Ligue 1, OGCN - Anin, l’élan brisé

Kevin Anin, le milieu défensif de l’OGC Nice, a été victime mardi d’un accident de la route. Son état de santé inquiète et sa carrière de footballeur est en suspens.
A Nice, l’euphorie d’une fin de saison exceptionnelle, ponctuée par une qualification en Ligue Europa, n’a malheureusement pas duré trop longtemps. A peine dix jours après la clôture du championnat, et alors que tout le monde était parti en vacances, le club a appris une bien triste nouvelle : Kevin Anin, l’un de ses principaux joueurs, a été victime d’un grave accident de la route (dans la nuit de lundi à mardi). Le joueur de 26 ans, qui se trouvait dans sa Normandie natale, a contracté durant ce drame une lésion à la colonne vertébrale, en plus de nombreuses fractures aux bras. Jusqu’à aujourd’hui, on ignore dans quel état de santé il se trouve exactement. Le pronostic vital ne serait pas engagé, mais le risque d’une paraplégie existe.

Pas verni par le destin

Le drame d’Anin a secoué donc toute la maison niçoise et en tant que président, Jean-Michel Rivière, a été le premier à s’exprimer à son sujet et à manifester son soutien à l’ancien sochalien. « Nous sommes en état de choc et je lui exprime mon soutien, ainsi qu’à toute sa famille ». Quand lui a été demandé de faire part d’un diagnostic, l’homme fort du Gym a ajouté : « Les informations dont nous disposons n'émanent pas des médecins. Elles ne sont pas rassurantes. Je crains malheureusement que sa carrière soit entre parenthèses pour longtemps. Mais ce n'est pas notre préoccupation. Sa santé est notre priorité ». Tout ce dont le CHU du Rouen l’a informé pour l’instant c’est que son joueur a été opéré mardi et qu’il a depuis basculé dans un coma artificiel. « On suit ça heure par heure en attendant un diagnostic médical, a confié de son côté le directeur général Julien Fournier. On sera à ses côtés, lui et sa famille ».

Claude Puel, l’entraineur, lui, est resté discret. Mais c’est certainement plus par incapacité de prendre la parole que par insouciance. Il est facile d’imaginer que ce dernier est parmi les plus touchés par cette nouvelle, lui qui a eu le mérite de prendre Anin sous son aile lorsque ce dernier était au plus mal dans sa carrière. L’année dernière, le natif du Havre était à deux doigts d’arrêter sa carrière à cause des soucis d’ordre personnel. L’ancien coach de Lyon était parvenu, au prix d’un grand travail psychologique, à remettre l’homme sur les bons rails. Il l’a relancé aussi bien sur et en dehors des terrains. Les brillantes prestations accumulées par Anin durant l’exercice 2013-2014 en témoigne largement, même s’il n’a pris part qu’à 13 des 38 matches de son équipe en Ligue 1.

L’attente va être difficile à endurer désormais et pas seulement pour la famille et l’OGCN, mais pour toute la France du football. Car Anin s’il ne fait pas partie aujourd’hui des joueurs les plus illustres de l’Hexagone, est une personne attachante et dont le parcours à la fois difficile mais aussi courageux avait interpellé plus d’un. Il y a des chances pour qu’il ne retrouve plus jamais les terrains de football. Ça serait, sans nul doute, un grand regret, mais comme Rivière l’a si bien précisé, l’important est qu’il puisse se remettre de la meilleure manière possible de ce tragique accident. S’il y a une justice dans la tournure du destin, ça en serait assurément une.

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