PSG, Augustin est en position de force alors que Dortmund et Tottenham visent 2018

Sous contrat jusqu'en 2018 avec le Paris Saint-Germain, Jean-Kevin Augustin passe les étapes avec succès depuis le début de sa carrière. Sa situation n'est pourtant pas si nette.

Cet été, beaucoup n'ont pas compris le choix du Paris Saint-Germain de ne pas recruter d'attaquant axial pour pallier le départ de Zlatan Ibrahimovc. Avec le seul Edinson Cavani, comme joueur expérimenté à ce poste, Paris s'est avancé vers une saison que personne ne veut qualifier de "transition". Les raisons ont été expliquées : il a fallu laisser les mains libres à l'Uruguayen, qui attendait de pouvoir jouer dans l'axe depuis des années. Le PSG n'a jamais trouvé le profil idéal pour venir compléter son effectif qualitativement, sans mettre trop de pression sur son n°9. À côté de ça, les dirigeants parisiens ont voulu mettre en avant Jean-Kevin Augustin, champion d'Europe avec les moins de 19 ans cet été et produit de l'académie du Camp des Loges.

Brillant avec les U19, Jean-Kévin Augustin veut percer à Paris

Après cinq mois de compétition, la donne a changé dans la capitale. Cet hiver, Patrick Kluivert, le directeur du football au PSG, cherche un buteur, toujours avec un profil capable de venir suppléer Edinson Cavani sans trop lui mettre de pression. La possibilité de prêter Jean-Kevin Augustin a alors été avancée. Durant le mercato hivernal et estival 2016, l'attaquant a eu les opportunités de quitter temporairement Paris. En janvier dernier, Angers s'était concrètement positionné, avant que le joueur ne refuse de quitter la capitale, estimant qu'il progresserait plus aux côtés de Zlatan Ibrahimovic et de ses coéqupiers.

Jean-Kévin Augustin, l’histoire d’un prêt avorté

Le natif de Paris est un amoureux inconditionnel du Paris Saint-Germain. "Il adore sa vie sa Paris, il aime le club comme personne. C'est un homme qui est très famille, très attaché à ses racines", confie un salarié du club. À tel point que pour quitter le club, Jean-Kevin Augustin devra sentir que son avenir est bouché. Un amour loin de le rendre aveugle sur sa carrière à long terme. Si Lyon et Monaco se sont cassés les dents cet été dans leurs espoirs de recruter Jean-Kevin Augustin sous forme de prêt avec option d'achat, c'est aussi que l'attaquant et ses représentants ont un plan en tête. Depuis plusieurs semaines et l'approche du mercato hivernal, c'est le Hertha Berlin et l'OL encore une fois qui sont revenus à la charge.

Mais si "JK" refuse toute idée de prêt, c'est aussi que sa cote actuelle sur le marché des transferts est immense. Plusieurs clubs européens suivent de très près la situation d'un joueur sous contrat jusqu'en 2018. Avec un salaire "minimaliste" sur la base d'un premier contrat professionnel et la nouvelle jurisprudence du contrat signé par Presnel Kimpembe, Paris se retrouve dans une position délicate. Aujourd'hui, le Borussia Dortmund et Tottenham ont même déjà annoncé à l'entourage du joueur qu'un transfert à l'été 2018 était plus qu'envisageable. Le PSG n'encaisserait alors pas la moindre somme d'argent. "Durant le championnat d'Europe des moins de 19 ans, j'ai croisé un scout du PSG qui devait faire un rapport sur les attaquants. Il est reparti au club en disant que le meilleur attaquant de la génération était déjà là", explique un recruteur. 

La stratégie du jeune attaquant est simple : en restant au PSG, il est en position de force. En acceptant un prêt sans avoir prolongé son contrat au préalable, Jean-Kevin Augustin pourrait se mettre en danger dans un club à l'exposition moindre. Le parcours de Jean-Christophe Bahebeck pourrait ainsi être mis en avant. L'un des joueurs les plus prometteurs de sa génération est aujourd'hui en prêt à Pescara (Serie A), après avoir connu Valenciennes et Saint-Etienne en France. Jean-Kevin Augustin aspire à s'imposer au PSG, mais pas à risquer une grande carrière pour y arriver. L'attaquant aimerait aussi savoir si Paris compte sur lui. Actuellement entre la CFA et le groupe professionnel, l'international espoir joue peu (158 minutes en Ligue 1). Autant de questions qui ne permettent pas aux négociations d'avancer pour le moment.