Nice-PSG 0-3 - En domptant Nice, le PSG poursuit son sans faute et s'offre un record
Nice PSG
Le PSG a égalé un record du siècle dernier en signant sa huitième victoire en autant de matches, à Nice (0-3). Neymar a signé un doublé.

Il y a beaucoup de choses à dire et à redire sur le début de l'ère Tuchel. Jusqu'à cette semaine, l'impact de la personnalité de l'Allemand était davantage visible sur la vie de groupe que dans le jeu des Parisiens. Mais depuis deux matches, sa griffe est de plus en plus palpable sur le terrain. En cet après-midi d'automne, Neymar et sa bande ont encore pu le montrer pour signer un huitième succès de rang en championnat - un record détenu par l'Olympique Lillois depuis 1936. C'est très fort.

Prémices d'un nouvel état d'esprit dans le jeu

Mercredi, contre Reims, les Parisiens avaient montré leur volonté de jouer très rapidement dans les transmissions. Ce samedi, toute l'équipe - artistes compris - a ajouté une volonté constante de récupérer le ballon très haut. Ce pressing, allié à l'intensité mise au départ par les Niçois, a engendré une rencontre très agréable à suivre. Malgré ses habitudes, Patrick Vieira avait positionné son bloc un peu plus bas, sans Balotelli au coup d'envoi, mais avec la volonté de se projeter en nombre à la récupération. Un plan de jeu qui a permis aux Aiglons de se procurer plusieurs situations intéressantes, à l'image d'une belle frappe enroulée du jeune Maolida, sans complexe (6e).

Mais c'est bien le PSG qui a imposé sa domination dans tous les compartiments du jeu. Que l'on se rassure pour le plaisir des yeux, Kylian Mbappé, de retour dans le feuilleton de la Ligue 1, est toujours en jambes. Le champion du monde avait fait passer un premier frisson sur une accélération à la 5ème minute. Il fut ensuite impliqué avec Moussa Diaby dans la construction d'une action conclue par une reprise de Di Maria sur le poteau (15e). Dans une période où l'étau s'était resserré pour les Niçois, c'est Neymar, dont le placement hybride est très difficile à lire pour l'adversaire, qui a débloqué la situation d'un tir chirurgical dans le petit filet (0-1, 22e). 

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Neymar Nice PSG

Le numéro 10 du PSG a lui aussi montré tous les aspects de son nouveau rôle, avec une vraie volonté de faire jouer les autres. Et la bonne nouvelle, c'est que son éloignement du but ne réduira pas forcément ses chiffres. C'est lui, encore, qui a plongé comme un renard pour être à la réception d'un centre limpide de Kylian Mbappé, mais son but a été refusé après utilisation du VAR pour une légère position de hors-jeu du Français (44e). Bref, Nice était encore en vie à la mi-temps, mais Paris a éteint le suspense dès la reprise. Mbappé, lancé en profondeur, a résisté à la charge d'un défenseur avant de se jouer de Benitez, puis d'un autre garde du corps. Son tir a été sauvé par le portier de Nice, qui a repoussé sur Nkunku, opportuniste pour marquer dans le but vide (0-2, 46e). 

L'addition aurait pu être plus salée

Le PSG s'est attelé à réciter ses gammes en variant les armes. Toujours aussi constante dans son pressing, l'équipe de Tuchel a montré sa faculté à mettre son adversaire hors de position sur du jeu placé, comme quand Benitez a fait un miracle sur une tête "Cavanesque" de Neymar en fin de match (88e). Mais aussi en s'offrant quelques occasions sur des actions beaucoup plus directes, à l'image de Kylian Mbappé, encore, qui a oublié deux coéquipiers seuls au centre après une accélération foudroyante (55e), ou qui a vu sa deuxième passe décisive du jour - cette fois-ci pour le supersub Choupo-Moting - s'annuler pour une nouvelle position illicite (79e). Sur coups de pied arrêtés, enfin, Thiago Silva a trouvé le poteau en reprenant un corner botté par Neymar (65e). Côté Niçois, le plan, qui s'était effrité depuis un moment, est définitivement tombé à l'eau après l'expulsion de Cyprien à l'heure de jeu (59e). Et puis comme Paris ne s'arrête jamais à deux buts cette saison, Neymar a clos le festival sur un contre amorcé par Mbappé - enfin récompensé (0-3, 90e+1). Toujours seul dans son monde, le PSG avance.