Griezmann, Kanté, sécurité : les 6 choses à retenir de la victoire français face à la Russie

Après une prestation qui nous avait laissé un peu sur notre faim face à Pays-Bas vendredi (3-2), l'équipe de France a fait un match plein mardi face à la Russie (4-2).

Les Bleus ont mis fin mardi à 10 jours d'un rassemblement convaincant, mais qui a également montré les progrès que doit faire cette équipe dans les deux mois qui vont la mener à l'Euro. Le groupe de Didier Deschamps s'est imposé face à la Russie au Stade de France (4-2) pour son dernier match amical avant l'annonce d'une première liste élargie du sélectionneur le 12 mai prochain. Si le système offensif des Bleus a plus que fait le travail, celui défensif est à travailler.

Ce sont d'abord ceux qui n'avaient pas débuté à Amsterdam qui ont brillé. N'Golo Kanté a ouvert le score à l'issue d'une occasion où il aura été au début et à la fin (voir ci-dessous - 7e), avant qu'André Pierre Gignac ne double la mise juste avant la mi-temps (38e) de la têtz. Comme face aux Pays-Bas vendredi, les Bleus se sont alors légérement deconcentrés et ont encaissé deux buts très évitables, sur un coup franc - encore - dévié par Kokorin (56e), avant que Zhirkov n'ait été étrangement seul au point de penalty (68e). Heureusement pour les Français, Dimitri Payet avait mis les siens à l'abri grâce à un sublime coupe franc des 35 mètres (64e). Kingsley Coman, très bon sur les 45 minutes qu'il a disputé, a ensuite entériné le score (77e). Il y a des enseignements à tirer de cette rencontre. 

Ce que vous n’avez peut-être pas vu : la volonté de produire du jeu de l'équipe de France vs le manque de rigueur défensive 

Outre l'image à restaurer de l'équipe de France, Didier Deschamps avait voulu établir un projet de jeu pour les Tricolores lors de son arrivée en août 2012. Petit à petit, l'ancien entraîneur de l'OM est en train de réussir un pari que beaucoup n'auraient pas donné gagnant il y a bientôt 4 ans.

Mardi, les Bleus ont confirmé leur envie de jouer au sol, de repartir de derrière pour construire leurs occasions. Antoine Griezmann et ses coéquipiers ont montré, que ce soit face aux Pays-Bas ou face à la Russie, qu'ils savaient s'exprimer de deux manières différentes : contre une équipe qui garde le ballon - les Pays-Bas - puis contre une autre qui lui a volontiers laissé - la Russie. 

Seul point noir : les coups de pied arrêtés. L'équipe de France a une nouvelle fois encaissé un but sur une phase de jeu arrêtée. La colère de Raphael Varane après la réduction du score des Russes (56e) en disait long sur la volonté des Français de rectifier ce point faible. "On va travailler dessus", assurait Didier Deschamps en conférence de presse lundi. C'est la défaillance qui va faire débat jusqu'à la préparation à l'Euro qui débutera le 17 mai prochain. 

Les joueurs : N'Golo Kanté 

Comment fêter ses 25 ans de la plus belle des manières ? Demandez un peu à N'Golo Kanté ! Le milieu de terrain qui célébrait sa première titularisation, quatre jours après sa première sélection aux Pays-Bas a disputé une rencontre importante dans la course qu'il mène pour l'Euro 2016. Il n'a fallu que 7 minutes au joueur de Leicester City pour faire de sa soirée, le début d'un rêve. Une récupération au coeur du jeu pour lancer une action dont il se retrouvera au terme quelques secondes plus tard, succèdant ainsi à Sylvain Wiltord dernier buteur tricolore face à la Russie au Stade de France. C'était en 1999. 

Entré en position de milieu défensif à Amsterdam vendredi dernier, N'Golo Kanté a été positionné par Didier Deschamps un peu plus haut sur le terrain mardi aux côtés de Paul Pogba et devant Lassana Diarra. Un trio qui a parfaitement fonctionné face à des Russes qui ont subi le jeu de leur adversaire dès la première minute du match. 

Et si Griezmann faisait oublier Benzema ?

Le débat actuel autour de l'équipe de France est très souvent extra-sportif avec l'affaire Benzema-Valbuena. Que ce soit aux Pays-Bas vendredi ou au Stade de France face à la Russie mardi, les Bleus ont répondu de la plus belle des manières. Du jeu, des automatismes évidents et un visage qui va, à coup sûr, ravir les fans tricolores. En tête de cette jeunesse : Antoine Griezmann, l'homme de se rassemblement. 

Il ne s'agit pas ici de se demander si l'attaquant de l'Atlético Madrid est devenu le "patron" de l'équipe de France, mais de noter que le Français a passé un pallier en sélection. Des prestations qui ont fait oublier - l'espace de quelques heures - Karim Benzema, donc Noël Le Graet va décider du sort en sélection avant le 15 avril prochain. Si d'aventure il décidait de se passer de ses services, il n'y aurait pas de panique à avoir, la relève est déjà sur place. 

La statistique à retenir : 4

André-Pierre Gignac est impliqué sur 4 buts lors de ses 4 dernières titularisations avec l'équipe de France (2 buts, 2 passes décisives). 

Le plus : le dispositif de sécurité 

L'équipe de France n'avait pas rechaussé les crampons au Stade de France depuis la soirée tragique du 13 novembre dernier face à l'Allemagne. Un moment forcement spécial pour les Bleus, qui s'est traduit par un dispositif de sécurité renforcé autour de l'enceinte francilienne. Il fallait mardi soir montrer patte blanche pour pénètrer dans le périmètre de sécurité sur le parvis du Stade de France. Les parking ont été passé au déminage avant l'arrivée des premiers véhicules, puis ces derniers ont été fouillés de la boîte à gang jusqu'au coffre. 

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Loïc Tanzi, au Stade de France