FC Barcelone - FC Séville, le cas Aleix Vidal

Aleix Vidal aurait dû préparer la succession de Dani Alves. Mais il n'a pas su gagner les faveurs de Luis Enrique.

Daniel Alves est un footballeur légendaire à l'échelle du football mondial et dans le cas du FC Barcelone. Depuis les premiers succès du Barça de Guardiola aux plus récents connus sous Luis Enrique, il a toujours occupé un rôle central au fil des années. Après avoir attendu 6 mois en raison de l'interdiction de recrutement du club catalan, Aleix Vidal a pu effectuer ses débuts sous le maillot du champion d'Europe en titre, principalement afin de préparer la transition post-Alves. Lors de sa présentation, en juin dernier, il expliquait sa joie de retourner au Camp Nou, lui qui est passé par les équipes de jeunes du club : "Je reviens à la maison. Tout est arrivé très vite. Je profite, je vis un rêve. Tout arrive si vite. Ça m’a beaucoup coûté pour en arriver là."

Un troisième choix en tant que latéral droit

Acheté 22 millions d'euros au désormais triple champion d'Europe qu'est le FC Séville que le Barça va défier ce dimanche soir en finale de Coupe du Roi, Aleix Vidal a effectué des débuts très encourageants. Durant plusieurs rencontres, il a engendré la mise sur le banc de Daniel Alves et affiché des qualités qu'on lui connaissait déjà a du côté du Sanchez-Pijuan : un grand dynamisme et une versatilité afin d'évoluer aussi bien en latéral qu'en ailier. Ainsi, les espoirs les plus grands étaient permis en la faveur du joueur espagnol. La dernière apparition de celui-ci remonte au 12 mars dernier face à Getafe au Camp Nou (6-0). Depuis, pas une seule minute à se mettre sous la dent, pas une once de confiance témoignée par Luis Enrique, son entraîneur. 

Et la situation s'est même empirée puisqu'un autre joueur très versatile du Barça, Sergi Roberto, capable d'évoluer aussi bien en tant que latéral droit, milieu relayeur, voire ailier, s'est vu confié à quelques reprises la charge d'animer le flanc droit à la place de Dani Alves, passant donc devant Vidal dans la hiérarchie des latéraux. Même Douglas, joueur à l'utilité nulle, a été appelé dans le groupe aux dépens de Vidal lors de la rencontre face au Deportivo la Corogne (8-0). Alors se pose légitimement la question du pourquoi de cet ostracisme. Est-ce la faute de Vidal ? Si oui, à quoi est-ce dû ? Sondé au sujet du choix d'écarter Vidal durant certaines rencontre le 22 avril dernier, Luis Enrique avait opposé une réponse très évasive : "L'équipe que je choisie et les joueurs que je mets sont suffisants. Je n'ai pas à commenter publiquement mes décisions."

Un cas similaire à celui de Bartra

Cette situation rappelle inévitablement celle connue par Marc Bartra, lui aussi complètement oublié par Luis Enrique, même s'il a su être buteur face au Deportivo la Corogne. SPORT expliquait fin avril dernier les raisons de l'ostracisme de Vidal : les techniciens dans l'ensemble, de Luis Enrique au staff technique, éprouvent une sensation de "peut mieux faire" à l'égard du joueur. Ils sont au fait du talent et des capacités indéniables de Vidal mais ce-dernier montre un manque d'implication notable lors des entraînements et quand il a sa chance. 

Ainsi, Vidal sait bien que ses lacunes de compétitivité sont la cause majeure de son manque de temps de jeu du côté du Camp Nou. Luis Enrique considérant qu'une place au Barça se gagne en faisant preuve de l'exigence idoine, les axes de progressions de Vidal sont connus. Et, fort heureusement pour lui, Daniel Alves ne sera pas éternel sur le flanc droit de l'équipe catalane. Reste désormais à l'ancien joueur du FC Séville de démontrer sa valeur à un entraîneur qui se montre plus pragmatique que jamais.