, par la même occasion, toutes les assurances d’un avenir meilleur pour son club. S’il n’a pas immédiatement oui, le natif de Liverpool a alors commencé à envisager pour la première fois la prolongation de son contrat et la possibilité de rester mancunien à vie. Pour le convaincre que c’était bel et bien la meilleure solution, il suffisait alors juste que David Gill fasse un « petit » effort en proposant à sa star le meilleur contrat qui n’ait jamais existé dans le monde du football (Rooney a prolongé jusqu’en 2017 avec un salaire revalorisé à 300000€ par semaine). Comme quoi, il faut parfois juste un beau parleur et un juteux chèque pour changer d’avis les plus inflexibles.

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