PSG - Le Parc des Princes : une rénovation avant un agrandissement

Le PSG a présenté mardi son Parc des Princes rénové après 3 ans de travaux qui doit permettre au club de gonfler ses recettes pour faire face au fair-play financier.

Pour "rêver plus grand" comme l’explique sa devise depuis le rachat du club par QSI en 2011, le Paris Saint-Germain a besoin de se doter d’infrastructures au niveau de ses concurrents européens. À l’occasion de l’ouverture d’une exposition photo retraçant les 45 ans du club au Parc des Princes, le club de la capitale a présenté à la presse la rénovation de son stade qui s’est terminée il y a quelques jours après 3 ans de travaux pour un coût total de 75 millions d’euros.

"On a même fait des économies, confie Jean-Claude Blanc, le directeur général parisien qui s’est mué en guide pour faire découvrir les nouvelles spécificités du Parc des Princes. On estime le coût entre 72 et 75 millions pour un projet qui a été effectué dans les temps et surtout sans jamais fermer aucune tribune."

C’est la grande fierté du club. Au contraire du Stade Vélédrome à Marseille ou de Geoffroy-Guichard à Saint-Etienne ces dernières années, le PSG a effectué ses travaux en conservant la totalité de son stade ouvert pour recevoir les matches de son équipe professionnelle.

"On espérait souvent jouer à l’extérieur lors des coupes nationales, ironise Jean-Claude Blanc. Pour le sportif on voulait jouer au Parc, mais disputer quelques matches à l’extérieur nous auraient permis de pouvoir avoir quelques jours supplémentaires à chaque fois."  

Le PSG s’était engagé auprès de l’UEFA, à donner les clés dimanche prochain d’un stade rénové. Pari tenu. 

"Pas propriétaire des murs, mais tout comme"

Afin d’effectuer ce travail de rénovation qui a déjà fait gonfler les recettes de l’enceinte de 20 à 100 millions d’euros cette année, le PSG a passé un accord avec la Mairie de Paris, propriétaire de l’écrin, pour disposer d’un bail de 30 ans lui permettant d’exploiter le lieu moyennant un loyer fixe plus une part variable en fonction des recettes. 

"Vous êtes dans le stade du Paris Saint-Germain, aborde fièrement le dirigeant. On est chez nous et on peut y faire ce que l'on souhaite. On n'est pas propriétaire des murs mais c'est tout comme."

Malgré ce contrat, les dirigeants parisiens n’ont pas décidé de changer l’histoire plus que centenaire du Parc des Princes. Les 70 000 m2 occupables dans le XVI arrondissement de la capitale ont donc été réaménagés sous la direction de l'Américain Tom Sheehan, l’architecte choisi pour les travaux. La pelouse a été refaite et surélevée de 28 cm pour aider à sa croissance en raison du périphérique qui passe en dessous, deux rangs de gradin ont été ajoutés pour permettre à la capacité du stade de rester à 48 000 places en raison des nouveaux sièges plus larges et donc plus confortables. La capacité des places de l'espace "hospitalité" est passée de 1200 à 4500 et pour l’anecdote, certains joueurs ont signé un contrat avec le club pour acheter quelques unes des 24 loges privatives qui offrent une vue sur la pelouse. Le grand public n’est pas en reste puisqu’il pourra profiter d’un stade entièrement connecté dès le mois d’août 2016 et de parties communes refaites à neuf. La prochaine étape visera à exploiter les alentours du stade les soirs de match à l’image des fans-zones qui verront le jour pendant l’Euro en juin prochain. 

L’ambition d’un Parc à 60 000 places 

Le premier critère a bien sûr été financier. Le Paris Saint-Germain va pouvoir exploiter son enceinte d’une manière qui correspond plus à ses ambitions. Mais le club ne compte pas s’arrêter là. Cette rénovation est imaginée comme n'étant qu’une étape qui doit mener le Parc des Princes à voir sa capacité augmenter à 60 000 places à "moyen terme".

"On ne veut pas se mettre de pression par rapport à ça, ni donner de date, argumente Jean-Claude Blanc. Mais une chose est sûre, on va travailler à l’intérieur du stade, on ne compte pas tout détruire."

Le club a déjà ciblé l’espace libre laissé derrière les deux buts. Il faudrait alors incliner les tribunes d’une manière différente pour arriver juste au bord de la pelouse à la manière d’un stade à l’anglaise. Ce qui obligerait ensuite à rallonger un toit qui s’arrête aujourd’hui pile au rang 1.

"On réfléchit à profiter de la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de 2024 pour accélérer ce projet. On n’est pas dépendants de cette candidature mais c’est un atout supplémentaire. Roger Tallibert (l’architecte historique du Parc des Princes) connait ce stade comme personne. Il sait ce qu’on va pouvoir faire et ne pas faire. On a choisi de rester ici plutôt que de construire ailleurs, c’est un choix fort que l’on va assumer."

Après avoir fermé la page de la rénovation du Parc des Princes et avant de penser à son aggrandissement, Jean-Claude Blanc et le PSG vont maintenant prendre une décision concernant le nouveau centre d’entraînement qui doit idéalement sortir de terre à l’aube de la saison 2020/2021. Poissy, Grignon et Saint-Germain sont en concurrence et le club rendra officielle sa décision fin mai, début juin au plus tard. Pour continuer à "mettre tous les éléments de notre côté qui doivent nous permettre d’atteindre nos objectifs sportifs".

CHIFFRES CLÉS

Nombre de sièges avant travaux : 47 676 sièges

Nombre de sièges après travaux : 48 583 sièges 

Nombre de places VIP avant travaux : 2 000 places

Nombre de places VIP après travaux : 4 860 places

Surface des vestiaires du Club résident après travaux : 630 m2 

Surface du nouvel espace accueil : 570 m2

Particularité : les travaux ont été menés sur trois saisons tout en conservant l’enceinte ouverte et pleinement opérationnelle sans jamais perdre aucun siège dans la jauge.