Essien : "Le kiné du Milan m'a appelé pour me dire que j'avais Ebola"

Le milieu de terrain ghanéen a été victime d'un canular Twitter. Il raconte comment il a vécu cette mauvaise blague.

Dans un entretien accordé à The Guardian, Michael Essien, qui fête ses 32 ans ce mercredi, revient sur le canular dont il a été victime.

"La chose la plus mémorable de cette dernière année n’a pas été la plus plaisante. Je pense à ce canular Ebola"

"C’était un dimanche. Je m’entraînais normalement ce matin-là et je suis rentré à la maison l’après-midi pour me reposer et me détendre. Puis j’ai reçu l’appel du kiné du Milan AC qui m’a dit qu’une information circulait comme quoi j’avais Ebola. J’ai dit : « Comment je peux avoir Ebola ? Tu m’as vu ce matin à l’entraînement donc tu veux dire quoi par le fait que j’aie Ebola ?"

"Quelques minutes plus tard, mes représentants m’ont envoyé des messages Twitter sur le canular et sur les sites sur lesquels la blague circulait. On a rigolé dessus puis on est passés à autre chose. Mais 45 minutes-1  heure plus tard, c’était devenu une information mondiale et je recevais des messages de mes amis, ma famille ou de diverses personnes me demandant comment j’allais"

"Je recevais des messages de bon rétablissement et j’ai réalisé que je devais faire quelque chose pour stopper tout cela. Donc, ensemble avec le Milan AC et mes représentants, on a publié un communiqué annonçant clairement qu’il s’agissait d’un canular et qu’il n’y avait aucune vérité dans cette rumeur d’Ebola. Puis le soufflé a commencé à retomber. Néanmoins, il a fallu environ deux jours pour que les gens cessent d’en parler"

"Je ne dirai pas que j’ai paniqué mais ce n’était pas une expérience agréable. Ma famille avait peur pour moi à Londres et au Ghana. Ma mère m’a appelé deux fois le lendemain du canular pour savoir si j’allais bien. Je n’apprécie pas que ma mère soit stressée donc ça n’a pas été une bonne expérience et ce n’est pas juste par rapport à ceux qui souffrent réellement d’Ebola. Ce n’est pas une blague et les gens doivent le comprendre"