Ronaldo, Sissoko, Stade de France : les 6 choses à retenir de la victoire portugaise face à la France
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La France n'aura pas réussi à gravir la dernière marche portugaise en s'inclinant dans la prolongation malgré une nette domination (0-1).

L'histoire était presque écrite. Comme l'Italie face à l'Espagne, l'Allemagne face à l'Italie, puis la France à l'Allemange, le Portugal a mis fin à ses années de disette face à la France dimanche en finale de l'Euro 2016 au Stade de France (1-0). Les Français avaient annoncé avant la rencontre que ce duel face au Portugal serait le plus dur qu'ils aient à disputer durant le tournoi. D'une part car c'était une finale et d'autre part car le jeu des joueurs de Fernando Santos arrivent à canaliser les qualités offensives françaises. Ils avaient raison.

Les Bleus n'ont pas été capables de prendre le dessus sur leurs adversaires après 90 minutes. Pourtant, les hommes de Didier Deschamps ont eu les occasions et la maitrise du ballon pour faire la différence. Mais un grand Rui Patricio tout d'abord puis le poteau sur une frappe de Gignac (90e) ont amené les locaux à la prolongation. Durant laquelle Raphael Guerreiro a également touché le montant sur coup franc (108e). Juste avant qu'Eder ne crucifie le pays hôte d'une frappe lointaine (109e). Leur seule frappe cadrée du match. 

Dans un Stade de France où les supporters portugais se sont montrés les plus bruyants, la Seleção a vécu sa troisième prolongation du tournoi en quatre matches à élimination. Mais pas une deuxième séance de tirs au but. Malgré la sortie de Cristiano Ronaldo après 25 minutes, le Portugal a glané le premier trophée de son histoire en battant le pays hôte. Desillusion que la nation avait vécu en 2004 lorsque la Grèce s'était imposée. 

Ce que vous n’avez peut-être pas vu : une volonté française de passer par l'axe

Contrairement aux dernières rencontres, les Français ont souvent tenté de faire la différence dimanche en passant dans l'axe. Que ce soit Moussa Sissoko mais surtout Dimitri Payet, les attaques des Bleus sont rarement passées par un côté. Du coup, le rôle d'Olivier Giroud a été un peu ingrat dans la mesure où ce dernier n'a pas pu utiliser son jeu de tête pour remiser sur Antoine Griezmann. Toutes les occasions des Tricolores sont ainsi arrivées après des combinaisons dans de petits perimètres (7e, 10e, 34e, 57e).

Les latéraux, Bacary Sagna et Patrice Evra ont souvent hésité à monter pour apporter le surnombre. Une preuve que l'équipe de France craignait la faculté des Portugais à se projeter vers l'avant très rapidement à la récupération du ballon. Car au contraire des Bleus, les coéquipiers de Nani ont utilisé les ailes comme une arme majeure, avec notamment un Raphael Guerreiro très porté vers l'avant. La sortie de Dimitri Payet, remplacé par Kingsley Coman peu avant l'heure de jeu s'est inscrit dans ce sens. Le joueur du Bayern Munich devait apporter plus de percussion sur le côté droit, jugé comme le plus faible de la Seleção. L'équipe de France s'est mis à mieux utiliser la largeur du terrain. La plus belle occasion est alors intervenue sur un centre de l'ancien parisien pour Antoine Griezmann qui, de la tête, n'a pas trouvé le cadre (64e).

Le joueur : Moussa Sissoko 

On attendait Cristiano Ronaldo, Antoine Griezmann, Paul Pogba ou Dimitri Payet. On a eu le droit à Moussa Sissoko. Depuis sa titularisation face à la Suisse lors du troisième match de poule, le joueur de Newcastle - qui ne le sera plus en septembre prochain - brille avec l'équipe de France. Dimanche, c'est lui qui a améné de la vitesse lors de chacun de ses prises de balles. Par des percées tranchantes, le milieu de terrain s'est mis en évidence à plusieurs reprises devant le but (22e, 34e) sans que Rui Patricio ne cède. Les Bleus en avaient bien besoin alors que le bloc portugais a été très compact. 

Défensivement, Moussa Sissoko a également fait beaucoup d'efforts pour venir bloquer son couloir. Lui-même le concèdant en conférence de presse, son rôle premier est de venir contenir les attaquants adverses et couvrir les montées de Blaise Matuidi et Paul Pogba. Raphael Guerreiro a ainsi eu beaucoup de mal à s'exprimer. Le défenseur de Lorient a souvent cédé face à la puissance de son vis-à-vis. Son intervention sur Renato Sanches en un contre un (73e) est symbolique de la forme physique d'un joueur dont personne n'aurait parié sur sa présence en finale de l'Euro avant le début de la compétition.

Et si la blessure de Cristiano Ronaldo était plus sérieuse qu'elle n'y parait ? 

25 minutes sur le terrain et 8 ballons joués : c'est le bilan de Cristiano Ronaldo lors de cette finale face à la France. Blessé au genou gauche après un choc avec Dimitri Payet, le Portugais a tenté par deux fois de revenir sur le terrain après s'être fait soigner par les médecins de la Seleção. Mais rien à faire. C'est en larmes que la star à quitter la pelouse du Stade de France. Sur les images, on peut voir son genou gauche tourner au moment de l'impact. Pas vraiment bon signe pour la saison qui l'attend avec le Real Madrid. Le joueur marchait cependant après le match, un bon signe.

La statistique à retenir : 10

La France avait remporté ses 10 derniers matches contre le Portugal, c'était sa meilleure série contre une nation après ses 13 succès de rang contre le Luxembourg

Le plus : Le Stade de France dans l'histoire du football mondial 

Après avoir accueilli la finale de la Coupe du monde 1998, puis celles de Ligue des champions en 2000 et 2006, le Stade de France a réunion la France et le Portugal pour l'ultime rendez-vous de l'Euro 2016. Une grosse histoire pour un stade qui n'a que 18 ans d'existence. Aucune autre enceinte ne peut se targuer d'un tel palmarés dans le monde en si peu de temps.

Le top 5 : Rui Patricio a maintenu le Portugal en vie 

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Loïc Tanzi, au Stade de France

Les journalistes de Goal sont équipés avec le Samsung Galaxy S7 et Gear 360

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