Monaco-Lyon (3-2) - Les 5 buts habituels, l'exclusion de Keita et Rony Lopes en héros : les 3 choses à retenir de la victoire monégasque
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En infériorité numérique pendant 45 minutes, Monaco a arraché un succès qui lui permet de grimper sur le podium (3-2). Et fait les affaires de l'OM.

Les deux dernières rencontres entre l'AS Monaco et l'Olympique lyonnais avaient accouché de scénari à rebondissements et de 5 buts chacun. La dernière édition de la saison entre les deux équipes s'est inscrit dans la lignée du cru 2017/2018 avec un score cette fois inversé en faveur de l'ASM. Par deux fois battus 3-2, les champions en titre se sont cette fois imposé grâce à un but de Rony Lopes au terme d'un match disputé à 10 contre 11 pendant toute la seconde période. L'AS Monaco remonte sur le podium, à une longueur de l'OM et un petit point devant son adversaire du soir. 

Le descriptif des buts 

Alors que Lyon n'avait pas vraiment pris le match par le bon bout, c'est Mariano Diaz qui en a changé le cours. Aux 25 mètres, l'attaquant rhodanien a armé une frappe déviée par Tielemans pour tromper Subasic et ouvrir le score (0-1, 13e). Parfaitement lancé sur le côté gauche par Memphis Depay, Ferland Mendy a adressé un centre parfait pour Betrand Traoré qui a doublé la mise en reprenant devant Sy après s'être débarassé de Jemerson (0-2, 28e). La demi-heure de jeu a sonné la révolte de Monaco, jusqu'à présent incapable de mener ses actions jusque dans les 30 derniers mètres. Parti seul sur le côté droit, Baldé Keita a résisté à la charge de Tanguy Ndombélé avant de déclencher une superbe frappe croisée dans le petit filet opposé de Lopes (1-2, 32e). Quelques minutes plus tard c'est Falcao, sur penalty, qui a égalisé en deux temps après une faute de Mendy sur Glik dans la surface (2-2, 36e). En toute fin de rencontre, Rony Lopes, lancé à toute vitesse dans la surface suite à une déviation subtile de Jovetic, a propulsé une frappe croisée en demi-volée pour donner la victoire à Monaco. 

Le fait de jeu : Subasic, le hic et la blessure

Danijel Subasic n'est pas vraiment le portier que la formidable saison dernière avait su sublimer. Pas impérial sur sa ligne depuis le début de l'exercice, le gardien monégasque n'a pas su sortir la frappe déviée de Mariano sur l'ouverture du score. En dépit d'une trajectoire modifiée par Tielemans, Subasic a éprouvé trop de difficultés à reprendre ses appuis pour couvrir son poteau droit alors que la balle n'allait pourtant pas bien vite. S'il n'est pas totalement responsable, le Croate n'est clairement plus aussi décisif. Blessé sur l'intervention, il a laissé sa place à Sy avant le quart d'heure de jeu. 

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Un joueur dans le match : Baldé Keita, la révolté et l'exclusion

Le joueur qui a changé la face du champion monégasque n'est resté qu'une mi-temps sur la pelouse du stade Louis II. Aphatique dans la construction de ses actions et trop souvent amené à sauter les lignes à l'aide de longs ballons, les hommes de Leonardo Jardim s'en sont remis à un éclair de Baldé Keita. Aligné sur le côté droit, l'international sénégalais, qui multipliait les courses, a signé une action personnelle de toute beauté pour réduire la marque et remettre les siens à l'endroit. Sur l'aile, l'ancien de la Lazio a percuté tout en résistant à la charge de Tanguy Ndombélé. Au sortir de son duel, l'attaquant a armé une frappe croisée puissante pour tromper Lopes à l'aide du poteau. Mais son superbe but n'aura pas été le seul fait marquant de son match. Averti une première fois pour une réaction d'agacement suite à une faute sifflée contre lui, Baldé Keita a récolté un deuxième carton jaune pour un tacle totalement mal maîtrisé sur Ferland Mendy dans une phase de conservation pourtant anodine le long de la ligne de touche. 

Julien Quelen, au Stade Louis II. 

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