Juventus-Real Madrid (1-4) Ronaldo et le Real gardent leur couronne
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Le Real a convervé son titre européen. En finale, les Merengue ont pris le meilleur sur la Juve avec Ronaldo dans le rôle du héros principal.

Finale de la Ligue des Champions
Juventus-Real Madrid : 1-4
Buts :
Mandzukic (27e);  C. Ronaldo (20e, 64e), Casemiro (61e), Asensio (90e)

Cette finale-là, le Real Madrid n’est pas prêt de l’oublier. Alors que son duel face à la Juve s’annonçait âpre et difficile, l’équipe madrilène a réussi une seconde mi-temps de haute volée pour finir par glaner son 12e titre européen avec beaucoup de mérite. On mettra du temps à expliquer l’apathie de la Juventus sur la seconde période, une absence qui a complètement ruiné ses espoirs. Au final, le Real s’est imposé avec brio, talent et force un peu comme l’a fait le grand Milan AC face à Barcelone (4-0) en 1994. Le Milan AC qui a été le dernier club à conserver son titre en C1 (1989, 1990), le Real l’a donc imité et personne ne pourra contester sa suprématie. Zidane a, lui, obtenu en un an et demi ce que beaucoup de grands entraineurs n’ont jamais pu avoir durant toute une carrière (2 titres de C1), alors que Cristiano Ronaldo avec son doublé a survolé son duel face à Buffon dans la course du Ballon d’Or. Une soirée parfaite pour les Madrilènes.

Impérial comme en quarts et en demies, Ronaldo guide le Real vers la gloire

La Juve n’a tenu qu’une mi-temps

Pourtant, le Real n’avait pas réussi à montrer grand-chose en première mi-temps et Buffon s’est sans doute senti un peu frustré après avoir encaissé le but de Cristiano Ronaldo (20e, 0-1). C’était la seule occasion notable des merengue avant la pause, et elle a été parfaitement exécutée puis conclue par une passe en retrait de Carvajal pour l’attaquant Portugais, qui a parfaitement croisé son tir. Les Madrilènes ont ouvert le score sur le seul temps fort du premier acte car pour le reste la Juventus semblait bien supérieure, du moins dans les intentions offensives face à un adversaire encore en rodage.

Deux tentatives cadrées de Higuain en début de rencontre, une de la tête (3e), l’autre du pied droit (4e) ont rapidement rassuré les tifosi turinois sur la capacité de champion d’Italie à dicter son jeu offensif. Le système prôné par Allgeri qui laisse deux latéraux très actifs sur les offensives gênait énormément le bloc madrilène, notamment du côté d’Alex Sandro. Pjanic et Dybala ont souvent réussi à trouver un angle de tir alors que Mandzukic montait souvent à hauteur de Higuain en attaque. C’est d’ailleurs l’international croate qui est parvenu à égaliser, sur un geste technique parfaitement réussi, une demi-volée dos au but dans la surface consécutive à une remise de Higuain (27e, 1-1). Une réalisation magnifique et méritée qui donnait encore plus d’embellie à une première mi-temps très intense et digne d’une finale européenne.

Un Real impérial

Mais le Real s’est bien ressaisi après la pause, boosté sans doute par les mots de Zidane, ses leaders comme Modric, Cristiano et Isco se sont transformés. Avec un meilleur quadrillage du terrain de ses joueurs, plus de vitesse dans le jeu et de volonté, les Madrilènes sont redevenus les maîtres de jeu. Ils ont complètement asphyxié les Turinois après l’entame de seconde période en imposant un pressing haut et constant. Tour à tour Modric (54e), Marcelo (56e), Cristiano Ronaldo (58e) puis Isco (59e) sont passés tout près du second but. Le menace rôdait et le Real n’allait pas s’éterniser avec les tentatives manquées. Casemiro sur une frappe de trente mètres, puissante et tendue donnait une seconde fois l’avantage aux siens (61e, 1-2), avant que Cristiano Ronaldo ne met fin aux dernières illusions turinoises (64e, 1-3) en reprenant idéalement un centre en retrait de Modric dans la surface.

Le Real entre dans l'histoire

Tous les socios merengue pouvaient exulter devant cette belle démonstration de Real en seconde période conclue par un énième but d’Asensio dans les arrêts de jeu (90e). Pour les Transalpins on ne pouvait que rester sans voix devant ce constat amer que cette Juventus ballottée et balayée n’arrivait plus à faire le poids. Les Turinois fatigués et sans idées multipliaient les fautes dans l’entrejeu et ont même fini le match à dix après deux cartons jaunes de Cuadrado, entré dans la dernière demi-heure. Hormis une tête décroisée d’Alex Sandro (82e) ils n’ont jamais pu esquisser la moindre révolte devant un Real solide et impérial. Sans la vigilance de Bonucci, la Juve aurait même pu encaisser le quatrième but plus tôt sur un centre de Cristiano pour Bale dans la surface (81e). Contrairement à la finale de Berlin, il y a deux ans face à Barcelone où la Juve s’est alors inclinée par trois buts à un. L’équipe d’Allegri n’aura cette fois pas beaucoup de regrets face à un adversaire plus fort et surtout plus constant sur l’ensemble du match. Cinquième défaite de suite sur les cinq dernières finales européennes, une stat qui confirme l’étiquette de finaliste malheureux pour la Juve.

 

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