Espagne-France (1-2) : à réaction, les Bleus retrouvent le sommet !
Kylian Mbappe Spain vs France Nations League 2021
Getty Images
Menés au score par l'Espagne, les Bleus s'en sont remis au talent de leurs attaquants pour ajouter une ligne à leur palmarès... Renversants !

Quand il s'agit de football, un adage transcende les générations : une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne. Sous l'ère Didier Deschamps, débutée en 2012, l'Equipe de France ne lui a pas toujours fait honneur, s'inclinant en finale de l'Euro 2016 contre le Portugal, avant de triompher en Russie lors de la Coupe du Monde 2018.

L'Espagne aime le cuir, la France sait (aussi) subir

Ce dimanche soir, sur la pelouse de San Siro, il était encore dans toutes les têtes, espagnoles comme françaises. Mais ce sont d'abord les ibériques qui ont mis le plus d'ingrédients pour faire recette. Il faut dire que le choc entre deux styles totalement opposés à tenu toutes ses promesses tactiquement parlant. D'une part, une Roja plus technique, disciplinée et diablement collective. De l'autre, une France plus athlétique, défensive et que l'on sait capable d'éclairs. En première période toutefois, ce sont les attributs espagnols qui ont pris le pas sur ceux des tricolores, malheureusement réduits à un néant offensif auquel ils n'étaient plus habitués depuis de longues années.

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Preuve en est, l'unique tir français, n'a même pas trouvé le cadre. Si l'Espagne a été plus entreprenante, elle n'a finalement guère été beaucoup plus dangereuse, Pablo Sarabia ayant timidement inquiété Hugo Lloris (11e), tandis qu'une main de Jules Koundé dans sa surface n'a pas été sanctionnée d'un pénalty (32e). En somme, cette opposition de styles venait d'accoucher d'un spectacle nettement moins enthousiasmant que la demi-finale explosive entre la France et la Belgique (3-2). Seule réelle ombre au tableau, la sortie sur blessure musculaire du défenseur central Raphaël Varane, contraint de céder sa place à Dayot Upamecano juste avant la pause (42e)...

Après le sommeil... le réveil !  

À la mi-temps, Didier Deschamps ne s'y trompait pas : son équipe de France avait eu le mérite de résister au tempo dicté par son adversaire du soir, mais elle allait aussi devoir se lacher et mieux utiliser le cuir en seconde période pour espérer l'emporter. Ses onze soldats s'y sont attachés, et ce dès le retour des deux équipes sur le carré vert. Une évidente volonté de presser plus haut les Espagnols a ainsi été à souligner, sans vraiment porter ses fruits jusqu'à l'heure de jeu... Une véritable partie d'échecs.

Karim Benzema Spain vs France Nations League final 2021-22

Jusqu'au moment où tout a basculé. À la 64e, Théo Hernandez, déjà héroïque face aux Belges, a remis le couvert, mais sa tentative venant conclure une merveille d'action collective, s'est écrasée sur le barre transversale d'Unai Simon. Dans la foulée, une passe tranchante dans l'axe a permis à Mikel Oyarzabal de se défaire du marquage de Dayot Upamecano avant d'aller tromper Hugo Lloris sur sa gauche... Rageant. Mais les grands moments appellent à des grands exploits, et Karim Benzema l'a rappelé à tout son monde, délectant San Siro de son talent. Deux minutes après l'ouverture du score (66e), l'attaquant français a égalisé d'une frappe splendide terminant sa course dans la lucarne opposée. Un véritable chef d'oeuvre de la part du joueur du Real Madrid, pourtant très discret depuis le début de la rencontre. La marque des (très) grands. 

Quinze minutes plus tard, la France, encore incroyable de résilience, a refait le coup. Trouvé dans la profondeur par Théo Hernandez, Kylian Mbappé, initialement dans une position de hors-jeu annulée par la touche de balle d'un espagnol, n'a laissé aucune chance au portier adverse, glissant le ballon sous son ventre (81e). Comme contre la Belgique trois jours plus tôt, les Bleus venaient tout simplement de renverser leur adversaire du soir. Mais cette fois, la récompense a été XXL... à savoir la première Ligue des Nations remportée de notre Histoire. Si l'intérêt de cette compétition fait débat, on en revient à ce même adage : une finale, ça ne se joue pas, ca se gagne.