Spécial Clasico - Les PSG-OM les plus marquants de l'histoire

Dimanche soir, aura lieu, pour la 31e fois, le grand rituel du championnat hexagonal. Le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille ajouteront un nouveau chapitre à la grande histoire de leur rivalité. Goal.com profite de cette occasion pour revenir sur les «Clasico» marquants !
A l’étude du bilan des PSGOM, on s‘aperçoit que le club francilien s’en tire un peu mieux historiquement, avec 12 succès, 10 nuls et 8 victoires marseillaise Même topo au niveau des buts, avec 40 réalisations parisiennes contre 33 pour Marseille.

Le 12 mars 1975  : a lieu le premier PSG-OM officiel de l'histoire. Résultat : pas de vainquer, la rencontre s’était soldée par un nul 1-1. Il y avait bien eu un précédent en 1971 mais le club de la capitale était encore composé des deux sections du Stade Saint-Germain et du Paris FC. En ce jour de début mars, le Paris Saint-Germain reçoit donc pour la première fois l'Olympique de Marseille au Parc, dans la peau du promu accueillant une formation qui a été sacrée championne de France deux années auparavant (1972). Mais à cette époque, la rivalité entre les deux clubs n'existait pas encore (la rivalité entre les deux clubs date des années 1980, quand l'OM de Tapie dominait la concurrence). Mustapha Dahleb (71e) avait ouvert  le score, mais le fantasque  Brésilien de l’OM, Jairzinho, permettait aux siens d’arracher le match nul à la dernière minute (90e).

8 janvier 1978 : En ce début d'année 1978, le PSG a été l'auteur d' un faramineux succès contre l'OM 5-1. Pourtant menés au score suite à un penalty de Boubacar (12e), les Parisiens ont étrillé Marseille grâce à des réalisations signées Gilles Brisson (29e), Mustapha Dahleb (44e), Marius Trésor (csc, 46e) et un doublé de François M’Pelé (49e et 82e). Les joueurs de la capitale dédieront ce succès à leur président Daniel Hechter, démis de ses fonctions deux jours auparavant suite au scandale de la «double billetterie» du Parc des Princes. Ce succès marque le début d’une ère de six victoires pour le PSG dans son antre dont un spectaculaire 4-3, l’année suivante, conclu par un but de Carlos Bianchi (86e).

29 octobre 1988 . Pour sa 11e édition au Parc, le Clasico a un enjeu énorme. Le PSG est leader et Marseille 3e. Le titre est encore loin, et si le score ne sera pas exceptionnel (0-0), le «Clasico» est né. Du côté de l’OM, cela fait déjà plusieurs saisons que Bernard Tapie a repris l’équipe en main et c’est le début d’une nouvelle ère qui s’annonce avec des noms comme Eric Cantona ou Jean-Pierre Papin dans les rangs olympiens. Les rencontres deviennent alors plus tactique, moins spectaculaire et plus serrés. Gérard Gili emmènera ses troupes au titre national quelque mois plus tard, au match retour sur une frappe magnifique de Franck Sauzée (1-0).
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18 décembre 1992 : Ce match sonne  le début de la guerre des mots et des échanges verbaux virulents par presses interposées. «On va leur marcher dessus», clamait l’entraîneur parisien de l’époque, Artur Jorge. Plus encore, pour surmotiver ses joueurs, Bernard Tapie placarde dans le vestiaire les propos de certains joueurs parisiens. Bigrement efficace. Car sur le terrain, les échanges étaient musclés et les frictions n'ont pas cessés une seule seconde. Bilan : un match violent, avec plus de 50 fautes sifflés. Les Marseillais triopheront grâce à un but d’Alen Boksic (21e). Le tout, quelques mois avant de remporter le championnat et la C1 face au Milan AC.

4 mai 1999 : Deux ans après le fameux penalty provoqué théâtralement par Fabricio Ravanelli (victoire 2-1), l’OM jouait le titre au Parc des Princes à l’occasion de la 32e journée. Le spectacle était au rendez-vous entre une équipe du PSG libérée d’une saison cauchemardesque (deux entraîneurs et un président à la trappe…) et une formation olympienne toute proche d’accrocher le titre à deux journées de la fin. A la lutte avec Bordeaux, Marseille ouvre la marque par l’intermédiaire de l’ancien Parisien Florian Maurice (21e). Mais la classe du capitaine parisien Marco Simone anéantit les espoirs marseillais (84e). D’autant que Bruno Rodriguez, rentré à la place d’Adailton, crucifie Stéphane Porato en fin de match (88e) et Paris détruit le rêve olympien (2-1).
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5 mars 2006 : Après trois succès consécutif des Parisiens, l’OM allait défier le club de la capitale dans son antre. Mais le «Clasico» n’a pas eu lieu. En effet, en signe de protestation contre les mesures de sécurité mises en place et contre le non-respect des quotas de places, le président olympien, Pape Diouf, n’a pas hésité à envoyer une équipe composée majoritairement de pensionnaires de CFA. Pourtant, sur la pelouse, les «minots», emmenés en attaque par Gimenez, ont humilié les 44 000 spectateurs parisiens présents en obtenant un match nul formidable au vu du contexte (0-0). On se souvient de la vengeance parisienne, qui n’a pas tardé à intervenir. En effet, les coéquipiers de Pedro Pauleta battaient l’OM, cette fois avec sa vraie équipe, en finale de la Coupe de France (1-2) quelques semaines plus tard.

28 février 2010  : Ce soir là, l'Olympique de Marseille ridiculise le Paris Saint Germain (0-3). Il semble y avoir une galaxie d'écart entre les deux formations. Mais ce match n'a pas été marquant pour le jeu déployé, ni même les buts marqués. Un incident gravissime s'est produit avant le match. Yann, un membre du Kop de Boulogne, est grièvement blessé après une bagarre qui vire au lynchage. Le supporter, dans un état grave, décédera 15 jours plus tard.


Bilan des PSG-Marseille
Victoires de Parisiens : 12
Nuls : 10
Victoires de Paris : 8
Buts marqués : 40 pour Paris, 33 pour Marseille
Plus grande victoire de Paris : 5-1 - 08/01/1978
Plus grande victoire de Marseille : 0-3 - 28/02/2010