EdF - Valbuena : « Pas de revanche »

Mathieu Valbuena pour qui "c'est un rêve" de disputer Mondial2014, a reconnu mercredi devant les médias que la France avait "frôlé la catastrophe".

Au lendemain de la qualification de l'équipe de France pour le Brésil, quel est votre sentiment ?
C'est un rêve de pouvoir aller au Brésil, on est tous fiers d'avoir fait ça. On n'a pas trop pu savourer, mais on a savouré sur le terrain avec tous nos supporteurs. On a frôlé la catastrophe. On était conscient de l'enjeu, conscient qu'on était passé à côté du premier match. On s'est serré les coudes avec le même objectif, on a renversé une situation très compliquée qu'aucune équipe n'avait renversée.

Le fait de ne pas avoir joué le match aller vous a boosté, vous aviez comme une revanche à prendre ?
Pas de revanche. Comme je l'ai déjà dit, qu'il y ait Valbuena ou pas dans l'équipe, le plus important c'était d'aller au Brésil. Je pense qu'hier on a montré au public que quand l'équipe de France veut jouer au foot et se bat comme hier, elle peut être une grande équipe et j'espère que c'est le début d'une belle histoire.

C'est un beau résultat certes, mais ça veut dire qu'au match aller, vous n'aviez pas cette envie ?
Ce qui est regrettable je pense c'est d'en arriver là. On est toujours obligé d'être dos au mur pour se transcender. C'est bien, ça veut dire qu'il y a du caractère dans ce groupe, mais c'est un avertissement. Il va falloir en prendre note. Quelque part, on a frôlé la catastrophe. Une Coupe du monde sans l'équipe de France, avec ce qui s'est passé en 2010, ça la fout mal. Maintenant, il faut en tirer les leçons car c'est dommage de devoir être dos au mur pour pouvoir réagir comme ça.

Si vous n'installez pas un niveau de performances égal, ça va être compliqué...
Au match aller, on a joué un match ordinaire. Mais c'était beaucoup plus qu'un match, le coach nous l'a répété. Il y a eu une prise de conscience de tous les joueurs. On se disait aussi que c'était peut-être le dernier repas qu'il (Deschamps) faisait avec nous. S'il n'y avait pas eu la qualification, il y avait peut-être aussi d'autres personnes qui auraient fait leurs adieux aux Bleus et ça aussi ça booste.

Personnellement, est-ce le match le plus important de votre carrière ?
Oui, vraiment, de loin. C'est une qualification pour une Coupe du monde et en plus il y a eu ce scénario là. Il a fallu se transcender tous ensemble, j'ai senti vraiment un grand engouement autour de ce match. Pour l'instant cela a été le match le plus important de ma carrière, j'espère que j'en aurai d'autres à disputer encore, plus importants.

Vous étiez pourtant de l'aventure de la Coupe du monde en 2010 et de l'Euro 2012, mais en étant moins acteur ?
C'était un objectif. J'ai fait tous les efforts pour être performant avec mon club, pour disputer cette Coupe du monde et y jouer. Entre 2010 et 2012, cela a été des échecs et j'ai envie de pouvoir faire une grande Coupe du monde avec la France, ce serait une immense fierté. J'espère que c'est une première étape qu'on a franchie, qu'il y en aura d'autres.

Avez-vous le sentiment que cette équipe est capable de réussir une grande Coupe du monde ?
C'est une première étape qu'on a franchie hier, j'espère qu'il y en aura d'autres. Avoir frôlé la catastrophe, j'espère que cela nous fera prendre conscience que l'état d'esprit qu'on a montré hier il va falloir l'avoir à tous les matches. On est capable de relever un tel défi et de faire une grande Coupe du monde. On sait très bien l'attente qu'il y a, d'autant plus que cela se joue au Brésil. J'espère que c'est une étape dans notre belle histoire.