Blanc : "S’attendre à des changements"

Laurent Blanc, qui a vu le retour de ses internationaux, s'attend à un "match difficile" à Reims, face à la dernière équipe à avoir battu le PSG en championnat, à Reims (14e j.)

Comment vont vos internationaux ?
Toute cette semaine on récupère des joueurs, Cavani est le dernier, il arrive vendredi matin... Ils sont fatigués psychologiquement et physiquement par de grands voyages. Mais il n'y a pas de problème particulier. C'est une bonne chose.

Ibrahimovic est-il encore sous le coup de l'élimination avec la Suède pour le Mondial-2014 ?
Je le trouve bien. La déception est grande, mais il a fait preuve d'un bon comportement et d'un bon état d'esprit depuis son retour avec nous et il va le prouver samedi à Reims.

Vous allez l'avoir uniquement pour vous désormais, son attention va être focalisée sur le PSG...
J'aurais mieux aimé que Zlatan se qualifie avec la Suède pour la Coupe du monde, il faut faire en sorte qu'on atteigne nos objectifs en club -et je sais que Zlatan a des objectifs personnels élevés- et ça atténuera sa déception.

Cavani ne revenant que vendredi, espérez vous tout de même le faire jouer à Reims ?
Ça paraît compliqué de lui faire démarrer le match. Après, j'attends de voir les sensations du joueur. Il va arriver à 11h00 à Paris. On s'en va dans la foulée à Reims... Ce match est important, mais il y en a d'autres derrière aussi importants. Et on ne peut pas prendre de risque avec le décalage horaire qui frappe les joueurs.

Allez-vous faire tourner l'effectif ?
Vendredi tout le monde sera à disposition. Il y aura un groupe étoffé. Mais on peut effectivement s'attendre à des changements dans l'équipe. Après ce n'est pas parce que les joueurs qui sont restés ici se sont bien entraînés qu'ils ont plus de chances de jouer que les internationaux. Ou qu'ils sont sûrs de jouer le prochain match. Il faut jauger tout ça.

Craignez-vous cette équipe de Reims qui a notamment battu Lyon, l'OM en L1 et Monaco en Coupe de la Ligue?
Ils doivent être surmotivés de jouer contre les gros, on s'attend à un match difficile. On ne l'a pas préparé de la meilleure des façons car on a récupéré des joueurs pratiquement tous les jours. Je crains cette équipe-là, comme je crains les autres équipes. Ce que je crains aussi dans la période actuelle ce sont les conditions climatiques qui ne s'arrangent pas et l'état des terrains qui va se compliquer. Notre philosophie est basé sur le jeu, or pour produire du jeu il faut un bon terrain.

Le fait que Reims soit la dernière équipe en date à avoir battu Paris est-il un ressort sur lequel s'appuyer pour éviter de se faire piéger ?
On peut l'utiliser, même si ça remonte à très loin (2 mars, ndlr). Les joueurs le savent forcément, donc ça donnera une motivation supplémentaire pour ne pas revivre ce que les joueurs ont vécu à cette époque-là.