EdF - Rami : "Dzeko, le danger n° 1"

Apparu ce samedi matin en conférence de presse, Adil Rami a donné des nouvelles rassurantes de sa forme physique et a commenté les sujets chauds des Bleus.

S'il est ravi de la victoire des Bleus face à l'Albanie (3-0) et de la prestation de l'équipe de France, Adil Rami ne s'enflamme pas. Avant le match décisif face à la Bosnie, il souligne l’importance d’Eric Abidal.

Avez-vous commencé à ressentir la pression de l'enjeu avant le match contre la Bosnie ?
Pas encore, c'est trop tôt. Peut-être qu'on ne s'en rend pas compte et qu'inconsciemment c'est mieux. Ca ressemble à nos matches en fin de saison avec Lille. On l'avait bien vécu je pense. A l'époque, on entendait que l'on manquait d'expérience et que l'on n'irait pas au bout. Et on est allé au bout.

Alors de l'impatience, peut-être ?
On a passé 14 mois ensemble et, oui, je suis pressé de jouer pour bonifier toute cette saison. On se connaît de plus en plus, on se sent de plus en plus à l'aise au Stade de France. C'est juste une chance de pouvoir se dire qu'un nul suffit.

A votre tour vous avez semblé vous blesser contre l'Albanie. C'est inquiétant ?
Ca va. Je suis sorti mais c'est du "pipeau". C'était préventif car avec tous ces blessés, je ne voulais pas prendre le moindre risque. C'est vraiment minime. Maintenant, on se réveille en se disant qu'il faut profiter des trois jours, recharger les batteries avant de repartir à la guerre.

Qu'avez-vous pensé du premier match de Debuchy, votre ancien coéquipier ?
Il a eu la chance de passer ce chapitre d'adaptation avec moi car on a joué ensemble quatre ans à Lille. Il a été fidèle à lui-même. Au Losc, on l'appelait "Robocop" car c'est quelqu'un de généreux qui n'a pas peur des duels et il donne son corps à la science.

Comment expliquez-vous que malgré les innombrables changements en défense, vous encaissiez si peu de buts ?

Derrière, quand on voit qu'on prend peu de buts, ça nous motive. Tout le monde se sent concerné jusqu'au bout et ça c'est bien. On a la chance que le coach ait été joueur à ce poste-là. Ca nous aide énormément et on travaille beaucoup là-dessus.

Et avec Kaboul, comment ça s'est passé ?

Pas mal, pour une première. J'ai le droit à l'erreur. Je n'ai que 25 ans et je suis encore en train d'apprendre le métier. Bon, pour être honnête, on n'a pas eu une opposition palpitante. Ca nous a permis d'apprendre à se connaître. On a aussi parlé avec Abidal. Il nous a beaucoup conseillé sur le placement, l'expérience. Avoir deux patrons, c'est toujours mieux qu'un, non ? J'espère qu'il va vite revenir à son niveau.

Pour ce match vital, préférez-vous le retrouver avec tout son vécu ?

Eric, ça reste Abidal, le joueur que tout le monde connaît. Un joueur dont l'équipe de France a besoin. Mais dire que je préfère untel à untel, c'est difficile. Répondre à cette question, ce serait manquer de respect aux autres.

Que vous inspire votre prochain duel possible avec Dzeko ?
Aujourd'hui, il fait partie des meilleurs attaquants européens. Il aime bien s'excentrer sur le côté gauche, donc le mien, et je pense que je vais l'avoir dans ma zone. Il reste le danger N.1. Il n'y a pas trop ce type d'attaquant en Espagne. C'est un joueur imposant physiquement qui peut servir de point d'appui ou jouer en profondeur.