PSG, la force de l’habitude

En manquant sa rentrée face à Reims (2-2), le PSG a une nouvelle fois fait honneur à son habitude de ne pas soigner ses entrées en matière.

Tel Janus, le dieu romain, le PSG semble être doté de plusieurs facettes et s’il persévère dans cette voie de l’imprévisibilité, la saison va s’annoncer mouvementée… et passionnante. Depuis son rachat en 2011 par le Qatar, le PSG démarre en mode Diesel. En trois ans de présence dans la capitale, les dirigeants n'ont pas vu leur équipe s'imposer en ouverture du championnat. Sans un doublé du toujours excellent Zlatan Ibrahimovic, Paris aurait même calé vendredi soir à Reims.

Mécanique de précision

Reims a marqué sur son premier tir cadré, par Oniangué (1-1, 22e) face à une défense parisienne au sein de laquelle Thiago Silva était titulaire quatre jours seulement après avoir repris l'entraînement. Il serait facile d’emprunter le raccourci de la défense manquant d’automatismes ou encore de joueurs pas encore au point physiquement. Mais ce serait oublier les occasions manquées par les visiteurs. Paris menait 1-0 lorsqu'il s'est procuré en l’espace de trois minutes (17e à 19e) trois énormes occasions qu’il n’a su concrétiser. L’accélération de Lucas n’a débouché » sur rien d’intéressant,  une frappe d’Ibra a fini sa course sur le montant malgré toute la place dans le cadre, sans oublier ce penalty généreux manqué par le même Suédois. On aurait dit que Paris ne voulait pas gagner. La suite on la connaît, un nul qui montre que le club de la capitale est encore loin d'être au point.

Au final, plus les choses changent, plus elles restent les mêmes pour Paris. Le nul d’entrée ne serait donc pas qu’un gimmick statistique, puisque Verratti est toujours aussi bouillant sur les fautes, Ibrahimovic est toujours le sauveur et l’innocuité offensive de Lucas ne se dément pas.

Les joueurs de la capitale retrouveront les terrains dès lundi prochain, pour un match amical face à Naples. L'occasion pour Laurent Blanc de faire tourner son effectif et de lancer les joueurs n'ayant pas évolué pendant la préparation (Matuidi, Cabaye et David Luiz), avant de retrouver la Ligue 1 samedi prochain en recevant Bastia, avec, on l’espère pour Paris, plus de mordant et de pertinence en attaque.