Rennes-Betis (3-3) : une ambiance des grands soirs et des regrets pour Rennes
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Dans un stade plein à craquer, le Stade Rennais s'est fait reprendre sur le fil par le Betis Séville (3-3) en 16e de finale aller de la Ligue Europa.

Rennes peut avoir des regrets. Pour son premier match en phase finale de Coupe d'Europe, le club breton n'a pu faire mieux qu'un match nul face au Betis Séville (3-3) au terme d'un match fou. Il ne fallait d'ailleurs pas arriver en retard. Car Rennes n'avait pas de temps à perdre. Et Hunou, aligné en pointe, a fait chavirer un stade plein à craquer (28 656 specateurs) dès le 2e minute en envoyant sous la barre un tir manqué de Zeffane (1-0, 2e).

L'entame de match rennaise a été si impressionnante que Ben Arfa aurait pu corser l'addition sans l'intervention de Robles, suppléé par la barre transversale (9e). Ce n'était finalement que partie remise dans la minute suivante quand le malheureux Javi Garcia a poussé le ballon dans son propre but sur une frappe de Sarr repoussée par Robles (2-0, 11e). Explosion dans tout le stade. Un délire, tout simplement, pour un public des grands soirs.

Le Betis Séville a quelque peu sorti la tête de l'eau, malgré la sortie sur blessure de Junior Firpo (31e). En déséquilibre face à Koubek, Lo Celso a ainsi réduit la marque (32e) avant que Lainez et Loren Moron n'obligent le portier tchèque à s'employer (40e, 42e). Décisif ! D'autant que juste avant la pause Sarr, sur un penalty généreux, a offert à Ben Arfa l'occasion de corser l'addition. Opportunité saisie par l'ancien Parisien qui a transormé son penalty d'un contre-pied (3-1, 45+2e).

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Le réveil sévillan, Sarr blessé

Le dernier éclair de Sarr, par ailleurs, qui a dû céder sa place peu de temps après la reprise, remplacé par Bourigeaud, longtemps incertain (49e). L'heure choisie par le Betis pour accélérer à nouveau. D'abord par Canales dont la frappe détournée par Koubek est venue frapper le poteau (51e) puis par Sidnei, qui n'a pas raté la mire de la tête sur un coup-franc millimétré de l'incontournable Joaquin (3-2, 62e).

Niang a eu l'occasion d'assurer la victoire rennaise, mais l'attaquant a buté sur Robles (60e). La dernière occasion chaude pour des Bretons surpris par Lainez, qui a profité de la passivité de la défense pour égaliser dans les derniers instants (3-3, 90e). Un but qui pourrait coûter cher au retour, à Séville. Un match que Rennes n'abordera pas dans le costume de favori. Comme avant ce match aller finalement. Mais avec l'obligation de marquer dans tous les cas.

Benjamin Quarez, au Roazhon Park.

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