Bétis Séville-Rennes 1-3, des Rennais héroïques signent l'exploit à Séville
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L'équipe de Julien Stéphan a réussi l'incroyable pari de faire tomer le Betis sur ses terres en 16es de finale de la C3. Une qualification historique.

1/16e de finale retour de la Ligue Europa
Betis Séville-Rennes : 1-3
Buts :
Lo Celso (41e); Bensebaini (22e), Hunou (30e), Niang (96e)

Le Stade Rennais sera bien présent en huitièmes de finale de la Ligue Europa. L'équipe bretonne est parvenue à écarter le Bétis de Séville de son chemin. Après le nul frustrant concédé à l'aller à domicile (3-3), les Rouge et Noir ont réussi un match quasi parfait dans l'enfer de Benito Villamarin ce jeudi. Ils ont pris des risques et fait preuve d'efficacité durant la première demi-heure, avant de reculer d'un cran et résister avec beaucoup de courage et pendant une heure durant aux assauts de leurs hôtes.

Une première demi-heure de rêve

Comme à l'aller, les Bretons ont donc signé un début de match réussi. Et cette fois, ils ont eu le mérite de ne pas tout gâcher après avoir pris un avantage de deux buts. A la 22e minute, Ramy Bensebaini a montré la voie à suivre aux siens en plaçant un puissant coup de casque sur un centre de Clément Grenier. Puis, ce fut au tour d'Adrien Hunou de faire trembler les filets andalous (30e). Comme il y a sept jours au Roazhon Park, le jeune milieu offensif ne s'est pas posé de question au moment de conclure, avec une reprise parfaite sur un centre-tir d'Ismaila Sarr.

Jouant sans complexe, Rennes a pris son adversaire à la gorge, et son avantage aurait même pu être encore plus conséquent à la demi-heure du jeu puisqu'un défenseur du Betis est passé tout près d'un csc sur un centre de Sarr (22e). Une occasion en or pour les visiteurs, et qui aurait pu peser lourd au coup de sifflet final.

La seconde période a paru bien longue aux Rennais. Ayant concédé un but de Giovani Lo Celso juste avant la pause (41e), Hatem Ben Arfa et ses partenaires étaient à la merci d'une réalisation adverse. A 2-2, tous leurs efforts se seraient évaporés. Mais, ils ont retenu les leçons de la première manche, en défendant avec beaucoup de solidarité et rigueur et un minimum d'erreurs.

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Et Niang tua tout suspense

Bien sûr, la lecture finale aurait été toute autre si Thomas Koubek n'avait pas repoussé du pied une tentative de Moron à la 50e. Ou si l'ancien Parisien Jesé s'était montré plus adroit sur les deux occasions qu'il a eues dans la surface (57e et 67e). Mais, il fallait bien une petite dose de réussite et de baraka pour réussir cet immense pari et signer la plus belle page de l'histoire du club sur la scène européenne.

Les dernières minutes de la partie auraient pu être irrespirables pour les Rouge et Noir, surtout après que Niang et Ben Arfa ont manqué une très belle opportunité d'assurer le KO sur un contre (86e). Mais, curieusement, la menace sévillane a été relative durant ces ultimes instants, si l'on excepte un tir trop mou de Canales (91e). Et au bout du bout du temps additionnel, sur un autre contre express, les Rennais ont réussi à sceller les débats par l'intermédiaire de Niang (96e). Un but comme une délivrance, et qui faisait définitivement taire la si redoutée enceinte andalouse.

 

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