France-Islande 2-2, Mbappé évite un fâcheux revers aux Bleus
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La France a essuyé un accroc inattendu face à l'Islande. Et sans l'entrée réussie de Mbappé vers la fin, le résultat aurait pu être plus humiliant.

Après être montés sur le toit du monde et avoir connu la gloire, les Bleus et tous leurs supporters savaient que viendra le jour où l'état de grâce sera terminé, et qu'une contre-performance viendra les freiner et les ramener sur terre. Ce jour-là est bien arrivé, mais beaucoup plus tôt que prévu et face à un adversaire qui n'avait pourtant rien d'un bourreau sur le papier. Au Stade Roudourou de Guingamp, les hommes de Didier Deschamps ont été malmenés par l'Islande. Ils allaient perdre et il n'y aurait pas eu scandale mais Kylian Mbappé, sorti du banc, a réussi à éviter aux siens l'humiliation d'une défaite en provoquant deux buts en l'espace de trois minutes.

Dès les premières minutes de la partie, il apparaissait évident que les Tricolores n'étaient pas dans leur meilleur jour. Est-ce le manque de motivation qui a nui à leur rendement, les quelques absences dans l'équipe-type ou encore le doux air breton ? Quoi qu'il en soit, rien ne justifie pleinement la pale copie qui était offerte par Griezmann et ses partenaires. Une partition à des années lumières de ce qu'ils avaient pour habitude de proposer et ce n'est pas les six tirs cadrés effectués en 90 minutes qui feront croire le contraire. Runarsson, le titulaire du jour dans la cage islandaise, a même attendu la 35e minute pour effectuer son premier vrai arrêt (devant Dembélé), et par la suite seuls N'Zonzi (44e) et Griezmann (55e) sont parvenus à le solliciter.

Lloris a maintenu les Bleus dans le match

En plus d'être inefficients devant, les Bleus se sont aussi montrés incroyablement friables derrière. Jouant avec très peu d'intensité et beaucoup de lenteur, ils étaient à chaque fois en retard sur les porteurs de ballon nordiques. Et ces derniers, en dépit de leurs maigres CV en comparaison de leurs adversaires du jour, n'avaient dès lors même pas besoin de forcer pour se montrer dangereux. Après une première occasion de Gudmundsson à la 25e minute, Bjarnason décochait un tir à ras de terre à l'entrée de la surface (30e). Ayant eu tout le temps nécessaire pour ajuster sa reprise, il a mis le cuir hors de portée d'Hugo Lloris.

Le gardien français était battu sur le coup, mais il sera difficile de lui reprocher quoi que ce soit. Sur cette action ou le reste de son match. Sans lui, l'addition aurait été nettement plus lourde pour les Tricolores. Le portier des Spurs a effectué un triplé à la 38e devant successivement Sigurdsson, Bjarnason et Finnbogason. En seconde mi-temps, il s'est encore déployé pour éloigner les tentatives de Sigurdsson (64e) et Traustason (66e). Pour une équipe championne du monde, cela fait inévitablement tâche de s'en remettre autant à ce portier. 

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A la 58e minute, l'Islande ajoutait un second but. Kari Arnason est venu offrir le break aux siens en plaçant une remarquable tête décroisée à la réception d'un corner. Avec l'aide de la transversale, et alors que Lloris est resté pour la première fois spectateur, le cuir a fini au fond. À ce moment-là, peu de monde croyait en un come-back des Français et la logique aurait voulu que ces derniers s'inclinent et mesurent les dégâts de leur performance catastrophique. Mais, la faim d'un gamin de 19 ans, ainsi qu'un peu de réussite leur ont offert un nul inésperé.

Au plus mal, et à court à la fois d'idées et de fraicheur, les Français n'avaient alors qu'un seul espoir ; que les hommes de banc provoquent un sursaut. C'est ce qui est arrivé avec la brillante entrée en jeu de Kylian Mbappé. Deux mois après avoir tout renversé sur cette même pelouse en championnat, l'attaquant du PSG a de nouveau fait parler la poudre. A la 86e minute, et à la suite d'un numéro individuel dans la surface, il poussait le gardien adverse à la faute, avec un tir trop puissant pour être détourné dans la bonne direction. Puis à la 89e minute, avec le sang-froid d'un vieux briscard, il transformait le pénalty de l'égalisation suite à une main islandaise dans la surface. Grâce à leur jeune virtuose, les Bleus échappaient ainsi de justesse à une alarmante défaite. C'est le point positif, et c'est bien le seul qu'il y a à tirer de cette rencontre les concernant. 

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