Valence CF - FC Barcelone, électrochoc à Mestalla ?

Après la démission de Nuno, Valence va être dirigé par un entraîneur intérimaire, Voro. De quoi espérer un sursaut d'orgueil du club Ché ?

Le cycle de Nuno Espirito Santo s'est clôturé avec une défaite logique au Ramón Sánchez Pizjuán contre Séville (1-0). Un revers qui a vu les partenaires d'Aymen Abdennour ne pas frapper au but durant la rencontre. À la suite de cela, le Portugais a annoncé sa démission devant les médias : "J'ai parlé personnellement au propriétaire (Peter Lim) et à la présidente (Layhoon Chan) et nous sommes tous d'accord pour dire que le Valence CF est un projet pour le présent et pour l'avenir. Je ne veux pas que cela soit freiné, je veux que le Valence CF revienne parmi les plus grands en Europe", a-t-il assuré. Sous sa direction, le club avait l'an dernier démontré sa capacité à être plus que compétitif avec les mastodontes de Liga que sont le Barça, le Real Madrid et l'Atlético avec notamment des victoires face au club merengue (2-1 à Mestalla) et face à l'équipe de Diego Simeone (3-1, toujours à Mestalla).

Restaurer la dynamique collective, une nécessité pour Valence

Cette saison, l'optimisme qu'avait transmis Nuno n'était plus là. Le syncrétisme des idées du technicien n'a pas su se marier avec justesse à son effectif. Le sursaut marqué du sceau du réalisme contre le Celta Vigo (1-5), n'était au final qu'un coup d'épée dans l'eau. C'est donc Voro, épaulé par Phil Neville, ex-adjoint de Nuno, qui va avoir la lourde tâche d'être sur le banc pour la rencontre face au Barça et ce juste avant l'intégration de Gary Neville comme coach, face à Lyon le 9 décembre prochain. Voro s'est montré optimiste en invoquant l'implication des joueurs en conférence de presse : "Nous devons continuer à aller de l’avant. Les joueurs sont très impliqués. Si vous expliquez clairement les choses aux joueurs, ils auront plus d’armes pour surmonter les doutes". Nul doute que l'exigeant public de Mestalla sera très attentif à la performance des joueurs samedi.

Car, en dépit de la crise de résultats, mais surtout du jeu,de l'équipe, l'effectif de Valence est composé de trop bons joueurs (Feghouli, Abdennour, Parejo, Gomes, Negredo…) pour ne pas rebondir. La principale gêne, et elle n'est pas mince, consistera à reconquérir une dynamique positive afin d'exprimer la qualité collective du groupe.

Les certitudes du Barça

L'expression collective est une composante qui semble se manifester de fort belle manière en Catalogne pour les hommes de Luis Enrique, en particulier depuis le Clasico contre le Real Madrid (0-4). Même s'il est nécessaire de pondérer le jugement envers les partenaires de Leo Messi eu égard aux oppositions rencontrées (une Roma qui ne constitue pas un étalon de mesure très adéquat, un Real Madrid qui a rarement semblé aussi égaré), il est difficile de nier la progression collective des Blaugranas. Fort de son attaque MSN, le Barça possède des certitudes qui font cruellement défaut à Valence, et il est toujours plus aisé de produire un jeu attrayant avec une confiance idoine.

Sur son banc de touche, Luis Enrique est très actif, n'hésitant pas à apporter des modifications si nécessaires. L'entraîneur est également à valoriser dans la bonne période du Barça. Si la saison dernière il avait notamment renoncé à ses convictions lors du Clasico à Bernabeu en octobre (3-1), l'Asturien a aujourd'hui une grande confiance en ses capacités et discerne les qualités de son groupe (illustration notamment avec l'alternative Sergi Roberto). Nommé parmi les finalistes du Ballon d'or en compagnie de Pep Guardiola et Jorge Sampaoli, il part d'ailleurs avec les faveurs des pronostics pour s'octroyer le trophée le 11 janvier prochain à Zurich.

Dans des dynamiques relativement antinomiques, Valence et le Barça vont se rencontrer dans un Mestalla post-Nuno, samedi. Un match qui va, peut-être, marquer le début du renouveau Ché. Pour cela, il faudra savoir s'opposer à l'ouragan catalan.

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